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« Après des années de lutte sur le terrain, la mobilisation a enfin payé », se réjouit la Confédération paysanne au soir du 17 décembre. Ce jour-là, des centaines de paysans sont descendus dans la rue pour protester contre l’identification électronique des chèvres et des brebis. Ils s’opposent à la vision de la Direction générale de l’alimentation, qui estime qu’accrocher une puce RFID à l’oreille des animaux permettrait une gestion informatisée des troupeaux et limiterait les risques sanitaires. Nombre d’éleveurs voient plutôt dans l’identification électronique une règle absurde, qui conditionne l’accès aux aides financières. Jusqu’à présent, les réfractaires se sont vus privés des aides de la Politique agricole commune, alors même que leurs animaux sont équipés de boucles en plastique permettant la traçabilité (lire notre reportage).

A Vitré en Ille-et-Vilaine, 200 éleveurs venus de tous les départements bretons ont bloqué l’usine Allflex qui fabrique des boucles d’identification classiques et électroniques. « Nous avons expliqué à la direction de l’entreprise que le bouclage classique répondait aux exigences de traçabilité pour lequel nous nous positionnons favorablement, souligne Jean-Marc Thomas, secrétaire général de la Confédération paysanne Bretagne, joint par téléphone. Les dirigeants se sont engagés à faire suivre nos revendications au ministère de l’Agriculture. Nous leur avons aussi demandé de participer au dédommagement des éleveurs sanctionnés pour avoir refusé l’identification électronique » (voir ici).

Au même moment, à Privas en Ardèche, plus de 250 paysans ont organisé une transhumance urbaine. Une quarantaine d’ovins ont traversé la ville, vers la Direction départementale des territoires. Valère Agnès, éleveur ardéchois menacé de sanctions pour avoir refusé de mettre une puce électronique à ses bêtes, y a été reçu par le préfet avec une délégation syndicale. « Le préfet s’est engagé à ne plus prononcer d’interdiction de mouvement ou de vente de fromage, dans la mesure où cela ne se fait pas ailleurs, souligne la Confédération paysanne. La première semaine de janvier, un rendez-vous au ministère doit permettre de faire de cet engagement une position nationale pour rompre définitivement le lien entre identification électronique et sanctions sanitaires. » Le libre choix donné à l’éleveur du mode d’identification de ses bêtes semble être sur la bonne voie.

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Tag(s) : #NATURE - ECOLOGIE

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