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Manifestation sur le site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire Atlantique), près de Nantes, le 17 novembre 2012.

Manifestation sur le site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire Atlantique), près de Nantes, le 17 novembre 2012.

L'opération


La Châtaigneraie et la Lande de Rohanne sont les lieux où les opposants avaient collectivement construit de nouvelles habitations le 17 novembre lors d'une manifestation qui avait réuni entre 13 500 (selon la police) et 40 000 personnes (selon les organisateurs). La saisie et l'évacuation des matériaux, outils et matériels de chantier est également prévue.

D'après des témoins sur place, les forces de l'ordre sont intervenues avec des lacrymogènes au pied des cabanes construites dans la forêt de Rohanne, qu'ils ont encerclée. José Guedes, journaliste de France 3 Pays de la Loire, est à Notre-Dame-des-Landes.

 

Ils ont donné entre trente et quarante minutes aux squatteurs pour quitter les lieux, et commencé l'évacuation vers 8 heures.

 

Les militants anti-aéroport ont appelé à de nombreux rassemblements. D'après le blog Zone à Défendre, qui live l'opération, un opposant a été arrêté et menotté. Des tracteurs sont en route pour venir soutenir les squatteurs. Des barrages routiers ont été mis en place. "Toutes les routes sont bloquées, on ne sait même pas comment on va pouvoir se rendre sur place", raconte au Nouvel Obs une habitante de Notre-Dame-des-Landes.

Le gouvernement déterminé

D'après le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, présent sur place, il s'agit "de permettre à Aéroport du Grand-Ouest de prendre ou reprendre possession des lieux et d'engager immédiatement des travaux de 'déconstruction'" des squats, "partout où cela sera légalement possible".

Le porte-parole a insisté sur "la détermination du ministère de l'Intérieur de faire respecter la loi et les décisions de justice, de prévenir les troubles à l'ordre public, et d'empêcher l'installation d'un camp pouvant servir de base de soutien aux opposants les plus radicaux, pour mener des actes de sabotage et des actions violentes sur le chantier de l'aéroport".

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a estimé sur LCI que l'opération en cours ne constituait "pas une méthode musclée". "C'est une méthode normale dans un pays où les lois doivent être respectées", a-t-il affirmé. "Toutes les lois d'ailleurs, les lois qui protègent, qui permettent d'avoir des recours juridiques, d'utiliser absolument tous les droits d'un citoyen à défendre sa pensée, à défendre éventuellement sa propriété, puis une fois que tous ces recours sont terminés, la loi doit être appliquée", a-t-il poursuivi.


Ce que dit l'opposition

Le porte-parole national d'Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV), Jean-Philippe Magnen, a jugé "désolant" le recours aux forces de l'ordre pour évacuer les squatteurs. "C'est désolant. C'est la réponse à la mobilisation citoyenne de samedi [17 novembre]. Monsieur Hollande a invoqué la force du droit, mais c'est la force qui répond", a-t-il estimé.

"C'est d'autant plus désolant que nous avions proposé une sortie par le haut avec la nomination d'un médiateur pour réinstaurer un dialogue", a ajouté le porte-parole, également vice-président du conseil régional des Pays de la Loire. Il avait l'intention de se rendre sur place vendredi, en compagnie de plusieurs élus EE-LV de la région.

Le sénateur EE-LV de Loire-Atlantique Ronan Dantec a pour sa part estimé que "ce n'est pas la bonne méthode, ce n'est pas la bonne réponse à près de 40 000 personnes en majorité de gauche qui ont manifesté samedi dernier".

Francetv info avec AFP

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FRANCE - Quelque 500 gendarmes menaient vendredi 23 novembre au matin une "importante opération" d'évacuation de squatteurs opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique, a annoncé à l'AFP le ministère de l'Intérieur. Un correspondant de l'AFP sur place a constaté la présence d'importantes forces de l'ordre arrivées à l'aube. Selon un opposant joint au téléphone, "ça attaque de partout".

L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes doit remplacer celui de Nantes en 2017 et les premiers défrichements doivent débuter en janvier 2013. Depuis des mois, des opposants au projet se sont installés sur le site du futur aéroport, déterminés à y rester. La ferme du Rosier est notamment entourée d'importantes barricades et de tracteurs massés autour.

Le ministère de l'Intérieur se dit "déterminé"

"Cette opération vise à évacuer trois sites occupés illégalement: Le Rosier, La Lande de Rohanne et la Châtaigneraie", a détaillé le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet, présent sur place. La Châtaignerie et la Lande de Rohanne sont les lieux où les opposants avaient collectivement construit de nouvelles habitations le 17 novembre lors d'une réunion ayant réuni entre 13 500 (selon la police) et 40 000 manifestants selon les organisateurs.

"Plus de 500 gendarmes sont ainsi mobilisés afin de permettre à Aéroport du Grand-Ouest de prendre ou reprendre possession des lieux et d'engager immédiatement des travaux de 'déconstruction'" des squats, "partout où cela sera légalement possible", a indiqué Pierre-Henry Brandet. Il a également expliqué que serait menée "la saisie et l'évacuation des matériaux, outils et matériels de chantier".

Le porte-parole a insisté sur "la détermination du ministère de l'Intérieur de faire respecter la loi et les décisions de justice, de prévenir les troubles à l'ordre public, et d'empêcher l'installation d'un camp pouvant servir de base de soutien aux opposants les plus radicaux, pour mener des actes de sabotage et des actions violentes sur le chantier de l'aéroport".

Francetv info avec AFP

Tag(s) : #ACTUALITES

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