Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 Antoine Guinard ( Aujourd'hui l'Inde).       

Les deux sites internet ont accepté de retirer certaines images "choquantes", sur ordre d’un tribunal. La justice indienne menace de suivre l’exemple de la Chine en les bloquant s’ils ne parviennent à censurer leur contenu.


Google et Facebook auraient accepté les directives d’un tribunal indien leur ordonnant de faire le ménage sur leurs sites en ôtant certains contenus jugés "offensants" pour les internautes indiens, selon la BBC. Cette décision survient un mois après que la justice a demandé aux plateformes indiennes des deux géants de la toile de "mettre en place un mécanisme pour surveiller et pouvoir retirer tout matériel susceptible d’offenser, sur leurs pages web". "Sinon, nous bloqueront ces sites comme en Chine", ont mis en garde les juges.

Accusés lors d’un procès à New Delhi, lundi, d’héberger des images blasphématoires, Google et Facebook ont assuré avoir déjà retiré certains contenus cette année, à la demande d’un juge d’un tribunal de Delhi. "Cette démarche est en accord avec notre politique de respect des décisions judicaires", a déclaré un responsable de Google. Facebook assure avoir également coopéré avec la justice indienne et tente, avec plusieurs autres sites visés par la censure, de décourager les juges d’appliquer des sanctions.

21 sites internet, dont Yahoo et Microsoft sont la cible, avec Facebook et Google, de poursuites judiciaires relatives à leur contenu, susceptible d’exacerber les tensions religieuses, selon les plaignants. Un nouveau procès, dans lequel plusieurs hauts responsables des groupes concernés devront comparaitre, devrait s’ouvrir le mois prochain. La haute cour de Delhi pourrait cependant mettre fin aux poursuites dès la semaine, Microsoft ayant d’ores et déjà fait appel.

En décembre dernier, les ministres indiens des Télécoms Kapil Sibal avait fait pression sur plusieurs sites internet, dont Google et Facebook pour demander le retrait de contenu qui pourrait "heurter les sensibilités des citoyens indiens". M. Sibal avait nié vouloir jouer les censeurs, sans convaincre les internautes indiens qui s’en etaient rapidement pris au ministre par le biais des réseaux sociaux.

Google et Facebook continuent d’affirmer qu’il est impossible de contrôler le contenu mis en ligne par les milliards d’utilisateurs de ces sites à travers le monde, et que des règles sont déjà en place pour permettre aux internautes de donner l’alerte afin de retirer tout matériel "injurieux". Lors d’une précédente audience, un avocat de Google avait également rappelé que la liberté d’expression était en jeu dans ces poursuites et que "le droit de s’exprimer dans une Inde démocratique est ce qui la différencie d’un régime totalitaire comme la Chine".

Source: inde.aujourdhuilemonde.com

Tag(s) : #INTERNET - COMMUNICATION

Partager cet article