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François Hollande et Angela Merkel ont tenté d'afficher jeudi l'unité du couple franco-allemand en adoptant une contribution commune pour le Conseil européen de juin, mais le coup de menton du président à l'adresse de Bruxelles a pesé sur la rencontre. /Photo prise le 30 mai 2013/REUTERS/Charles Platiau
Ce 30 mai 2013 est donc très clairement une étape nouvelle dans la construction de l'Europe.

François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel à l’Elysée, le 30 mai 20113 ( AFP / Pierre Verdy)

Le président François Hollande a affirmé jeudi que la France et l’Allemagne étaient d’accord pour qu’il y ait désormais un président de l’Eurogroupe « à temps plein ».

« Nous sommes d’accord ensemble pour qu’il y ait plus de sommets de la zone euro, avec un président à temps plein de l’Eurogroupe (réunion informelle des ministres des Finances de la zone euro, ndlr) qui aurait des moyens renforcés », a déclaré M. Hollande, lors d’une conférence de presse conjointe à l’Elysée avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Ce président « pourrait être mandaté par les ministres de la zone euro pour favoriser l’action dans le domaine de l’emploi, de la recherche ou de l’industrie », a-t-il précisé

Quant à Mme Merkel, elle a appelé à « davantage de coordination économique » et de « coopération » entre les membres de l’Eurogroupe et « tous ceux qui veulent se joindre à eux ».

Source: Boursorama



Une étape où les Etats membres vont devoir s'habituer à intégrer dans leurs politiques économiques les recommandations de Bruxelles et où, en conséquence, ils vont accepter d'abandonner de facto une part de leur souveraineté économique. C'est donc bel et bien le premier pas vers un gouvernement économique.

 
Cette gouvernance économique est directement issue de la revendication de Nicolas Sarkozy d'un « gouvernement économique » formulée en 2011. Berlin avait pris Paris au mot et consenti à cette coordination qui a débouché sur les procédures de contrôles et sur le pacte budgétaire. Le rêve de François Hollande est donc en marche, à l'exception du « président » dudit gouvernement qu'il veut installer.
Mais, à part satisfaire l'envie bien française de penser que les problèmes se règlent avec des présidents, on ne voit pas ce qu'un « président » de plus apporterait à ce gouvernement. D'autant que l'Europe a déjà trois présidents : José Manuel Barroso à la Commission, Jeroen Dijsselbloem à l'Eurogroupe et Herman van Rompuy au Conseil.


 Il en résulte deux réalités dans la politique de ce « gouvernement économique. »

 La première, c'est la volonté de poursuivre les « dévaluations internes » comme seul vrai remède à ces déséquilibres.

 Le cœur de l'action de ce gouvernement économique, c'est que la réduction des déséquilibres au sein de la zone euro doit se faire uniquement dans un sens, celui de l'amélioration de la compétitivité des pays périphériques par la dévaluation interne. Réduction des dépenses publiques, réformes « structurelles » et baisse de la fiscalité demeurent donc les axes principaux de ce gouvernement économique.



 La seconde réalité de ce nouveau gouvernement économique européen est son manque de légitimité démocratique. Certes, il n'y a pas de « dictature » de Bruxelles. Les recommandations doivent en passer par la validation du conseil des chefs d'Etats et de gouvernements qui, eux, peuvent la faire valoir. Mais enfin, l'abandon substantiel de la souveraineté concédée par les Etats dans le cadre de cette procédure ne s'accompagne pas d'un contrôle démocratique accru. Les parlements nationaux sont, en quelque sorte, mis sous surveillance dans leurs compétences budgétaires, mais le parlement européen, lui, ne voit guère ses compétences accrues. Il doit seulement rendre un avis.

 Il faut donc le plus possible ôter aux élus l'initiative budgétaire et, pour le dire, un peu brutalement, chasser le peuple de ces domaines. C'est la même logique qui a présidé à la mise en place d'une banque centrale indépendante. Or, ce qui peut se comprendre et se justifier dans le domaine monétaire l'est beaucoup moins sur le plan budgétaire qui est un élément essentiel de la démocratie au sein d'un pays. beaucoup +

1) "tout sauf Sarko", le slogan le plus idiot jamais inventé ?

 puisque F. Hollande marche exactement dans ses pas, il est bon de se poser la question.
ou d'adapter : "tout sauf Sarkolland".

2) les frontières n'existent que pour les peuples enchaînés à leurs misérables comptes courants. elles sont aussi virtuelles qu'inégalitèrement partagées.

3) pourquoi payer sur nos impôts des représentants politiques qui ne sont plus utiles à rien ?

4) mais qui sont ces gens qui nous dirigent sans être passés par les affres su suffrage universel ?

Où sont les peuples "assoiffés" de Justice et de Liberté ? Atomisés.

Tag(s) : #Crise de l'Euro

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