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C’est près de 50% de votre salaire complet que l’État vous prend. Pour quels services en retour ?

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Il est parfois intéressant de voir ce que vous gagnez vraiment, et ce que votre patron vous verse après avoir retiré les cotisations obligatoires. Dans une société libre, vous recevriez votre salairecomplet, et vous pourriez ensuite adhérer à des assurances maladie, retraite et chômage.

 

 


 

 

 

Charges salariales et patronales

Tout d’abord, il faut bien comprendre que, économiquement, il n’y a aucune différence entre les charges salariales et patronales. C’est toujours vous qui payez au final. Ce qui détermine le prix auquel est payé un certain travail sur le marché libre est conditionné par deux choses :

  • D’un côté, l’employeur considère le coût total employeur (salaire net + charges salariales + charges patronales) et se demande si cela vaut le coup d’employer quelqu’un, en comparant cela à ce que rapportera le salarié à l’entreprise. Évidemment il cherche à payer le moins cher possible.
  • De l’autre côté, le salarié accepte le travail en considérant ce qu’il gagne au final, donc le salaire net. Qu’une charge soit « salariale » ou « patronale » ne change rien à ce niveau-là.

Ce sont ces deux données qui jouent un rôle lors de la formation des prix. La seule différence entre les deux concerne les contrats de travail déjà existants : si on augmente les charges patronales, les salariés déjà embauchés n’auront pas une diminution de salaire (mais ne sont pas prêts d’avoir une augmentation…). Par contre, à long terme les patrons reverront les salaires à la baisse pour les futurs employés, ou embaucheront moins.

Autre exemple, si vous vous assuriez à une assurance privée au lieu de la sécurité sociale, votre patron vous verserait les charges salariales et patronales qui servent à financer la sécurité sociale. Pour lui, le coût resterait identique.

Exigeons notre salaire complet

Pour nous, libertariens, rien de tout cela ne devrait exister. Le salaire complet, c’est-à-dire le « coût employeur », devrait être versé directement au salarié. Libre à lui ensuite d’adhérer (ou non !) à une assurance maladie, qui peut d’ailleurs être la sécurité sociale existante ou une assurance privée. Pour la retraite, il peut choisir d’adhérer à une caisse de retraite par répartition (gérée par l’État ou privée), par capitalisation, ou encore placer son argent dans des actions, acheter de l’or… ou encore décider d’attendre plus tard dans sa vie pour mettre de l’argent de côté (on n’a pas forcément envie, ni intérêt, à mettre une partie de son salaire de côté quand on est en début de carrière, loin de la retraite, et avec un salaire faible !).

Pour les allocations familiales, il pourrait choisir de donner son argent à une association qui aide les parents, ou pourrait choisir de ne rien financer du tout car il pense que c’est à chacun de s’occuper de ses enfants. Pour les handicapés, chacun peut donner à une association la somme qu’il désire. Enfin, pour l’assurance chômage, il peut choisir de souscrire à une telle assurance, ou simplement mettre de l’argent de côté au cas où.

Analysons une feuille de paye

Les feuilles de paye contiennent souvent une liste de termes compliqués et pas forcément regroupés par thème. Ici, nous avons analysé une feuille de paye réelle, en partant du coût employeur (ce qui sort du compte de l’entreprise), puis en soustrayant chaque charge (patronale ou salariale) jusqu’à arriver au salaire net (ce que reçoit le salarié sur son compte). Le salaire net dans cet exemple est de 1 672 € et le salaire brut de 2 000 €.

Nous avons coloré de la même couleur les taxes selon ce qu’elles servent à financer, afin de voir clairement ce que coûte la sécurité sociale, l’assurance retraite, etc. Dans une deuxième tableau nous avons regroupé chaque type de dépense. Notons bien ici que tout cela est imposé au salarié, il n’a adhéré volontairement à aucun de ces services.

 

Salaire complet

 

Comme on le voit, les prélèvements pour la retraite sont ici très élevés : pour une cotisation par mois de 465 €, la sécurité sociale revient à 433 €, et les allocations familiales coûtent 119 €.

Dans une société libre, ce salarié aurait à la place reçu les 465 € de cotisation retraite (il aurait pu choisir d’attendre plus tard dans sa carrière pour mettre de l’argent de côté), aurait adhéré à une assurance privée pour environ 350 € par mois et aurait gardé ses 120 € d’allocations pour le jour où il aurait des enfants.


Sur le web

 source
Par l’auteur du site Libertarianisme.fr
Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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