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MOINS de BIENS PLUS de LIENS

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L'esprit est comme un parapluie = il ne sert que s'il est ouvert ....Faire face à la désinformation


#FRANCE - Philippe de #Villiers : “J’appelle à l’insurrection”

Publié par Brujitafr sur 25 Avril 2021, 05:29am

Catégories : #ACTUALITES, #POLITIQUE

#FRANCE - Philippe de #Villiers : “J’appelle à l’insurrection”

“Great Reset”, guerres des races, cancel culture, remigration, élection présidentielle, Emmanuel Macron…

À l'occasion de la sortie de son nouveau livre choc, Philippe de Villiers appelle au sursaut des âmes pour éviter la disparition de la France.

Entretien.

Depuis l’apparition du coronavirus, il y a plus d’un an, les gouvernements occidentaux ont réagi d’une manière « absolument remarquable de mimétisme », selon vos mots. Comment l’expliquez-vous ?

L’Occident n’a plus de pensée. Il est dans le psittacisme. La France s’aligne sur l’Allemagne qui s’aligne sur les États-Unis. Nos élites globalisées vivent à l’heure américaine, elles sont aspirées par les mêmes entraînements crépusculaires. C’est Time qui donne le tempo.

Les élites globalisées, écrivez-vous, s’étaient préparées à l’éventualité d’une épidémie planétaire et avaient anticipé la réponse qu’il faudrait y apporter.

J’ai découvert une chose inouïe : ce que nous avons vécu a déjà été joué. C’était le 18 octobre 2019, lors une rencontre inhabituelle de gens puissants, non mandatés, hors des circuits officiels des institutions multilatérales, qui s’est tenue à New York. Il ne s’agissait pas d’un colloque, mais d’un exercice de simulation d’une pandémie de coronavirus qui rassemblait Big Pharma, Big Data, Big Finance, la Fondation Bill Gates et le Forum de Davos. Ces nouveaux seigneurs composent une sorte de directoire d’influence mondiale, supérieur aux puissances publiques.

Que déduisez-vous de cette réunion ?

À cette date, personne ne parle encore du Covid. J’en déduis qu’ils se doutaient de quelque chose. Je ne dis pas “ils ont inventé le virus”, car je ne suis pas complotiste. Je dis : “Ils ont accueilli le virus comme une bonne fortune. ” Ils s’y attendaient. Depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce, en 1994, les élites du village global ont voulu bâtir un nouveau monde, sans frontières, d’un seul tenant – les uns par calcul pour ouvrir un grand marché planétaire de masse, les autres par idéologie pour remplacer “les murs par des ponts”, comme dirait le pape François. Ils ont fabriqué ce monde sans cloisons. Ils savaient que ce monde serait violemment pathogène. Quand vous mettez 5 ou 6 milliards de personnes dans une même pièce, le microbe se promène plus facilement. Ils le savaient, ils s’y attendaient, ils s’y préparaient.

En d’autres termes, le virus apparaît pour cette élite globalisée comme une aubaine ?

C’est ce que dit Klaus Schwab. Le fondateur et président du Forum économique mondial de Davos est le premier à présenter le Covid-19 comme une « fenêtre d’opportunité », ce sont ses mots. Il l’écrit noir sur blanc dans son manifeste Covid-19 : la grande réinitialisation. Qu’on ne s’y méprenne pas : ce livre est l’équivalent du Manifeste du Parti communiste. Il y dessine un nouveau paradigme… En pleine pandémie.

Le “Great Reset”, loin d’être une théorie complotiste, serait au contraire le projet affiché au grand jour de cette élite ?

À force d’entendre tous les jours radios et télés parler de ces complotistes qui évoquent sur les réseaux sociaux le “Great Reset” , se recopiant les uns les autres, j’ai voulu savoir qui était le plus malade parmi les malades. À force de chercher le patient zéro, j’ai trouvé un bien portant : Klaus Schwab. C’est lui, l’inventeur de cette nouvelle sémantique.

Qui est vraiment ce Klaus Schwab et qu’incarne-t-il ?

Depuis cinquante ans, Klaus Schwab, depuis son chalet de Davos, incarne la plate-forme culminante du dialogue de ceux qui mènent le monde, à l’intersection de la richesse et de l’influence. C’est là-bas, à Davos, que se définissent les lignes de fuite du capitalisme mondialisé, c’est à Davos encore que l’on pose les compresses à la moutarde lorsque le capitalisme de connivence va mal, c’est à Davos qu’on vient chercher tonsure ou agrément – par exemple, Greta Thunberg, la “Jeanne d’Arc” qui entend des voix sur Instagram -, c’est à Davos enfin qu’il faut aller chercher l’investiture lorsqu’on veut percer en politique. En 2016, le jeune Emmanuel Macron quitte le casino du Touquet pour aller à Davos et devenir ainsi, sous la férule du docteur Schwab qui lui impose les mains, “young global leader”. Deux ans plus tard, ce sera Marlène Schiappa avant que, cette année, Gabriel Attal ne reçoive l’onction. Davos est au capitalisme de surveillance ce que la deuxième Rome était à la première sous Byzance. Il faut aller à Davos comme avant il fallait aller voir les empereurs chancelants.

Dans son livre, Klaus Schwab prévient, pour s’en réjouir, que la pandémie n’est en rien une parenthèse et que le retour au monde d’avant est une illusion.

Ses mots sont glaçants. Il faut les citer. « Beaucoup d’entre nous se demandent quand les choses reviendront à la normale. Pour faire court, la réponse est : jamais. » Il y a un côté fébrile en ces trépignations. Et Klaus Schwab ajoute qu’il faut faire du Covid l’occasion d’une « nouvelle normalité » par « la fusion de nos identités physique, numérique et biologique » . Pour être sûr d’être bien compris, alors que le livre est publié le 2 juin 2020, le lendemain, 3 juin, est organisée une vidéoconférence avec le gratin mondial, en présence du secrétaire général de l’Onu. Il explicite ce qu’est cette « fenêtre d’opportunité » avec, d’une part, l’achèvement de la numérisation du monde et, d’autre part, la lutte contre le changement climatique. Pour résumer : tous les géants de la numérisation du monde s’entendent avec la classe dirigeante pour un projet de réinitialisation du monde, pour créer une humanité nouvelle sous l’empire de l’intelligence artificielle.

Vous parlez de la fébrilité de Klaus Schwab. D’où peut-elle venir, alors qu’il était déjà supposé dominer assez largement le monde d’avant ? Pourquoi aurait-il peur de revenir à un monde qu’il dirigeait déjà ?

Cette question est décisive. Je suis entré dans la pensée de Klaus Schwab pour comprendre et voici ce que j’ai trouvé. En réalité, ce qui est en train de se nouer sous nos yeux, c’est un deuxième compromis historique entre le capitalisme sans entrailles et ses ennemis naturels. Le compromis initial organisa, à la chute du mur de Berlin, la collusion, attendue depuis le tournant des années 1970, entre les ultralibéraux et les libertaires. Les premiers réclamaient la liberté circulatoire, les seconds la liberté sociétale. On trouva un point d’accord. Les deux revendications fusionnèrent : ainsi naquit l’espèce hybride des “bourgeois bohèmes”, les “bobos”. Le capital, à son tour, voulut circuler « sans temps mort et jouir sans entraves ». La globalisation du libre-échange fut la réalisation, sur le plan économique, des idéaux culturels et moraux de Mai 68. Mais ce compromis a buté sur un écueil : le CO2. Il a pollué l’atmosphère en exploitant à fond les ressources. Il a donc fallu un nouveau compromis…

Quel est donc ce nouveau compromis ?

Il s’est noué en 2015, avec l’Agenda 2030, voté à l’Onu, et il a été scellé le 11 novembre 2020, en plein Covid, avec le Green Horizon Summit – le Sommet de l’horizon vert. Écoutez bien, ce que je vais dire est monstrueux : nous assistons à la naissance d’un capitalisme numérique écologique. Ce n’est pas pour rien que Greta Thunberg est invitée à Davos. Le CO2 est le nouveau virus officiel. Les écolos font le pari que la numérisation du monde permettra d’enfermer les gens chez eux, d’éviter la voiture en ville, de faire rouler tout le monde à vélo, de clouer au sol les avions, de supprimer la propriété, de pointer l’industrie car elle pollue, de convertir le nucléaire à l’éolien consommateur de métaux rares. Le nouvel impératif catégorique est simple : numériser pour décarboner. Mais cette alliance entre les libéraux et les écologistes, au nom du CO2, est une gigantesque imposture : les data centers géants produisent une fois et demie plus de pollution que l’aviation civile. En 2025, ce sera trois fois plus. Sans compter que les déchets qui sont renvoyés dans la nature sont extraordinairement polluants. La consommation d’électricité des data centers est considérable. C’est une imposture qui permet de sauver le numérique de lui-même. Et c’est pour ça qu’on a une loi climat et un référendum sur le climat, pour nous faire entrer dans le tunnel du CO2. Les géants du numérique et les écolos s’entendent et toute la classe politique française suit dans le même mouvement. C’est le nouveau virus : le CO2. Savez-vous ce que pèse la France dans le CO2 mondial ? 0,9 %. Eh bien, au nom de ce 0,9 %, on va nous infliger la décroissance et le camp de rééducation permanente des “khmers verts”.

Le fil rouge de ces compromis historiques est le matérialisme. Pensez-vous que l’aspect idéologique de “l’homme augmenté” est anecdotique, que c’est une simple conséquence hasardeuse, ou qu’il est programmé lui aussi ?

La réinitialisation du monde, c’est vraiment la table rase. C’est

 

 

S’il est critiqué pour flirter avec le conspirationnisme soft ou hard, l’ancien élu répond que les seuls et vrais complotistes, en quelque sorte les comploteurs réels, ne sont ni plus ni moins que les élites que, précisément, il stigmatise. Ainsi, le « complotisme » ne serait au fond à ses yeux qu’une arme de dissuasion brandie par des adversaires et des ennemis, les élites, ou a minima ceux qui en sont les complices.

« Ce que nous avons vécu a déjà été joué »

Plus récemment, venu parler de son dernier livre paru en ce mois d’avril, Le Jour d’après (éd. Albin Michel), sur l’antenne de Sud Radio, au micro d’André Bercofflui-même connu pour ses sorties complotistes –, Philippe de Villiers expliquait, avec le sourire complice, le ton et les propos approbateurs de l’interviewer, que « les fake news » ou les complotistes, loin de revêtir une existence réelle, seraient en fait les élites dominantes qui vilipenderaient « ceux qui ne sont pas d’accord avec eux ». De ce point de vue, le complotiste n’est pas ou plus celui qui fantasme des complots par définition imaginaires. L’ancien ministre ne faisait que répéter à la radio ce qu’il écrit dans son derniers opus ; cela apparaît en exergue sur le site officiel des éditions Albin Michel, où il prétend que l’épidémie de coronavirus a « déjà été jouée » à l’occasion d’une réunion qui s’est tenue à New York le 18 octobre 2019 :

« Ce que nous avons vécu a déjà été joué. A New-York. Lors d’une réunion ou plutôt d’un exercice de simulation d’une pandémie de coronavirus, le 18 octobre 2019 ; tout a été filmé et se trouve sur Internet. Cela s’est passé plusieurs mois avant la survenance du virus. En réalité, les participants – les géants du capitalisme de surveillance – anticipaient ainsi la catastrophe à venir. Ils avaient voulu un monde d’un seul tenant, sans cloisons. Ils savaient que ce monde-là serait hautement pathogène. Ils le savaient et s’y préparaient. Ils attendaient la pandémie et ils la voyaient venir ».

Certes, jouant habilement sur l’ambiguïté, il ne va pas jusqu’à énoncer, expressis verbis, que le virus a été fabriqué en laboratoire puis propagé ensuite au reste du monde. Mais l’essayiste-militant n’en demeure pas moins convaincu que les élites « capitalistes » l’ont voulu, au point qu’elles l’auraient anticipé et accompagné. Et cela s’appelle objectivement du conspirationnisme, qui ensuite discrédite sans aucun fondement la parole publique et parallèlement les mesures sanitaires primordiales. Il en est ainsi lorsque Philippe de Villiers compare, de façon extrêmement douteuse, le docteur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, à… Pétain. Partant, si l’on va au bout du raisonnement, l’épidémie de la Covid-19 aurait été organisée et planifiée aux fins de grossir l’hydre « mondialiste » et asseoir la domination oligarchique !

Au micro de Sonia Mabrouk, sur les ondes d’Europe 1 le 9 avril dernier, de Villiers entonna de nouveau son couplet complotiste au sujet du « Great Reset », suggérant que la pandémie actuelle ne serait qu’une étape dans un vaste projet diabolique de « réinitialisation du monde ». Il accuse Klaus Schwab, fondateur du Forum économique mondial de Davos, celui-là même qui forgea l’expression, de soutenir, dans la perspective d’un monde post-pandémie, ni plus ni moins qu’un projet d’aliénation des peuples. Pourtant, ce n’est pas exactement ce qu’avance le leader économique qui plaide pour qu’advienne « un système fonctionnel de coopération mondiale intelligente, structuré pour relever les défis des 50 prochaines années ». Rien de secret ici et rien, en tous cas, qui trahisse les intentions malignes que lui prête le fondateur du Puy du Fou.

En effet, dans un ouvrage publié en juillet 2020, intitulé Covid-19: The Great Reset, Klaus Schwab et son co-auteur, l’économiste Thierry Malleret, proposent ainsi non pas de prospérer sur les cadavres en cherchant à contrôler à vil prix le monde et les individus comme le soutient et l’insinue inlassablement Philippe de Villiers, mais au contraire d’œuvrer à résorber des inégalités apparues justement criantes à l’occasion de la crise sanitaire, misant, pour ce faire, sur « la clairvoyance » et « l’ingéniosité » de l’être humain.

Bref, l’exacte antithèse de ce que martèle l’homme politique auquel peu de journalistes opposent des contre-arguments solides. La mécanique conspirationniste de Philippe de Villiers et consorts est parfaitement huilée, à la fois attendue et symptomatique d’une époque confuse où le relativisme de la vérité profite essentiellement à ceux qui s’en affranchissent. De la sorte, une culture de la suspicion et de l’anathème progresse ; s’ensuivent procès d’intention et perfidie prêtées sélectivement à des individus, a fortiori s’ils sont étrangers ou au patronyme apparemment non français.

« Ils le savaient, ils s’y attendaient, ils s’y préparaient »

Au micro de la journaliste Apolline de Malherbe, sur l’antenne de BFM TV samedi 10 avril dernier, Philippe de Villiers, par moments contradictoires (parce que poussé parfois dans ses derniers retranchements), proposait une énième définition du complotiste, pratiquant l’inversion accusatoire, pour aussitôt asséner l’existence d’une planification de l’épidémie de coronavirus voulue par « des géants du numérique » :

« Un complotiste, c’est quelqu’un qui ment, c’est quelqu’un qui est dans le fantasme. Ce qui nourrit le complotiste, c’est quand nos gouvernants eux-mêmes ne sont pas dans la vérité nue, vous voyez ? Et quand on triche, on triche partout. Et la tricherie implique la tricherie. Ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est que j’ai vu de mes propres yeux un exercice de simulation qui a eu lieu le 18 octobre 2019, donc bien avant qu’on ne parle du Covid, à New York, vraiment avec le gratin mondial des puissances privées : big-data, big-pharma, big-finances. Ils font une simulation d’une pandémie de coronavirus. Et en voyant ça, je me dis, “bon, ce n’est pas truqué, c’est un fait !” C’est-à-dire qu’il y a des gens qui, en fait, savaient… »

L’acmé de la connivence journalistique avec le complotisme de l’essayiste de Vendée est atteinte dans l’interview récente que ce dernier a accordé à cinq journalistes (dont certains sont des chroniqueurs-télé) de Valeurs actuelles avec un titre/mot d’ordre qui n’est pas que tapageur (« J’appelle à l’insurrection ») puisqu’il peut se comprendre comme un appel à troubler l’ordre public.

 

L’interview de l’ancien président du Mouvement pour la France est un parfait compendium de ses obsessions nationalistes avec, derechef, une complaisance déconcertante des journalistes. Il y réitère la croyance en une conspiration « de gens puissants » réunis le 18 octobre 2019, qui, d’après lui, « se doutaient de quelque chose » tandis qu’ils ne parlaient pas encore de Covid… Il voit cette réunion de New York comme l’une des étapes phares d’un moment fondateur : la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1994, conférant à cet égard à ses architectes et participants une sorte d’omniscience et d’omnipotence irrésistibles dans « ce nouveau monde » chaotique qu’ils dessinèrent, qu’ils auraient de cette façon préparé de longue date !

« Ils ont fabriqué ce monde sans cloisons. Ils savaient que ce monde serait violemment pathogène. Quand vous mettez 5 ou 6 milliards de personnes dans une même pièce, le microbe se promène plus facilement. Ils le savaient, ils s’y attendaient, ils s’y préparaient ».

L’ancien ministre tance même – sans user de l’expression « puçage » largement en vogue dans les milieux conspirationnistes –, « les géants du numérique » accusés de nous rendre « serfs […] appelés à être géolocalisés, implantés, traqués, tracés, donc soumis ». Enfin, il voit un autre complot des animateurs du Forum de Davos : œuvrer à la normalisation des LGBT, encourager l’immigration…voire, opprobre suprême, les droits de l’homme !

 

 

Voir aussi :

 

 

* Dernier ouvrage paru :  Le Lobby saoudien en France. Comment vendre un pays invendable, Paris, Denoël, 2021 (avec Pierre Conesa, Sofia Karampali Farhat et Régis Soubrouillard).

source

#FRANCE - Philippe de #Villiers : “J’appelle à l’insurrection”

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