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En octobre 2012, le FMI avait prévu une progression de 0,3% du PIB français, et cette prévision avait été ramenée à 0,1% en janvier dernier.

En octobre 2012, le FMI avait prévu une progression de 0,3% du PIB français, et cette prévision avait été ramenée à 0,1% en janvier dernier. Crédits photo : © Gary Cameron / Reuters/REUTERS

Le Fonds monétaire international a revu en forte baisse sa prévision de croissance pour la France, dont le PIB reculerait de 0,1% en 2013, après une croissance nulle en 2012. La croissance américaine est également revue en baisse à 1,2%, alors que la récession en zone euro se creuse avec un recul de PIB de 0,3% cette année.

 

Le Fonds monétaire international a sensiblement revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour la France dont l'activité économique devrait reculer de 0,1% en 2013, après une croissance zéro en 2012. Ces chiffres figurent dans le nouveau rapport sur l'économie mondiale (World Economic Outlook) publié ce mardi à Washington.

En octobre dernier le FMI avait prévu une progression de 0,3% du PIB français, et cette prévision avait été ramenée à 0,1% en janvier dernier. Pour justifier ses nouveaux chiffres encore plus pessimistes, l'organisation financière internationale met en avant trois facteurs, à savoir «l'ajustement budgétaire, une performance médiocre à l'exportation et une faible confiance» (des acteurs économiques, entreprises et ménages).

Conséquence de la baisse de régime, le chômage qui s'était établi en moyenne à 10,2% de la population active l'an dernier devrait atteindre 11,2% en 2013, puis 11,6% en 2014, alors que pour l'an prochain le FMI prévoit une progression de 0,9% du PIB français. La grande faiblesse conjoncturelle de l'économie française devrait toutefois se traduire par une inflation réduite (1,6% et 1,5% respectivement pour cette année et la suivante).

Trop de hausses d'impôts

En revanche, le redressement des comptes publics laissera à désirer. Le déficit global de l'État et des autres administrations s'établira encore à 3,7% du PIB en 2013 et 3,5% en 2014, alors que ce déséquilibre avait été de 4,6% l'an dernier. Le reflux est décevant. Mais le FMI accorde un satisfecit au gouvernement français, faisant remarquer que «l'ajustement structurel» - autrement dit les efforts de réduction du déficit indépendamment de la conjoncture économique - représentera cette année 1,25% du PIB». Il note cependant que «ces efforts de consolidation, comme précédemment, portent principalement sur des hausses d'impôt sélectives (avec l'accent mis sur les particuliers à hauts revenus)».

L'ensemble de ces chiffres du tableau conjoncturel français sont en retrait par rapport aux objectifs que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault vient de réactualiser, qu'il s'agisse de sa prévision de croissance pour 2013 (+0,1%) et pour 2014 (1,2%), ou du déficit public ramené à 2,9% du PIB en 2014 selon le scénario envisagé à Paris.

Climat européen particulièrement morose

L'assombrissement du paysage économique français s'inscrit dans un contexte également plus dégradé que prévu précédemment pour la zone euro. Même si «depuis octobre 2012, la confiance dans la viabilité de l'Union économique et monétaire européenne s'est accrue», notent les experts internationaux de Washington.

Le FMI envisage désormais un recul de 0,3% du PIB de la zone euro en 2013 au lieu d'une progression de 0,25% annoncée en octobre dernier. Selon ses propres termes «ces révisions notables portent également pour les pays du cœur de la zone euro (France, Allemagne, Pays-Bas)», souligne-t-il. Malgré tout, les situations restent très contrastées entre ces pays, le chômage allemand, à 5,7% de la population active, étant désormais deux fois moins élevé qu'en France selon les chiffres du FMI.

Dans ce climat européen particulièrement morose, où les signes de reprises ne devraient se manifester qu'en fin d'année, ce dernier estime que la Banque centrale européenne dispose d'une marge de manœuvre pour rendre sa politique monétaire «conventionnelle plus accommodante». En clair une baisse des taux directeurs de la BCE est possible, car l'inflation (1,7% en 2013 et 1,5% en 2014) va durablement revenir en deçà de la norme de 2% qui est l'objectif de moyen terme de la BCE, comme le rappelle le FMI.

 

SOURCE via Maîte Confusius

 

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Tag(s) : #ECONOMIE - FINANCE

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