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source : Venezuelanalysis.com 26 décembre 2011/Correo del Orinoco,

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

 

 

En 2012, le Budget national augmentera de 43% et atteindra 297,5 milliards de bolivars (69 milliards de dollars), alors que le pays continue de bénéficier d’une croissance reposant sur le secteur du BTP et d’une amélioration de l’emploi et des indicateurs du développement social. 

Environ 40% du budget, soit 116 milliards, sont affectés aux dépenses sociales en 2012. Cela reflète une croissance des dépenses sur le logement (88%), la sécurité sociale (45,8%), la santé (43%), la science et la technologie (27%), la culture (24%) et l’éducation (21,1%).

Le budget répertorie comme un des buts d’une dépense sociale élevée le fait de « garantir l’amélioration de la croissance économique », en particulier par une nouvelle série de programmes sociaux visant à construire 3 millions de nouveaux logements, créer 2,8 millions d’emplois, dynamiser la production agricole, et faire des transferts mensuels directs aux mères célibataires pauvres.

Jesus Farias, vice-président de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, a dit que le budget avait « un fort contenu de protection sociale, et il est viable, ce qui nous aidera à avancer sur le chemin de la reprise économique, et à consolider le processus de conquête de la souveraineté de la société vénézuélienne, alors que l’opposition veut retourner au passé avec un budget basé sur les restrictions sociales. »

Le budget est calculé pour un prix moyen de 50 dollars par baril de pétrole brut-la principale exportation et une source majeure de revenus pour l’Etat- et une moyenne de 3,1 millions de barils de production journalière de pétrole. Le prix actuel du pétrole vénézuélien reste aux environs de 104 dollars par baril. Le Ministre de la Planification et des Finances Jorge Giordani a dit que la sous-estimation du prix de pétrole avait pour but de constituer un coussin de sécurité contre la volatilité des prix mondiaux des matières premières.

Il a mentionné en particulier la baisse du prix du pétrole de 140 dollars par baril à moins de 40 dollars par baril au milieu de la crise financière mondiale de 2008.

Le Ministre a également souligné que lees recettes du secteur non-pétrolier représentaient 55,4% du budget, ce qui marquait un pas vers la résolution du problème de la dépendance au pétrole. « Le budget doit devenir indépendant du revenu pétrolier….il devrait être basé sur des recettes issues de la valeur de la production de biens et de services et du paiement d’impôts », a dit Giordani, se montrant optimiste concernant le maintien à venir de cette tendance.

 

La dette publique sous contrôle

Dans le budget 2012, les recettes ordinaires (comprenant les impôts du secteur pétrolier et du secteur non-pétrolier et les entreprises publiques) représentent 233 milliards de bolivars (54,2 milliards de dollars). Les 64,5 milliards (15 milliards de dollars) restants seront couverts par la dette et seront alloués aux dépenses régaliennes, aux institutions de l’État et aux services liés à la dette publique.

22,4 milliards (5,2 milliards de dollars) de dettes ont été approuvés pour les dépenses régaliennes, pour un total de 86,9 milliards (20 milliards de dollars) de nouvelles dettes publiques pour 2012. Les dépenses régaliennes comprennent des investissements dans les services sociaux ainsi que dans les infrastructures économiques et dans l’énergie.

Le coût total de la dette publique pour 2012 est estimé à 54,7 milliards de bolivars (12,7 milliards de dollars), soit 32 milliards de bolivars ( 7,4 milliards de dollars) pour la dette intérieure et 22,7 milliards de bolivars ( 5,3 milliards de dollars) pour la dette extérieure.

Un peu plus de la moitié du coût de la dette publique sera payée par les recettes ordinaires, et le reste sera payé par un nouvel endettement. Il est fréquent que le gouvernement vénézuélien approuve de nouvelles dettes et dépenses au-delà des projections initiales, en fonction de la stabilité des prix du pétrole le long de l’année.

En 2011, l’Assemblée Nationale a approuvé 193 crédits supplémentaires et le Budget a augmenté, passant de 204,2 milliards de bolivars (47,5 milliards de dollars) à 330 milliards de bolivars (76,7 milliards de dollars). Les crédits ont été alloués à l’éducation, à la santé, au logement, aux sports, à la culture, à l’infrastructure électrique, aux dispositifs de réponse aux inondations, aux salaires des travailleurs et à la sécurité alimentaire.

Parmi ces crédits, l’un des plus gros a été l’approbation par l’Assemblée Nationale de 45 milliards de bolivars ( 10,5 milliards de dollars) en Juillet 2011 pour financer la construction publique de logements et le secours aux 130 000 victimes des pluies torrentielles.

Dans la Loi d’Endettement 2012, l’Assemblée Nationale soulignait les principes d’après lesquels la dette nationale devrait être gérée.

Elle concluait ainsi : « Donner la priorité à l’obtention de ressources sur le marché intérieur […], ce qui diminuera l’exposition aux risques de change et démocratisera les options d’investissement à faible risque pour les petits et moyens épargnants. »

Durant les 12 années de présidence d’Hugo Chavez, la dette publique annuelle moyenne a été de 29% du PIB, d’après l’Office National pour le Crédit Public.

C’est beaucoup moins que la dette publique annuelle moyenne durant le mandat présidentiel de 1989-1993 (71,5%) et durant le mandat de 1994-1998 (55,8%). C’est aussi radicalement moins que la dette de la Grèce ou des États-Unis, qui atteignaient respectivement 142% et 92% en 2010.

Le taux moyen annuel d’inflation durant la présidence de Chavez, qui tourne autour de 20%, est également beaucoup plus faible que les taux de 44,2% et 57,6%, durant respectivement les mandats présidentiels de 1989-1993 et 1994-1998. Les gouvernements antérieurs ont mis en œuvre des politiques néolibérales comprenant des dévaluations monétaires et des privatisations, tandis qu’Hugo Chavez a mené des nationalisations et un strict contrôle de la monnaie.

 

La croissance du PIB et la fermeté du développement humain

Le Ministère Vénézuélien de la Planification et des Finances estime que le produit intérieur brut augmentera de 5% et que l’inflation cumulée sur l’année descendra à 20-22% en 2012.

Cela reflète l’espoir que les dépenses publiques remettent l’économie sur ses pieds et augmentent la demande de biens produits dans le pays. L’économie a subi une récession d’un an et demi entre 2008 et 2010. Avant la récession, la croissance s’est fermement maintenue durant 5 années consécutives.

Le PIB du Venezuela a augmenté à un taux annuel moyen de 3,7% depuis la reprise, au second trimestre 2010. Cette croissance a été tirée par le secteur non-pétrolier, en particulier la construction de logements, les communications, l’industrie, les mines et les services gouvernementaux comme l’éducation, la santé et la sécurité alimentaire.

La consommation privée a augmenté en moyenne de 3,1% par an depuis le second trimestre 2010 et la consommation publique a augmenté de 4,7% par an.

Le Venezuela a aussi, même au milieu de la récession, maintenu son taux de chômage entre 6 et 11%- bien au-dessous des taux de chômage supérieurs à 15% l’année d’avant l’arrivée aux affaires de Chavez.

Le pays a été régulièrement salué par les Nation Unies pour avoir atteint plusieurs Objectifs du Millénaire pour le Développement, y compris la réduction de moitié de la pauvreté, l’accès universel à l’éducation primaire, la réduction du fossé entre filles et garçons dans l’enseignement secondaire et supérieur, la réduction de deux tiers de la mortalité infantile, la mise en place d’alliances internationales pour le développement économique et l’accès accru aux sciences et technologies. Source

Tag(s) : #POLITIQUE

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