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L'esprit est comme un parapluie = il ne sert que s'il est ouvert ....Faire face à la désinformation


Le Conseil constitutionnel autorise le fisc à la surveillance de masse

Publié par Brujitafr sur 31 Décembre 2019, 07:05am

Catégories : #ACTUALITES, #Nouvel Ordre Mondial, #POLITIQUE

On en parle, on en parle, on explique comment ça marche, et on a l’impression que tout le monde s’en fout (ou presque), mais fichtre diable, comment fonctionne -t-il et à quoi qu’il peut bien servir tout cet arsenal de surveillance, hein ?

« 1984 » de Georges Orwell, roman d’anticipation écrit juste après la Seconde Guerre mondiale nous décrit avec une précision diabolique la société dans laquelle nous sommes déjà entrés : omniprésence des écrans et de l’information, « discours de peur » permanents des dirigeants, technologies de surveillance généralisées, détournements sémantiques des appareils d’Etat et des concepts (« la guerre c’est la paix », « la liberté c’est l’esclavage »), police de la pensée, ennemi éternel (le terrorisme permanent justifiant la surveillance), guerres et alliances modifiées en permanence…

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Le Conseil constitutionnel autorise le fisc à la surveillance de masse

Le Conseil constitutionnel, dans sa décision rendue vendredi dernier, vient de considérer que la surveillance généralisée des réseaux sociaux prévue par l’article 154, ex-57, de la loi de finances pour 2020 est conforme à la Constitution.

Comme nous le dénoncions, cet article prévoit une collecte puis une analyse de masse des données publiques des réseaux sociaux. Des données sensibles seront collectées, par exemple sur notre vie sexuelle, politique ou religieuse. Au point 87 de sa décision, le Conseil constitutionnel s’est contenté d’interdire la seule exploitation des données sensibles, laissant possible leur collecte en masse, ce qui est tout aussi dangereux et contraire au droit européen.

L’article 10 de la directive police-justice n° 2016/680 interdit tout traitement de données sensibles qui ne soient pas justifié par une « nécessité absolue ». En l’espèce, la lutte contre les infractions fiscales peut être réalisée par bien d’autres moyens humains déjà mis en œuvre. Ni le gouvernement, ni le Conseil n’ont été capables d’expliquer en quoi la surveillance algorithmique est nécessaire à la lutte contre la fraude fiscale.

Enfin, le Conseil constitutionnel prétend que les contrôles fiscaux ne seront pas déclenchés automatiquement par les algorithmes de détection de fraude, mais reposeraient sur un travail humain. Cette affirmation traduit une grande naïveté et laisse en tout état de cause la porte ouverte à plus d’arbitraire dans les décisions administratives : comment contrôler le résultat d’un algorithme qui ne peut être expliqué et reproduit1 ?

La boîte de Pandore a été ouverte. En validant le principe de surveillance de masse des réseaux sociaux, le Conseil constitutionnel permet aux autres administrations de pouvoir réclamer leur part de surveillance généralisée, voire de se servir directement dans les données collectées par le fisc. Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, défend inlassablement cette nouvelle surveillance et promettait 10 millions d’euros par an pour seulement deux algorithmes. Son joujou désormais approuvé constitue un pas supplémentaire pour remplacer l’humain·e par la machine, le·la citoyen·ne par une ligne dans un tableur.

source

References

1. Le Conseil constitutionnel estime que l’obligation de « corroboration et enrichissement » exigée par la loi écarterait tout contrôle fiscal automatique. Pourtant, avec l’utilisation d’algorithmes auto-apprenants dont le résultat ne peut être reproduit et expliqué, cette opération ne sera rien d’autre qu’un contrôle fiscal déguisé.

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Jean Louis 01/01/2020 02:11

Aussi, il y aura beaucoup de faux profils, et en plus, maintenant, on peut se connecter, chatter, envoyer des photos, audios et messages par d'autres moyens que les conneries de toujours, et même le réseau TOR a ses propres programmes, maintenant... Par "conneries de toujours", je veux dire : Facebook, Whatsapp, Instagram, google+, Skype, et les messengers, qu'ils soient de fb ou de yahoo... Donc, je préconise TORchat, ou une combinaison de Telegram sur Tor, par exemple, aussi le réseau unix protégé "DC++" ou "direct connect ++" sous linux, et pour la téléphonie, un client SIP , ou "softphone Ekiga", par exemple, toujours sous linux, et des solutions ainsi, il y en aura toujours, donc, changez de système, et tout ira bien...

Jean Louis 01/01/2020 02:04

Comme cet "algorithme" sera connecté en permanence à l'internet, il sera très très facile de le contourner et de le pirater, sachant simplement comment s'appelle le programme et de quel ministère il vient (certains pirates Français, dans d'autres pays, ne se sont pas gênés pour faire en sorte que tout se sache sur le ministère des finances, ses projets "guardés" et parqués sur leur système, leurs intentions, leurs conversations via téléphonie ip, etc.... C'est très facile, vu qu'ils utilisent toujours les produits microsoft (pour pouvoir pirater le tout, il suffit de détecter une seule machine connectée, qui fonctionne avec Windows, on appelle ça une "machine à failles", ou envoyer un couriel "de demande d'informations" à un idiot de contrôlleur du fisc, qui va s'empresser de l'ouvrir, et hop, le tour est joué)...

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