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france impôts

Trop, c’est trop : selon un sondage réalisé Viavoice pour BCPE, Les Echos et France Info, 62% des Français refusent de consentir à des efforts pour réduire la dette et les déficits publics.


Les rangs des contestataires ont grossi de 5% d’octobre 2011 à octobre 2012.

Entre temps, le gouvernement Ayrault est passé par là.

Cela s’est traduit par 20 milliards d’impôts supplémentaires pour les ménages et les entreprises.

Le taux de prélèvements obligatoires est désormais à son plus haut historique : 46,5%.


Flambée des prélèvements déjà sous Sarkozy


Cette hausse ne date pas d’hier. Sous l’ère Sarkozy, l’arbre de la loi TEPA qui a réduit d’environ 2,5 milliards d’euros les prélèvements annuels des Français les plus aisés, cache une forêt des taxes.

Taxe sur les bonus des traders, taxe sodas, taxe sur les clefs usb et les disques durs, taxe sur les nuits d’hôtel… : près d’une trentaine de nouveaux prélèvements ont été créés sous le gouvernement Fillon.

C’est également sous le gouvernement de l’élu de la Sarthe que le niveau des prélèvements obligatoires a dépassé les 44% du PIB. Lors de son élection, Nicolas Sarkozy avait promis de le réduire de 4%.


L’augmentation des impôts angoisse les Français


Pour Viavoice, la grogne actuelle contre la fiscalité rend les plans de rigueur gouvernementaux de moins en moins tolérables.

C’est une donnée que le gouvernement doit prendre en considération s’il entend donner un nouveau tour de vis fiscal lors du collectif budgétaire de l’été prochain, afin de tenir l’engagement présidentiel d’un déficit ramené à – 3% en 2013.

57% des Français voient l’avenir en noir et estiment que leur pouvoir d’achat va se désagréger durant les 3 prochains mois.

Selon Viavoice, l’anxiété des ménages résulte « pour une large part de l’augmentation de la fiscalité ».

Après l’alimentation (44%), elle occupe désormais la seconde marche du podium (43%) parmi les dépenses turlupinant le plus les Français.

«(…) la France atteint un seuil d’intolérance concernant la pression en matière de prélèvements», indique  Viavoice.


L’Etat doit se serrer la ceinture


Ce rejet massif d’une fiscalité confiscatoire, est en contradiction avec le train de vie de l’Etat. Les tailles massives qu’il faudrait opérer dans la dépense publique ne sont toujours pas à l’ordre du jour.

L’Etat s’était engagé à réduire ses dépenses de 10 milliards en 2013. Il recrutera finalement 5 000 fonctionnaires supplémentaires.

Les dernières préconisations de la Cour des comptes incitant à l’Etat à se mettre à la diète ? Ignorés. Les prélèvements sur les ménages ? Augmentés.

Finalement, les seuls à bénéficier d’un petit coup de pouce en 2013, seront les candidats à l’immigration : les députés ont voté lundi un amendement socialiste, qui abaisse de 110 euros à 50 euros la part du droit de visa à la charge du demandeur lors d’une demande de titre de séjour.

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Tag(s) : #ECONOMIE - FINANCE

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