Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

✯ Romance d'Asie .. By *Emilieleger*✯

Les autorités nord-coréennes indiquent que la récente poussée des tensions dans la région est le fait des provocations des Etats-Unis et de « leurs marionnettes du Sud » qui « agissent comme un fauve en furie ». les experts géopolitiques de la région se trouvent un peu désarçonnés. La Corée du Nord a annoncé qu'elle « coupe son téléphone rouge militaire avec le sud ».

A Pyongyang, les rodomontades continuent. Après avoir annoncé que ses unités d'artilleries et de missiles à longue portée avaient été placées en position de combat niveau 1 et qu'elles étaient prêtes à frapper la Corée du Sud et les Etats-Unis, le régime stalinien a indiqué, hier soir, que la péninsule coréenne se retrouvait désormais « au bord de la guerre nucléaire ». Dans un communiqué remis au conseil de sécurité de l'Onu, les autorités communistes expliquent que la récente poussée des tensions dans la région est le fait des provocations des Etats-Unis et de « leurs marionnettes du Sud » qui « agissent comme un fauve en furie ». « Nos forces armées et notre peuple sont entrés dans la dernière phase d'une bataille totale anti-américaine afin de protéger l'autonomie du pays et la dignité de l'ethnie », poursuit le texte qui dénonce une énième fois l'organisation, par Séoul et Washington, d'exercices militaires communs.

Face à ce durcissement du discours et à la multiplication des mises en garde, les experts géopolitiques de la région se trouvent un peu désarçonnés. Ils rappellent que Pyongyang abuse régulièrement de ce vocabulaire martial pour alimenter sa propagande domestique et contraindre les pays de la zone à accepter une reprise d'un dialogue multilatéral. Cette fois encore, le régime voudrait contraindre Pékin et Washington à reprendre les communications en montrant que le rejet prolongé d'un recours à la diplomatie pourrait entraîner un dérapage. Ils notent toutefois que l'agressivité du régime peine à s'apaiser et que sa sévérité perd, dès lors, progressivement en crédibilité. Les analystes assurent encore que Pyongyang n'a pas actuellement les moyens techniques de frapper les cibles, notamment américaines, qu'il promet de « détruire ». Les capacités de ses missiles sont encore limitées et ne pourraient éventuellement espérer atteindre que des territoires sud-coréens. Une agression non annoncée est pourtant toujours envisageable comme ce fut le cas en 2010.

 


carte asie

Après la Chinafrique, la Malafrique ?

A peine nommé à la tête du pouvoir chinois, Xi Jinping s'est envolé pour la Tanzanie, l'Afrique du Sud et le Congo-Brazzaville, afin de conforter l'influence de la deuxième puissance économique de la planète sur le continent africain. Son travail d'influence est pourtant discrètement sapé par la Malaisie, qui apparaît désormais comme le pays asiatique investissant le plus dans la région. Le dernier rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) vient de montrer que les IDE malaisiens en Afrique atteignaient au total, fin 2011, 19,3 milliards de dollars, soit plus que les 16 milliards de dollars placés par la Chine. Sur la seule année 2011, le pays d'Asie du Sud -Est, porté par Petronaset Sime Darby, était cette année-là le troisième plus grand investisseur étranger en Afrique derrière la France et les Etats-Unis.

La Chine et le Brésil signent un accord monétaire

Les deux pays émergents ont annoncé hier soir que leurs deux banques centrales allaient chacune mettre à la disposition de l'autre une somme équivalant à une trentaine de milliards de dollars, dans leur propre devise, qui sera débloquée en cas de crise de crédit dans l'un des deux pays. L'accord, qui porte sur les trois prochaines années, pourra éventuellement être reconduit à l'avenir. Ce type de partenariat monétaire, baptisé « accord de swap », illustre d'une part la volonté de Pékin d'internationaliser sa propre devise, le yuan. Mais il démontre aussi le souhait des grands pays émergents, réunis en sommet en Afrique du sud, de créer un réseau de solidarités entre eux afin de construire une architecture financière mondiale moins dépendante des pays développés. Une architecture financière qui serait plus en ligne avec la réalité de leurs échanges : la Chine est désormais le premier partenaire commercial du Brésil, avec des échanges qui ont dépassé les 75 milliards de dollars l'année dernière. Outre des appels répétés à une réforme des statuts de la Banque mondiale et du FMI, les pays dits du « BRICS » (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du sud) ont ainsi annoncé, hier, la création de leur propre banque de développement. Qui, à l'évidence, apparaît déjà comme une concurrente potentielle de la Banque mondiale.

Les banques chinoises rassurent

Si les niveaux de créances douteuses affichés par les banques chinoises sont crédibles, alors l'espoir est permis. Alors que la plupart de ces institutions présentent actuellement leurs résultats pour l'année 2012, un constat s'impose : la part de crédits à risques dans leur portefeuille a eu tendance à diminuer. Malgré une croissance économique au plus bas en 13 ans, Agricultural Bank of China (ABC), la troisième banque du pays, affiche ainsi un taux de créance douteuses à seulement 1,33%, contre 1,55% un an plus tôt. Chez Bank of China, numéro quatre sur la liste de ces institutions, ce chiffre est passé de 1% à 0,95%. De la même manière, ces banques ont affiché des résultats encourageants pour l'exercice 2012. Certes, leurs taux de croissance ont tendance à ralentir, mais cela se fait toutefois dans des proportions rassurantes. Chez ABC, il est en hausse de 19%, tandis que Bank of China se contente de 12%. Au final, il semble que les banques chinoises aient redoublé de vigilance dans l'attribution de nouveaux crédits, ce qui diminue le risque pour le système financier chinois, mais accentue un problème de fond : les PME et les sociétés privées ont bien du mal à accéder au crédit. Au même moment, les groupes publics ont à nouveau capté une partie importante de ces prêts, dopés par des projets d'investissements impulsés par les autorités à partir de la mi-2012.

 

 

Par Gabriel Gresillon;yann Rousseau

Tag(s) : #CONFLICTS DANS LE MONDE

Partager cet article