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Egypt

Des deux, il y en a forcément un qui ment. Tout au long du lundi 25 juin, l'agence iranienne Fars a fait les gros titres de l'actualité mondiale avec une interview du président égyptien fraîchement élu, Mohamed Morsi, dans laquelle il dit souhaiter se rapprocher de Téhéran afin de "créer un équilibre stratégique régional" avec Israël. Il ajoute que l'Egypte va "réviser les accords [de paix] de Camp David", signés en 1979. Dans l'entretien, il se distancie également de l'Arabie saoudite, le grand rival régional de l'Iran.

Consternation à Tel-Aviv, qui en était resté à la première allocution présidentielle de dimanche soir, dans laquelle M. Morsi avait promis de respecter les accords et traités internationaux signés par l'Egypte, sans mentionner explicitement celui concernant Israël. Il n'aura donc pas fallu plus d'une journée après l'élection d'un Frère musulman à la tête du pays le plus peuplé du monde arabe pour faire la preuve de sa duplicité... M. Morsi tiendrait deux discours : l'un, rassurant, à destination des Occidentaux ; et un autre destiné à la République islamique, en conflit ouvert avec l'Egypte depuis la chute du chah, qui avait été accueilli auCaire – où il est enterré – après sa chute.

Nouveau coup de théâtre lundi soir : un porte-parole de la présidence égyptienne dément tout entretien accordé à Fars. Qui croire? L'affaire est d'autant plus troublante que le démenti provient de la présidence égyptienne et non pas de M. Morsi. En Iran, les choses ne sont pas plus claires : l'agence de presse officielle IRNA se livre à un réquisitoire virulent contre sa consœur semi-officielle de Fars qui "ne respecte pas les principes professionnels et ne tient pas compte de la mission des médias à publier de vraies informations". IRNA va jusqu'à accuser Fars de se livrer à "des actes qui peuvent susciter des malentendus, mettant en danger la sécurité du pays".

FARS DÉMENTIE DE TOUS LES CÔTÉS

De fait, l'agence Fars, dirigée et financée par les gardiens de la révolution, la garde prétorienne de la République islamique, n'en est pas à son premier scoop bidon. Le 18 juin, elle avait annoncé des manœuvres militaires conjointes russes, chinoises et iraniennes en Syrie. Démentie de tous les côtés, Fars s'était contentée de publier les dénégations du ministre de la défense russe, d'un conseiller de Bachar Al-Assad et du chef de la diplomatie chinoise, sans préciser qu'elle était à l'origine de cette fausse nouvelle.

Mardi 26 juin, à la suite du tollé provoqué par le démenti égyptien, Fars maintient sa version, se félicite de la reprise mondiale de son scoop et met en ligne le texte intégral de l'interview ainsi qu'un lien audio de ce qu'elle affirme être l'enregistrement de l'entretien. L'écoute de l'enregistrement mis en ligne par Fars laisse très sceptique. La voix de l'homme présenté comme M. Morsi, qui s'exprime en dialecte égyptien, ne ressemble pas du tout à celle du président élu, ni son registre de langage, même si les propos sont proches – à de grosses nuances près – de déclarations passées. Il semble que l'agence Fars, qui porte bien son nom, applique à sa manière un vieil adage journalistique : un faux scoop plus un démenti égale deux informations.

Christophe Ayad avec Assal Reza source

 

 

 

Le président égyptien va poursuivre l'agence de nouvelles iranienne en justice

 

 

27/06/2012 Le président égyptien Mohamed Morsi envisage de poursuivre l'agences de nouvelles iranien Fars en justice qui a publié les déclarations qu'il n'a jamais fait, indique ce mercredi l'agence égyptienne MENA.

Comme cela a été signalé plus tôt cette semaine, l'agence Fars a publié une nouvelle qui affirmait que Morsi aurait tenté réexaminer l'accord de paix avec Israël et s'est prononcé pour le renforcement des relations entre son pays et l'Iran.
Cependant, plus tard, les autorités égyptiennes ont assuré que le président ne donnait pas une interview à l'agence de nouvelles iranienne.

source

 

 

Le président d'Egypte veut réviser les accords de paix avec Israël

Le président élu d'Egypte Mohamed Morsi a déclaré son intention de réviser les accords de paix avec Israël de Camp David. « Notre politique à l'égard d'Israël sera basée sur l'égalité, a déclaré Mohamed Morsi à l'agence iranienne Fars. Nous discuterons aussi du droit des Palestiniens ».

Il a ajouté qu'il ne prendrait aucune décision seul et que tous les changements seraient faits par les organes gouvernementaux. Le nouveau dirigeant égyptien s'est prononcé pour le renforcement des rapports avec l'Iran ce qui devait, selon lui, créer un équilibre stratégique dans la région. /G. source

 

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Morsi prône un renforcement des relations Iran-Egypte

Le nouveau président égyptien, l'islamiste Mohamed Morsi, a prôné un renforcement des relations entre l'Iran et l'Égypte, rompues depuis plus de 30 ans, en affirmant qu'il allait créer un nouvel "équilibre stratégique" régional, dans une interview à l'agence iranienne Fars.

Le renforcement des relations entre l'Iran et l'Égypte "créera un équilibre stratégique régional et fait partie de mon programme", a déclaré M. Morsi dans une interview dimanche à Fars, quelques heures avant l'annonce officielle de sa victoire à l'élection présidentielle.

L'Iran a salué la victoire de M. Morsi, devenu premier président élu de l'Égypte depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011.

"La République islamique d'Iran félicite le peuple égyptien pour sa victoire dans cette élection et la présidence du Dr Mohamed Morsi, et rend hommage aux martyrs du pays", a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé par les médias officiels.

Téhéran a rompu ses relations diplomatiques avec Le Caire en 1980, après la révolution islamique, pour protester contre la conclusion en 1979 d'un accord de paix entre l'Égypte et Israël.

Hosni Moubarak se méfiait beaucoup de Téhéran, qu'il considérait comme un élément déstabilisateur au Moyen-Orient. Depuis le chute de l'ancien rais, l'Égypte et l'Iran sont engagés dans des efforts de rapprochement et ont promis d'oeuvrer à une normalisation diplomatique.

L'Iran a soutenu les mouvements de révolte populaire du Printemps arabe, à l'exception de celui en cours en Syrie, son allié traditionnel, mais a régulièrement dénoncé les ingérences des Etats-Unis et des Occidentaux, en particulier en Libye mais aussi à Bahreïn.source

Lire aussi :

 

Egypte: Mohammed Morsi élu président

 

 

  Qui est Mohamed Morsi, nouveau président égyptien?

 

 

Le candidat des Frères musulmans égyptien Mohamed Morsi a été élu président, a confirmé la commission électorale ce dimanche après-midi. 

L'Egypte a un chef d'Etat. Le Frère musulman Mohamed Morsi a été déclaré vainqueur de la présidentielle égyptienne, ce dimanche par le président de la commission électorale, Farouk Soltan.  

Qu'a dit la commission?

Mohammed Morsi a obtenu plus de 13 millions de voix contre plus de douze millions à son rival Ahmad Chafiq, ancien Premier ministre de Hosni Moubarak. 

Selon la commission électorale, le taux de participation au second tour de cette présidentielle, les 16 et 17 juin, s'est élevé à 51%.  

La participation lors du premier tour, les 23 et 24 mai, de cette première élection présidentielle depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, avait été de 46%. 

Comment ont réagi les Egyptiens?

Cette annonce a provoqué une explosion de joie place Tahrir. Les manifestants réunis sur cette place, épicentre de la révolte qui a chassé du pouvoir Hosni Moubarak début 2011, scandaient "Dieu est le plus grand" en brandissant des drapeaux et des portraits du candidat islamiste.  

 

Qu'a dit la commission?

Mohammed Morsi a obtenu plus de 13 millions de voix contre plus de douze millions à son rival Ahmad Chafiq, ancien Premier ministre de Hosni Moubarak. 

Selon la commission électorale, le taux de participation au second tour de cette présidentielle, les 16 et 17 juin, s'est élevé à 51%.  

Le nombre de votants s'est élevé à 26,4 millions sur 50,9 millions d'inscrits.  

La participation lors du premier tour, les 23 et 24 mai, de cette première élection présidentielle depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, avait été de 46%. 

Comment ont réagi les Egyptiens?

Un homme, plcace Tahrir au Caire, vient d'apprendre la victoire de Mohammed Morsi à l'élection présidentielle égyptienne.

Un homme, plcace Tahrir au Caire, vient d'apprendre la victoire de Mohammed Morsi à l'élection présidentielle égyptienne.

https://twitter.com/DrOmarAshour/

Cette annonce a provoqué une explosion de joie place Tahrir. Les manifestants réunis sur cette place, épicentre de la révolte qui a chassé du pouvoir Hosni Moubarak début 2011, scandaient "Dieu est le plus grand" en brandissant des drapeaux et des portraits du candidat islamiste et scandaient: "A bas le pouvoir militaire". 

Le chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), l'instance qui dirige le pays depuis la chute de Mosni Moubarak, a adressé ses félicitations au nouveau président, a rapporté la télévision d'Etat.  

A l'annonce des résultats, la déception était vive au sein du camp Chafiq, qui n'avait cessé de proclamer sa victoire sur la base de résultats provisoires au cours des derniers jours. Le responsable de communication de la campagne de Chafiq, Ahmad Baraka a refusé de commenter cette défaite.  

Et leurs voisins?

Des cris de joie, accompagnés de rafales d'armes automatiques en l'air, ont également éclaté dans la ville palestinienne de Gaza où le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir, est un allié des Frères musulmans.  

Un haut responsable du Hamas a déclaré à l'AFP que la victoire de Morsi était "un moment historique" pour la région. "C'est une nouvelle ère qui s'ouvre en Egypte. Il s'agit d'un revers pour le programme de normalisation et la coopération sécuritaire avec l'ennemi (israélien), a encore estimé Mahmoud Zahar.  

Que va-t-il se passer maintenant?

Fort d'une légitimité populaire, le futur président disposera toutefois d'une marge de manoeuvre très réduite face au Conseil militaire aux commandes du pays.  

L'armée a en effet récupéré le pouvoir législatif après la dissolution mi-juin de l'Assemblée, contrôlée par les islamistes, suite à un jugement déclarant illégal le mode de scrutin. L'armée a promis de remettre avant le 30 juin le pouvoir exécutif au nouveau chef de l'Etat issu de l'élection présidentielle.  

source

 

 

Qui est Mohamed Morsi, nouveau président égyptien?

ngénieur diplômé d'une université américaine, Mohamed Morsi, 60 ans, a consacré le plus clair de son activité aux Frères musulmans. Il vient d'être déclaré vainqueur de la présidentielle égyptienne. Portrait. 

C'est le nouveau maître de l'Egype. Le Frère musulman Mohamed Morsi a été déclaré vainqueur de la première présidentielle en Egypte. Depuis la chute d'Hosni Moubarak, le candidat a cherché durant sa campagne à gommer son image d'apparatchik islamiste pour se poser en champion du changement et du rassemblement au delà de sa confrérie.  

Promesses de préserver les acquis de la "révolution", de garantir les droits de la minorité chrétienne et de ne pas forcer les femmes à porter le voile... Mohammed Morsi a multiplié les assurances pour séduire au-delà des islamistes.  

Il s'est engagé dans une récente allocution à travailler "main dans la main avec les Egyptiens pour un avenir meilleur, pour la liberté, la démocratie et la paix". Il a aussi promis de "servir tous les Egyptiens" quelle que soit leur obédience politique ou religieuse.  

La "roue de secours"

Ingénieur diplômé d'une université américaine, Mohamed Morsi, 60 ans, avait été surnommé la "roue de secours" car il avait remplacé au pied levé le premier choix de la confrérie, Khaïrat al-Chater, dont la candidature a été invalidée en raison d'une condamnation dont il a été l'objet du temps du président Moubarak.  

Peu charismatique, il pose en costume bleu avec un regard timide sur ses affiches qui le montrent au côté d'Egyptiens, dont une femme en niqab (voile intégral), une autre portant le foulard et une non-voilée, ou encore un pope copte.  

Sur la défensive lors de ses premières apparitions publiques, il n'avait, aux yeux de nombreux experts, pas le profil d'un favori. Mais au fil de la campagne, il a pris de l'assurance et du mordant, bénéficiant en outre de l'immense réseau militant des Frères musulmans.  

"Seul candidat avec un programme islamique"

Au fil de la campagne, Mohammed Morsi a pris de l'assurance et du mordant.

Au fil de la campagne, Mohammed Morsi a pris de l'assurance et du mordant.

afp.com/Mohammed Abed

Depuis des décennies, les Frères musulmans sont très actifs au plan social et caritatif, ainsi que dans les syndicats professionnels. Et la chute du régime Moubarak leur a permis de sortir de la semi-clandestinité politique.  

"Nous avons contré (la campagne négative) des médias en rencontrant personnellement les gens", a expliqué à l'AFP Essam al-Eriane, vice-président de la vitrine politique des Frères, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ).  

Le PLJ, dirigé par Mohammed Morsi, a raflé près de la moitié des sièges de députés lors des législatives cet hiver. Le scrutin a toutefois été invalidé mi-juin par la Cour constitutionnelle au motif d'irrégularités dans la loi électorale.  

Mohammed Morsi s'est présenté comme le "seul candidat avec un programme islamiste", partisan d'un "projet de renaissance" fondé sur les principes de l'islam. Il souhaite des relations "plus équilibrées" avec Washington et menace de revoir le traité de paix avec Israël si les Etats-Unis bloquent leur aide à l'Egypte.  

Un destin lié à celui des Frères musulmans

Né dans le gouvernorat de Charqiya, dans le delta du Nil, Mohammed Morsi est diplômé d'ingéniérie de l'Université du Caire en 1975 et il a obtenu en 1982 un doctorat de l'Université de Caroline du Sud, aux Etats-Unis. Il est marié et père de cinq enfants.  

Militant du Comité de résistance au sionisme, un groupe anti-israélien, il a consacré le plus clair de son activité aux Frères musulmans. Il a été élu député en 2000 puis réélu en 2005, avant d'être emprisonné pendant sept mois pour avoir participé à une manifestation de soutien à des magistrats réformistes.  

En 2010, il est devenu porte-parole de la confrérie et membre de son bureau politique. Il a été à nouveau brièvement emprisonné le 28 janvier 2011, trois jours après le début de la révolte populaire qui a provoqué la chute de Hosni Moubarak.  

Il a qualifié de "farce" le procès de Hosni Moubarak, qui a abouti début juin à une condamnation à la perpétuité pour l'ancien président mais à l'acquittement de plusieurs hauts responsables de la police mis en cause dans la répression de la révolte de l'an dernier.

Photo: EPA
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Tag(s) : #ACTUALITES

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