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Le rôle des médias : la guerre de la manipulation par la désinformation
Pour comprendre le rôle majeur que jouent les médias dans la guerre néo colonialiste de l’Occident, prenons l’exemple des interventions multi récidivistes des USA dans le monde. L’utilisation de bandes de criminels par Washington (Moudjahidin, néo nazis, djihadistes) devint le modèle pour les invasions (« libérations ») de l’Afghanistan, de l’Irak, de l’Ex Yougoslavie, de la Libye, de l’Ukraine et de la Syrie. Toutes ces invasions pouvaient êtres qualifiées de « crimes suprêmes » selon la norme établie à Nuremberg comme par le traité constitutionnel de l’ONU; or, tous ces crimes dépendaient de la propagande des médias. Le journalisme à sensation a bien entendu joué son rôle habituel, mais le journalisme « officiel » s’est mis au service exclusif de la propagande mensongère des Pouvoirs atlantistes (tous ceux qui sont vassalisés à l’OTAN) décomplexés !

Dans ce sens on se souviendra des interviews de Marr à la BBC concernant la guerre entreprise en Irak où Saddam Hussein détenait « des armes de destructions massives » inexistantes: ces interviews sont recommandées aujourd’hui par l’ambassade des Etats- Unis à Londres, alors que tout le monde connaît la supercherie qui a justifié la destruction de l’Irak comptant désormais un million de morts et une société en ruines, l’œuvre superbe de « l’axe du bien » Anglo Saxon, Grande Bretagne et USA, avec ses alliés traditionnels. Ce comportement est d’une arrogance sans nom ou d’un cynisme aveugle. Il n’y a pas de remords, ni de regrets, ni quelque reconnaissance d’erreur, de faute, que ce soit, pas de confession, pas de repentir du côté des Etats-Unis qui ont toujours raison et qui sont directement inspirés par dieu qui leur a confié cette mission d’être « l’axe du bien » dans le monde ! Le chaos volontaire est un « bien » ! Les personnes au service de l’idéologie hégémoniste des USA le pensent « sincèrement » !

Le rôle des médias : la guerre de la manipulation par la désinformation

Condoleezza Rice, secrétaire d’Etat sous la présidence G.W. Bush, disait en 2006 :

« Le Président Bush et moi-même partageons cette conviction que l’Amérique peut et doit être une force du BIEN dans le monde. Le Président et moi croyons que les Etats-Unis doivent rester engagés comme leader d’événements hors de nos frontières. Nous croyons cela parce que nous sommes guidés par le même principe persistant qui donna naissance à notre propre nation : la dignité humaine n’est pas un don du gouvernement à ses citoyens, ni un don des hommes les uns aux autres ; c’est une grâce divine à toute l’humanité. »

On ne peut pas dire plus clairement les choses : tout ce comportement manipulatoire est inspiré par une « croyance » qui n’a rien à voir avec une objectivité rationnelle !

Les collègues de Marr s’alignèrent pour qualifier les actions de Blair de « justifiées ». Le correspondant à Washington de la BBC, Matt Frei, déclara : « Il ne fait aucun doute que la volonté d’apporter le bien, les valeurs américaines au reste du monde, et en particulier au Moyen-Orient … est désormais de plus en plus liée au pouvoir militaire. » Pourtant il s’agit bien de semer le chaos !

Les Etats-Unis ne comprennent pas où il y aurait culpabilité, car ils sont convaincus de faire le « bien » : leurs actes sont dictés par une conscience « judéo-chrétienne » supérieure, qui est la norme absolue du bien… Dès lors tout ce qu’ils imaginent est juste et « saint », même le chaos volontaire, même la torture pratiquée consciencieusement à

Guantanamo et ailleurs, un mal qualifié sans doute « d’œuvre de purification de l’âme », comme le pensaient les inquisiteurs de l’Eglise inspirée par l’Esprit Saint !

Le journalisme occidental officiel est entièrement au service des intérêts des USA, des corporations, des banques et de leurs collaborateurs alliés. Il n’hésite pas à qualifier de « force bienveillante » qui « apportent le bien » dans le monde, cette alliance pourtant ouvertement criminelle ! Dans l’actualité, ce journalisme pervers explique le désastre semé en Syrie par la faute de Bachar al-Assad ! C’est assez consternant en soi mais c’est pourtant ce cynisme qui est présenté constamment et sans complexe, par ce journalisme collaborateur du mensonge atlantiste. La subjectivité domine entièrement le discours et l’objectivité n’existe pas. Il y a conflit entre la raison et l’émotion : les deux sont en lutte et cette lutte confirme la dualité qui ignore la complémentarité à son origine naturelle.

Pour comprendre cet aveuglement, il faut connaître les mécanismes psychiques de la censure. Les journalistes habités par cette subjectivité déconcertante, sont absolument sincères : ils sont même persuadés qu’ils servent la cause de la vérité, de la juste information et de l’idéal démocratique ! Lorsque vous leur montrez qu’ils nagent en pleine subjectivité, ils vous regardent hébétés en se demandant à quel « complotiste » ils ont à faire ?

Le « complotiste », selon un expert de la question consulté par Le Monde les 19 et 21 juin 2013, Rudy Reichstad, le fondateur en mal de reconnaissance de Conspiracy Watch, « est une personne qui donne une version parfaitement cohérente et plausible des faits relatés. » Mais le « non complotiste » est aussi « une personne qui donne ou qui adhère à une version parfaitement cohérente et plausible des faits relatés » : la version officielle est apparemment cohérente et plausible elle aussi sur les faits relatés ! Pourquoi la vision du soi disant «complotiste» devrait elle être fausse et la vision du «non complotiste » vraie, alors que les deux logiques sont de toute façon à égalité?! Comment déclarer que l’un est complotiste et l’autre pas? Qu’est-ce qui va permettre le discernement puisque les deux versions sont à égalité, selon les dires même de l’expert ?

Il y a 5 acteurs dominants qui manipulent la globalité des informations et qui détiennent les médias principaux à partir desquels se diffuse la quasi entièreté de l’information vers les autres organes tous inféodés. En France il y a huit patrons milliardaires propriétaires de la totalité des médias français et qui répercutent fidèlement le ton donné par les 5 acteurs dominants.

Ces contrôleurs et filtres de l’information sont : General Electric propriétaire de NBC ; le groupe Time Warner/AOL ; Rupert Murdock qui est le propriétaire de Fox News ; l’empire Turner qui contrôle la chaîne mondiale CNN ; le conglomérat dépendant de Columbia Broadcasting System.

La collusion d’intérêts vient évidemment se surajouter à la mission déontologique des journalistes : le parti-pris est obligatoire et dicté par la politique néo-conservatrice, hégémonique de ces empires capitalistes veillant jalousement sur leur pouvoir exorbitant… En France on a rigoureusement le même schéma (Cf., Laurent Mauduit qui est co-fondateur de Mediapart, ancien chef du service économique de Libération et ancien directeur adjoint de la rédaction du Monde.

Dans une interview, il explique qui sont les 8 milliardaires qui contrôlent notre information, comment ils y parviennent, et nous avertit : « Jamais depuis la seconde guerre mondiale l’information n’a été aussi muselée. » En effet, le journaliste évoque toute une série de cas de censures politiques dans les rédactions d’informations: « Comment 8 milliardaires contrôlent l’information », par pascontent-tv)

Lorsqu’on se donne un peu la peine de s’informer réellement, concernant l’actualité en politique étrangère, chacun sait que les Atlantistes (Membres de l’OTAN et tous les Régimes politiques vassalisés) manoeuvrent dans l’ombre bien loin des considérations humanitaires, pour servir les plans d’Israël et mettre en œuvre ce qui a été concocté par le PNAC (Plan pour le Nouveau Siècle Américain).

Le rôle des médias : la guerre de la manipulation par la désinformation

Les forces déchaînées et armées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Turquie et leurs mandataires de la « coalition » sont là pour ça. Ce sont eux qui assurent la propagande et fabriquent les vidéos se transformant en informations qui inondent les États-Unis puis l’Europe, et qui fournissent un accès unique aux journalistes et garantissent une « couverture » absolument partisane de la Syrie, de l’Ukraine (Donbass), de la Lybie… etc.

Prenons un exemple parlant. Chacun d’entre nous a eu l’occasion d’écouter le discours officiel sur la ville d’Alep : toutes les chaînes d’infos en parlent. L’immense majorité des lecteurs de journaux et des téléspectateurs ignore que l’essentiel de la population d’Alep vit dans la partie occidentale contrôlée par le Gouvernement de Bachar Al-Assad. Le fait que ces gens souffrent quotidiennement des bombardements d’artillerie de DAECH parrainé par l’Occident, n’est jamais mentionné. Le 21 Juillet, les bombardiers français et américains ont attaqué un village du gouvernement dans la province d’Alep, tuant jusqu’à 125 civils. The Guardian a tout de même rapporté cet événement en page 22, mais il n’y a pas eu de photos. Pourquoi ?

Dans « La fabrication du consentement », Chomsky a démontré comment un journaliste peut passer une vie entière consacrée à son média dans une illusion absolue d’une liberté d’expression ! C’est la situation réelle d’un Lenglet ou d’une Saint-Cricq, d’un Poujadas ou d’un Jean-Pierre Pernaut, par exemple, qui sont tous les quatre, sans doute, parfaitement « sincères »…

Chomsky a fait la démonstration que les sources d’information, les canaux de distribution et les consignes amenées par les rédacteurs en chef, au travers des politiques éditoriales, construisent un environnement moral et un consensus qui évitera soigneusement de violenter la sphère politique, les lobbies, « l’opinion publique » préconçue et conduite dans le chemin stéréotypé de l’électeur fondamentalement considéré a priori comme évidemment conservateur, c’est-à-dire implicitement complice du système…

Tout est fait pour conforter l’individu dans cette conviction, même si celle-ci n’était pas du tout la sienne au point de départ. C’est l’univers sectaire et la technique manipulatrice des sectes qui est ouvertement utilisée. Les médias, mais aussi les Universités, les grandes écoles, les Eglises, la bonne éducation font assimiler plusieurs croyances et notamment la croyance que l’Occident ne peut en aucun cas être agresseur d’un pays ou d’un ensemble de peuples… Cela est une hypothèse inconcevable et prohibée !

Si, par exemple, la Russie ou l’Iran disent aux Occidentaux qu’ils sont des agresseurs, ce qui est le cas en Syrie, en Ukraine, en Irak, en Libye, au Yémen, en Afghanistan… nous le reconnaissons éventuellement mais en disant que ce sont des interventions de «libération» pour l’installation de «la démocratie» et ceux qui s’opposent à cette mission de haute conscience morale humaniste de la part de l’occident, sont donc transformés en agresseurs, « traîtres à leur Patrie », « terroristes », « complotistes », « anarchistes », «chavistes ou dictateurs » sanguinaires et oppresseurs des peuples !

Des travaux en neuro psychologie (Cf., G.Berns, J.Chappelow, C.Zink, G.Pagnoni, M.Martin, Skurski, J.Richards, «Neurobiological Correlates of Social Conformity and Independence During Mental Rotation », Biological Psychiatry, 2005.) ont démontré que la réalité perçue par la capacité naturelle de chaque individu est modifiée par l’opinion du groupe. L’opinion du groupe représente la pulsion défensive pathogène dite «coalitionnelle » (selon la psychologie cognitive), qui modifie le jugement de l’individu, parce que le jugement de ce dernier est tributaire de sa propre perception. La perception du réel par l’individu est modifiée par l’opinion du groupe qui influence la capacité individuelle à percevoir et entraîne ainsi l’individu à modifier sa propre perception au profit de celle du groupe qui influence donc, par le moyen de la perception, son jugement.

Ces mêmes travaux démontrent, grâce notamment à l’imagerie médicale, que si l’individu prend la décision de s’exprimer contre l’avis unanime « coalitionnel » du groupe, ce sont les aires cérébrales émotionnelles de la peur qui sont alors activées, comme si l’individu se sentait en danger parce qu’il affirme une évidence face à un groupe qui ne la voit pas.

L’adhésion à la psychologie collective «coalitionnelle », implique un conformisme qui est une abdication de son propre jugement sous l’effet du jugement du plus grand nombre. L’individu se retire face au groupe car l’opinion de plusieurs est ressentie comme étant supérieure à l’opinion d’un seul !

Ce mécanisme est inconscient, dans la plupart des cas, parce que le processus d’adhésion au « coalitionnel » (système de défense pathogène) a lieu au niveau de la perception avant d’arriver à celui du jugement. L’individu ne réalise pas qu’il abdique son propre jugement. Il est totalement conditionné, manipulé par l’opinion du groupe, à son insu.

Ceux qui animent les « débats » sur les chaînes de télévisions, ne sont pas des têtes pensantes, mais des militants du système, les yeux toujours rivés sur les courbes d’audience? La politique est une tragédie humaine et les médias en font un divertissement. La norme est décrétée depuis les comités de rédaction, la direction des chaînes ou des grandes éditions, déclarant ce qui fait «polémique», ce qui est « acceptable » ou « inacceptable »…

Les sources de l’information sont les mêmes : tous les médias disent et répètent en boucle la même chose : c’est le psittacisme incantatoire de la liturgie médiatique. Des experts sont appelés, lorsque la résistance à l’information formatée se montre trop forte. Les experts sont des «spécialistes» auxquels il est demandé de jouer un rôle d’inquisiteurs et de tortionnaires, certains de détenir la vérité et qui n’ont plus rien à apprendre sur rien ni de personne! Les experts savent, donc ils ont raison : il n’ont pas besoin de réfléchir et n’ont rien à démontrer. Ils sont en soi la vérité.

Il ne faut pas réfléchir : on nous submerge donc d’informations torrentielles de telle sorte que nous ne pouvons plus prendre le temps de la réflexion critique, ni prendre celui de vérifier les éléments divulgués en confrontant les sources diversifiées possibles. Le réel est systématiquement tamisé aux grilles de la norme de ce que doit être la vision juste des choses.

Le rôle des médias : la guerre de la manipulation par la désinformation

Je fais vivre le système si j’accepte de perdre mes instincts naturels : ma liberté d’esprit, ma joie de vivre, ma propre conscience, ma capacité critique, mon autonomie vitale… N’importe quel dressage passe par une croyance. La croyance fait « croire » que ce dressage est forcément bon et dire le contraire est quasi blasphématoire.

Les personnes qui sont critiques ou sceptiques, qui font preuve de bon sens, sont éliminées ou utilisées comme épouvantail pour les autres : on répand des rumeurs malveillantes sur elles, on les traite « d’extrémistes » ou de « populistes », ou de « complotistes », ou de « délirants »…

Tout récalcitrant ou contestataire est humilié, calomnié, méprisé ou accusé d’imposture, diabolisé pour être brûlé vif sur le bûcher médiatique ou lynché, à l’abri des regards, sur les terrains vagues de la société spécialement aménagés pour la gestion de l’isolement forcé et de l’exclusion silencieuse. Les médias constituent une secte qui défend âprement son dogme sectaire et bascule facilement dans le fanatisme. Il y a toujours un hérétique de la société, un « dissident » ou bouc émissaire de service. Celui qui est opposé au système ne détient pas les bonnes informations !

Le rôle des médias : la guerre de la manipulation par la désinformation

Tous les médias atlantistes disaient que la réélection de Bachar El Assad le Syrien, en plein conflit, était un « simulacre », une « provocation », une « élection sans valeur ». Lorsque Porochenko a été « élu » en Ukraine, en pleine guerre civile, au milieu des boucheries du carnage de la terreur néo nazie déchaînée sur le Donbass/Novorossia, c’était « démocratique » et pleinement « authentique », selon les mêmes médias ! Comment une conscience même basique ne pourrait pas voir cette manipulation éhontée ?

Caroline Fourest, profession : chienne de garde du système, trouvait, dans l’affaire « Nemmouche », l’occasion d’exiger la délation par le signalement des « déviants ». Cette délation devait devenir « un réflexe citoyen » (Le 4 juin 2014) Dans un monde où règne le mensonge, c’est la vérité qui scandalise !

En guise de conclusion, je dirais que le problème majeur c’est chacun d’entre nous.

Notre avenir n’est pas Européen, ni même français, ni américain, ni russe, ni chinois, il est dans le fait d’être pleinement nous-mêmes. Le principal problème c’est que les personnes n’ont pas d’idéal, elles n’ont pas le niveau de conscience qui accompagne naturellement la liberté de l’esprit, elles n’ont que des besoins à satisfaire! Dans ces conditions, on peut être sûr, que d’autres décideront à leur place ce que sera leur vie, c’est-à-dire une survie en attendant d’être éliminées dès qu’elles ne serviront plus les intérêts de l’Empire… Et de manipulées elles seront fatalement manipulatrices à leur tour !

Vous aurez sans doute remarqué, à travers l’expérience de la vie, que c’est dans la souffrance de la conscience qu’on est le plus et le mieux inspiré ! Pourquoi ? Parce que la conscience est une souffrance tout comme l’inconscience est une absence d’existence !

Le bonheur de l’être humain est dans la sagesse de la Surconscience. Ce bonheur est donc une forme paradoxale de souffrance. Le bonheur intériorisé, hautement conscient de lui-même, dans l’actualité de l’ici et du maintenant, implique la douleur au même moment que la jouissance. La jouissance aiguë d’une expérience de la conscience élevée au niveau de la surconscience, entraîne avec elle l’expérience simultanée de la douleur ! Jouissance et douleur sont quasi identiques. L’union transformante d’une conscience humaine individuelle, réalisée par la rencontre avec la surconscience de « l’Unus Mundus », (le Tout de l’Univers un et multiple à la fois) est un phénomène qui transperce le cœur de la personne humaine, car cette expérience de conscience est celle d’une mort de l’égotique par sa naissance au Soi de la conscience cosmocentrique. Naître et mourir en même temps est le sommet de la jouissance et celui de la souffrance, le ressenti du paradoxe de l’uni dualité, la découverte d’une impossibilité de l’unité sans la multiplicité, l’union des contraires complémentaires n’allant pas sans la déchirure, sans une naissance entraînant la mort ni sans mort entraînant une renaissance… S’enfoncer résolument dans la caverne de l’inconscient pour y vivre une conception « à froid » et un accouchement « aux forceps » de la conscience, n’est pas la solution de facilité de la passivité mais celle du courage de sa libération ; accepter la condition de la chrysalide s’enfermant dans son linceul d’écoute et de silence au cœur du tombeau de l’isolement, pour une métamorphose en un être transformé, est l’exact opposé du chemin facile de sa domestication, de son dressage, de son adhésion à la croyance abolissant les choix difficiles de la délibération intime faisant exister sa liberté…

Suis-je en train de vivre ma propre vie, ou ma voie est-elle toute tracée par d’autres ? Voilà la question, la seule, l’unique qui vaille la peine d’être posée en conscience ! Chacun se trouve convoqué par sa cohérence. Puis-je encore choisir d’être honnête avec cette cohérence, avec moi-même ? Suis-je encore capable d’être moi-même ? Suis-je capable d’en prendre les moyens ? Y a-t-il une « frontière » à ne pas dépasser, dans l’ordre de la croyance, si je veux garder ma capacité à me libérer par l’éveil permanent de la conscience ?

Oui, il y a une « frontière », dans l’ordre de la croyance, au-delà de laquelle il n’est plus possible d’imaginer une libération de l’esprit. Cette frontière est celle de ma capitulation, celle de ma soumission, celle de la frustration élevée au point qu’un véritable désir de vivre est devenu un anachronisme, celle dans laquelle la fascination pour la mort est devenue supérieure à la fascination pour la vie, celle derrière laquelle l’idéologie du cadavre l’emporte sur toute joie de vivre, celle qui fait de mon existence une castration synonyme de châtiment pour un salut fantasmatique accordé en échange de mon anéantissement…

Si je n’ai pas encore franchi cette frontière, certes, je suis donc rebelle, mais encore libre de donner à ma vie sa vraie signification, celle de la vivre ici et maintenant en pleine conscience et en bonne intelligence !

Jean-Yves Jézéquel

La source originale de cet article est Mondialisation.ca Copyright © Jean-Yves Jézéquel, Mondialisation.ca, 2016

Tag(s) : #MEDIAS, #Nouvel Ordre Mondial, #ALTER

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