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Quelque 300 policiers et 100 gendarmes sont prêts à se substituer aux grévistes.

REUTERS

Alors que 400 policiers et gendarmes sont prêts à se substituer aux agents grévistes dans les aéroports en cas de demande des préfets, le syndicat de police majoritaire affirme ne pas vouloir jouer le rôle de "briseur de grève".

Un sixième jour sous la menace des forces de l'ordre. Alors que la situation s'améliore côté trafic, les revendications salariales des agents de sûreté en grève restent les mêmes. A 10h, une réunion de la dernière chance était prévue ce mercredi à Roissy, et une décision doit être prise "autour de l'heure du déjeuner" selon Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Ecologie et des Transports.

300 policiers et 100 gendarmes sont déjà prêts. Ils peuvent "d'ores et déjà" se substituer aux agents grévistes chargés de la sûreté aéroportuaire, avait annoncé mardi soir le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet. Mais aucun préfet n'avait demandé ce mercredi matin l'aide des forces de l'ordre.

Et pour cause, la question fait grand débat, et les syndicats de police peu enclins à être considérés comme des "briseurs de grève".

Maintien de l'ordre public et de la sécurité

Mardi, le ministère de l'Intérieur avait annoncé que 300 policiers de la police aux frontières (PAF) et 100 militaires de la gendarmerie des transports aériens (GTA) étaient "prêts à se substituer aux agents grévistes". La police peut donc briser une grève?

S'ils devaient être sollicités, ils assureront "les missions de fouilles des passagers et des bagages" et "feront en sorte qu'aucun passager ne se retrouve bloqué", a indiqué Pierre-Henry Brandet.

Car l'enjeu est là. Les forces de l'ordre ne peuvent se subsituer aux grévistes que pour maintenir l'ordre public. Or, selon la ministre des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, "la sécurité est en cause. Il est très difficile dans les conditions actuelles de pouvoir fouiller, vérifier toutes les personnes, tous les bagages qui passent".

Incohérence

Nicolas Sarkozy a de son côté sommé le gouvernement, lors du Conseil des ministres, ce mercredi, de prendre "toutes les mesures nécessaires et opportunes" pour mettre un terme au conflit des agents de sécurité des aéroports qui perturbe le trafic aérien, a rapporté Valérie Pécresse.

Mais les deux principaux syndicats de policiers sont peu enclins à intervenir, se déclarant dès mardi hostiles au recours des forces de l'ordre en lieu et place des agents de sûreté grévistes. "Les policiers n'ont pas vocation à devenir des briseurs de grève", a déclaré dans un communiqué Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité police SGP-FO (premier syndicat de gardines de la paix) tandis qu'Alliance (second syndicat) a estimé que ce ne sont pas leurs "missions premières".

Le syndicat FO a également dénoncé mercredi une décision qui "irait clairement à l'encontre du droit de grève dans ce secteur privé". De plus, souligne le syndicat, "les policiers n'ont pas vocation ni à devenir des 'briseurs de grève' ou des supplétifs à un patronat ayant une attitude irresponsable".

Ce mercredi, sur RMC, Nicolas Comte a également critiqué l'incohérence de la situation. "Il y a quelques années on a décidé que la sécurité aéroportuaire serait confiée au système privé, pour économiser de l'argent. Je ne comprendrais pas que lorsque le système privé pose problème, on fasse appel à des fonctionnaires qui ont un statut particulier et ne peuvent pas faire grève, pour justement briser la grève."

 

On comprendra que les policiers ne veuillent pas obéir à quelqu'un (Sarkozy)qui ne leur verse pas leurs soldes.

Police, Armée, soyez toujours derrière le peuple !


Source: l'express.fr

Lu sur: wikistrike

Tag(s) : #ACTUALITES

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