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MAJ 9H 

Roms: Valls estime qu'il n'a "rien à corriger" à ses propos

 

 

 

Archive. © afp.

Audio Le ministre socialiste de l'Intérieur Manuel Valls a semé le désarroi dans son propre camp mardi, en niant la volonté d'intégration de la majorité des Roms, dossier qui ne cesse d'enfler à l'approche des élections municipales en France.

 

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"C'est illusoire de penser qu'on règlera le problème des populations roms à travers uniquement l'insertion", a déclaré Manuel Valls sur la radio France Inter. "Les solutions d'intégration" ne peuvent "concerner que quelques familles" et, a-t-il poursuivi, il n'y a "pas d'autre solution" que le démantèlement des campements et les reconduites à la frontière des individus.

 

 

Cette ligne est conforme à la politique prônée depuis des mois par le ministre qui avait déjà déclaré en mars: "Les Roms ont vocation à rester en Roumanie ou à y retourner." Mais alors que les maires se disent de plus en plus démunis sur cette question, et que les élections municipales auront lieu au printemps prochain, Manuel Valls est cette fois allé plus loin. À la question de savoir si seulement une minorité de Roms voulait s'intégrer en France, il a répondu: "Oui, il faut dire la vérité aux Français, ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation" avec les populations locales.

Propos xénophobes
Ses propos lui ont immédiatement valu une volée de bois vert de la part des associations de défense des étrangers, qui l'accusent d'avoir "franchi la ligne rouge de l'acceptable" (SOS Racisme) et du Parti communiste, qui a jugé ces déclarations "xénophobes". Les critiques se sont aussi fait entendre dans les rangs mêmes du Parti socialiste... et du gouvernement. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a ainsi estimé que les propos "excessifs" de Manuel Valls méritaient d'être "corrigés". "Je considère qu'il n'existe pas de théorie selon laquelle tel peuple, telle personne de telle origine ne pourrait jamais au grand jamais s'intégrer", a-t-il réagi sur BFM-TV.

Nicolas Sarkozy
"On a dit ça des Italiens, on a dit ça des Espagnols, on a dit ça des Portugais, on a dit ça des Arabes" et "décréter par avance que c'est impossible me paraît excessif et mérite d'être corrigé", a ajouté M. Montebourg. Toutefois, Manuel Valls a reçu le soutien indirect d'un poids-lourd de la majorité, le maire de Paris Bertrand Delanoë, qui a revendiqué le démantèlement de 18 campements dans la capitale depuis le début de l'année. La politique française de démantèlement forcé de camps de Roms, entamée par l'ex-président de droite Nicolas Sarkozy et poursuivie par le nouveau gouvernement socialiste, a été critiquée par des ONG françaises et par les Nations unies.

Fin septembre 2012, la police avait démantelé un réseau de délinquants soupçonnés d'avoir contraint sous la violence des enfants roms à voler dans Paris. Quelque 20.000 Roms, principalement originaires de Roumanie ou de Bulgarie, vivent en France. En 2012, la France a expulsé 12.800 Roumains et Bulgares sur un nombre record de près de 37.000 reconduites à la frontière.

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Tag(s) : #POLITIQUE

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