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Quand il est question de la guerre en Irak, il n’est pas rare que ce chiffre de 500 000 à 1 million d’enfants irakiens morts du fait de l’embargo mis en place par les Américains en 1991 ressorte, pour mieux culpabiliser les Etats-Unis. Mais qu’en est-il exactement ?

“En outre, c’est le peuple irakien qui subit les terribles effets de l’embargo décidé en 1991 pour punir Saddam Hussein d’avoir envahi le Koweït. Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), en dix ans, l’embargo a entraîné la mort d’un million et demi d’Irakiens dont 500 000 enfants de moins de 5 ans.” Idées reçues sur l’Islam, Paul Balta, p.42, éditions Le cavalier bleu, septembre 2001 

“Le responsable du programme alimentaire mondial (PAM) nous accorde une interview. Il assure qu’aucune famine ne sévit en Irak. Son organisation ne conduit d’ailleurs aucun projet dans ce pays. Qu’en est-il, en ce cas, des 500 000 enfants irakiens morts de faim ? Notre interlocuteur m’explique qu’il s’agit du nombre d’enfants présentant un risque de dénutrition, tout en précisant que ses services n’ont, pour l’heure, constaté aucune famine. Le responsable du PAM ajoute que Saddam Hussein a lancé un vaste programme d’irrigation destiné à l’exploitation des terres désertiques et que, de toute façon, l’Irak produit suffisamment de fruits et légumes pour couvrir les besoins de sa population. Nous interrogeons par la suite une représentante de Care, une organisation non gouvernementale spécialisée dans l’aide humanitaire et le développement. Très sensible aux problèmes de la population irakienne, cette femme nous confirme qu’aucun programme d’aide alimentaire n’existe pour l’instant mais que, si l’Etat irakien cessait de distribuer ses rations, les enfants figureraient parmi les premières victimes.
L’autorisation de visiter un hôpital nous est enfin accordée. Il s’agit de l’hôpital Saddam Hussein, à Bagdad, un établissement pédiatrique où, nous assure-t-on, nous constaterons les conséquences de la pénurie alimentaire. [...]
Les médecins nous annoncent que ces trois cas relèvent de la malnutrition. [...]
Il me paraît cependant étrange que dans une ville aussi peuplée que Bagdad, on recense seulement trois cas de malnutrition. N’importe quel hôpital new-yorkais en compte davantage. [...]
Dans le New Yorker du 17 mai 1996, relatant, dans un long article, sa visite en Irak, T.D. Allman écrit : “Je n’ai rien trouvé qui indique que l’embargo ait provoqué des décès ou des souffrances. [...] J’ai effectué des visites surprises dans les hôpitaux et les dispensaires de toutes les régions du pays. J’ai parlé à des centaines d’Irakiens de l’embargo. Personne n’a fait la moindre allusion à une dénutrition endémique ni aux maladies dont la presse s’est tant fait l’écho. [...] On trouve partout des fruits et des légumes frais à profusion. Tous les soirs, des embouteillages se forment devant les restaurants les plus prisés de Bagdad, où se presse la jeunesse dorée qui circule en Nissan et en Mercedes. Les cigarettes d’importation ne font pas défaut. Les marques les plus populaires sont les cigarettes bout filtres canadiennes Aspen et Johnny Walker Black.” Et de conclure : “Avec le nouvel accord, l’accès à la nourriture et aux médicaments demeure une question politique et non humanitaire. Saddam Hussein et ses hommes décideront qui aura à manger et qui recevra des antibiotiques.” Black List, p.311-312-316-317, Maurice Murad, “Les dangers du grégarisme”, mai 2003, Les arènes.

“Après qu’une coalition dirigée par les Etats-Unis a dévasté l’Irak en 1991 pour punir “Saddam-Hitler”, l’Amérique et l’Angleterre ont imposé des sanctions meurtrières à ce malheureux pays, avec le but de se débarrasser de son dictateur. Il est probable qu’un million d’enfants en sont morts, soit autant que dans l’holocauste nazi.” Norman Finkelstein, L’industrie de l’Holocauste – réflexions sur l’exploitation de la souffrance des juifs, éditions La Fabrique, 2001, p. 141

“Certains points du livre, secondaires par rapport au propos central, n’emportent pas ma conviction, je l’avoue. On quitte, semble-t-il, le terrain des faits pour celui de l’interprétation et de la spéculation, voire de la propagande, lorsqu’on lit que le blocus de l’Irak aurait fait un million de morts, par famine et absence de soins médicaux, au cours des dix dernières années. Repris par quelques mouvements politiques et organisations humanitaires, ce chiffre ne repose sur aucune observation, un tel cataclysme ne pouvant passer inaperçu.” Rony Brauman, postface de L’industrie de l’Holocauste – réflexions sur l’exploitation de la souffrance des juifs, de Norman Finkelstein, éditions La Fabrique, 2001, p. 150


source: enquete-debat.fr

Tag(s) : #ACTUALITES

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