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Marie Kostrz
Rue89

« Au fond, je romps car je ne me retrouve plus ni dans l'UMP, ni dans Nicolas Sarkozy. »

C'est l'une des phrases lapidaires postées sur Twitter par Arnaud Dassier, ex-directeur de campagne web de Sarkozy en 2007, pour expliquer sa démission du parti.

Ce n'est cependant pas sur Twitter qu'Arnaud Dassier, familier du réseau social et actionnaire du site d'information Atlantico, a annoncé sa décision.

Deux jours avant Noël, il a envoyé une lettre à l'UMP pour en expliquer les raisons. Elles tiennent aux difficultés qu'il rencontre dans sa tentative d'être le candidat du parti dans la 3e circonscription du Loiret, où sa famille est implantée depuis longtemps.

L'UMP lui a préféré un radical valoisien, même si la décision n'est pas encore publique. Selon la République du Centre :

« Le parti de la majorité présidentielle sera représenté par le radical valoisien Claude de Ganay, conseiller général maire de Dampierre-en-Burly, officiellement soutenu, entre autres, par les députés Jean-Louis Bernard et Jean-Pierre Door. »

Selon Dassier, l'allié radical de Sarkozy, Jean-Louis Borloo est en partie derrière tout cela. Contacté par Rue89, il dénonce le fonctionnement de l'UMP, pointant la toute-puissance des élus locaux :

« Le national n'a quasiment aucun pouvoir sur eux, la concordance des élections législatives et présidentielles fait qu'on préfère ne pas vexer les barons locaux installés de longue date dans les circonscriptions. On a trop peur de perdre leur soutien dans la course à l'Elysée. »

« L'UMP n'a aucune culture démocratique »

Amer, Arnaud Dassier déplore s'être retrouvé « face à un mur », tant au niveau local que national, lorsqu'il a voulu faire valoir sa candidature :

« Au niveau local, la direction de la circonscription m'a interdit de rencontrer des adhérents et des élus locaux.

Au niveau national, on m'a fait comprendre que j'étais quelqu'un de dynamique et satisfaisant mais qu'il n'était pas possible d'heurter des politiciens qui ont fait carrière au niveau local depuis plus de vingt ans. »

Pour l'ex-Monsieur Web de Sarkozy, « l'UMP n'a aucune culture démocratique, tout s'y décide dans les couloirs ». En tant qu'électeur UMP, il reproche aussi « un bilan en demi-teinte » au président de la République :

« Je suis un libéral et j'attendais de Nicolas Sarkozy une véritable rupture. Or il n'y a pas eu d'évolution marquante ces cind dernières années : les dépenses publiques sont supérieures à ce qu'elles étaient avant son arrivée au pouvoir. »

L'homme d'affaires, qui se présente désormais en indépendant aux élections législatives, assure que sa « réflexion est en cours » concernant son candidat centriste de prédilection pour la présidentielle.

Tag(s) : #INTERNET - COMMUNICATION

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