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© REUTERS. La France va traverser une période de récession, du dernier trimestre de 2011 au premier de 2012. © REUTERS.

Mauvaise nouvelle avant les fêtes : à en croire l'Insee, la récession s'installe sur la France. Elle devrait durer jusqu'au début du printemps.

L’Insee prévoit que la France va traverser une brève période de récession, du dernier trimestre de 2011 au premier de 2012. Nous n’étions donc pas encore rentrés en récession, alors qu’on ne nous parle que de crise depuis des mois ?

La définition de la récession fluctue d'un pays à l'autre, bien que ce terme désigne toujours une période de recul de l'activité économique.

1. Deux trimestres consécutifs de baisse de l'activité

La récession constitue une phase de diminution passagère de l’activité économique. Dans certains pays, on parle de récession dès qu’on constate un recul de la croissance, dans d'autres on attend pour cela qu'il y ait au moins deux trimestres consécutifs de baisse de l'activité.

En France, les autorités se fondent sur une définition de la récession par le recul du Produit Intérieur Brut (PIB) pendant au moins deux trimestres consécutifs.

Aux États-Unis, le National Bureau of Economic Research estime que le PIB n'est qu'un indicateur partiel de la santé économique d'un pays et prend donc en compte, en plus, l'évolution de l'emploi et du revenu réel pour mesurer l'entrée en récession.

2. Une durée moyenne d'un an

La récession constitue une phase "normale" d’un cycle capitaliste, qui voit se succéder période d'expansion, crise, période de récession et reprise de l’activité. Certains économistes considèrent que le pourcentage de temps passé en récession se situe autour de 10%.

Une phase de récession dure en moyenne un an. La chute de la production industrielle et de l’investissement s'avère généralement plus forte que le recul du PIB. À l'inverse, la baisse de la consommation est dans la plupart des cas plus légère. On parle de "récession profonde" quand la baisse du PIB atteint 5%.

Selon les économistes Stijn et Ayhan Kose, "on a dénombré 122 récessions dans 21 économies avancées entre 1960 et 2007". En France, les dernières récessions datent de 1974, 1993 et 2008. Le pays est sorti au printemps 2009 d'une année de récession.

Quand une économie puissante comme les États-Unis, l'Allemagne ou le Japon est touchée par une récession, celle-ci a de fortes chances de se répercuter sur ses partenaires commerciaux.

3. Pire que la récession, la dépression

La récession est-elle le comble des fléaux ? Non, il y a pire : la dépression ! "La récession, c'est quand votre voisin perd son job. La dépression, c'est quand vous perdez le vôtre" analysait avec un humour grinçant le président américain Harry Truman.

En réalité, il existe une différence d'intensité et de durée entre récession et dépression. Bien qu'il n'existe pas de définition officielle de la dépression, le plupart des analystes s’accordent à dire que lorsque le PIB diminue de plus de 10% et que l’activité ne se redresse pas "naturellement" au bout d'environ trois ans, un État est en dépression.

Depuis la dépression des années 1930, la Finlande est le seul État à avoir connu une dépression : après la chute de l’URSS, entre 1991 et 1993, son PIB a subi une chute vertigineuse.

Quelles sont les variables qui peuvent transformer une "simple" récession en dépression ? La confiance des agents économiques joue pour beaucoup : si les ménages continuent à consommer parce qu’ils pensent que leur situation va s’améliorer, la dépression a des chances de passer son chemin.

Tag(s) : #ECONOMIE - FINANCE

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