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François Hollande, qui promet des initiatives après le "choix douloureux" du Brexit, a reçu samedi après-midi à l'Elysée l'ensemble des dirigeants de partis, dont Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

EN DIRECT Brexit: ce que les principaux chefs de partis ont dit à Hollande

"Brexit" jour 2. Au lendemain du séisme britannique qui a vu le Royaume-Uni prendre le chemin de la sortie de l'UE après le référendum organisé jeudi 23 juin où 51,9% des électeurs britanniques ont voté pour le "Leave", les dirigeants européens multiplient les rencontres. François Hollande recevra notamment samedi après-midi Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen.

  • 51,9% des électeurs ont voté pour le Brexit à l'issue du référendum marqué par une participation importante (72,2%).
  • David Cameron a annoncé qu'il démissionnerait d'ici à septembre.
  • Les marchés financiers européens se sont effondrés vendredi.
  • François Hollande recevra samedi les principaux chefs de partis.

Samedi 25 juin

17h10. Le Pen réclame un référendum en France

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a de nouveau réclamé samedi à l'Elysée un référendum sur la sortie de la France de l'Union européenne, essuyant une fin de non recevoir de François Hollande. Consultée par le chef de l'Etat sur le Brexit comme les autres responsables de partis représentés au Parlement, la patronne du FN a déploré être venue à l'Elysée pour "entendre qu'il ne sera tenu compte d'aucun des signaux lancés pourtant depuis déjà de nombreuses années" par les Européens et le peuple français.

16h10. Mélenchon "consterné" par Hollande

Le cofondateur du Parti de Gauche (PG), Jean-Luc Mélenchon, s'est dit "consterné" samedi, après un entretien avec François Hollande au sujet du Brexit, jugeant que ses propositions n'étaient "qu'une agitation et des bricolages". "Je ressors quelque peu consterné. Ce qui est à l'ordre du jour, c'est une agitation et des bricolages, et pas du tout une réponse à la hauteur des événements", a lancé Jean-Luc Mélenchon sur le perron de l'Elysée.

15h45. Sarkozy pour "une initiative très forte"

Le président des Républicains Nicolas Sarkozy a jugé "vital" samedi que la France prenne "une initiative très forte" en faveur d'un nouveau traité européen, à sa sortie d'un entretien avec François Hollande. "J'ai dit au président François Hollande combien je pensais vital qu'une initiative très forte soit prise par la France, pour poser les bases d'un nouveau traité intergouvernemental", a souligné l'ancien président sur le perron de l'Elysée.

15h. Le commissaire européen britannique Jonathan Hill annonce sa démission

Le commissaire européen aux Services financiers, le Britannique Jonathan Hill, a annoncé samedi sa démission, se disant "très déçu" de la décision de ses concitoyens de quitter l'Union européenne. "Puisque nous passons à une nouvelle phase, je ne crois pas qu'il soit bien de continuer en qualité de commissaire britannique comme s'il ne s'était rien passé", a expliqué M. Hill dans un communiqué, deux jours après le référendum ayant conduit à une victoire du Brexit.

13h20. "L'Europe a trahi le projet européen initial" affirme Macron

"Les Britanniques ont voté contre l'Europe libérale qu'ils avaient largement promue, a expliqué le ministre de l'Economie Emmanuel Macron lors d'un débat à Sciences-Po avec Daniel Cohn-Bendit et Sylvie Goulard. Le problème de l'Europe est qu'elle a trahi le projet européen initial, en partie le marché unique. En creux il y a l'insuffisance d'un projet politique européen, nous avons fait une erreur collective là-dessus, on a un peu abandonné ce projet. Que veux-t-on faire à 28 ? Il va falloir rapidement que la Commission, les Etats membres s'expliquent là-dessus".

Le ministre de l'Economie est aussi revenu sur les débats qui ont animé la campagne. "Les débats ont été très virulents sur l'immigration et la protection sociale, mais nous en France nous avons connu ce débat il y a 10 ans. (...) Et puis il y a la question autour de la mondialisation. Toute la question est là. Comment les États-nations font face à la mondialisation ? Quand on est dans un discours qui consiste à dire : "on est dans la mondialisation, adaptez-vous" et bien les gens n'y croient plus (...). Et le résultat est qu'il y a deux Grande-Bretagne : une Grande-Bretagne heureuse, avec l'Écosse, l'Irlande ou Londres et une Grande-Bretagne qui a peur de la mondialisation, qui ne s'y retrouve pas. Celle-ci a voté massivement non".

12h45. La France veut un nouveau Premier ministre britannique dans "quelques jours"

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a appelé samedi à Berlin à ce qu'un nouveau Premier ministre britannique soit désigné au plus vite pour remplacer David Cameron après la victoire du Brexit. "Il faut désigner un nouveau Premier ministre, cela prendra quelques jours", a-t-il dit après une rencontre avec ses homologues des cinq autres Etats fondateurs de l'Union européenne (Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg), sans autre précision.

12h40. Les pays fondateurs de l'UE veulent que Londres engage sa sortie au plus vite

Les six Etats fondateurs de l'Union européenne souhaitent que le Royaume-Uni lance "le plus vite possible" la procédure de sortie de l'Union européenne, a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères samedi à l'issue d'une rencontre avec ses cinq homologues. "Nous disons ici, ensemble, que ce processus doit commencer aussi vite que possible", a dit Frank-Walter Steinmeier, encadré de ses homologues Jean-Marc Ayrault (France), Bert Koenders (Pays-Bas), Paolo Gentiloni (Italie), Didier Reynders (Belgique) et Jean Asselborn (Luxembourg).

12h. Un million de Britanniques réclament un nouveau référendum sur l'UE

Une pétition en ligne adressée au Parlement britannique et réclamant l'organisation d'un deuxième référendum dans la foulée du vote qui a sorti la Grande-Bretagne de l'UE a dépassé samedi le million de signataires. La pétition réclame un nouveau vote, le premier, jeudi, ayant décidé un Brexit par 51,9% des voix, une décision qui laisse le pays profondément divisé.

10h30. Hollande et Tsipras ne veulent pas de "période d'incertitude"

François Hollande et le Premier ministre grec Alexis Tsipras ont souligné en substance samedi lors d'un entretien téléphonique que le Brexit ne devait pas ouvrir une "période d'incertitude" pour l'Europe, a rapporté l'entourage du président français. "L'un et l'autre sont convenus qu'il ne pouvait pas y avoir de période d'incertitude sur l'Europe", a-t-on déclaré de même source.

10h. "On ne laissera personne nous prendre notre Europe"

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a déclaré samedi que les six membres fondateurs de l'UE qui se retrouvent à Berlin pour des pourparlers post-Brexit ne se laisseront pas "prendre (leur) Europe". "Je suis sûr que ces Etats vont envoyer comme message qu'on ne laissera personne nous prendre notre Europe, ce projet de paix et de stabilité", a-t-il dit avant sa rencontre avec ses homologues français, italien, belge, néerlandais et luxembourgeois.

9h30. Pour Juncker l'Allemagne va jouer un "rôle central" au sein de l'UE

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a estimé samedi dans un entretien au quotidien allemand Bild que Berlin allait jouer un "rôle central" au sein de l'UE après le vote en faveur du Brexit. "L'Allemagne va continuer à jouer un rôle central, voire même encore plus important au sein de l'Union européenne", a-t-il déclaré alors que la chancelière Angela Merkel a d'ores et déjà invité lundi à Berlin le président français François Hollande, le Premier ministre italien Matteo Renzi et le président du Conseil européen Donald Tusk.

9h. François Hollande va recevoir les chefs de partis

François Hollande, qui promet des initiatives après le "choix douloureux" du Brexit, reçoit samedi après-midi à l'Elysée l'ensemble des dirigeants de partis, dont Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, pour préparer les futures échéances européennes.

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis ouvrira le bal, suivi de Nicolas Sarkozy (Les Républicains), Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), Marine Le Pen (Front national), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Sylvia Pinel (Radicaux de gauche), David Cormand (EELV), Pierre Laurent (PCF) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France). François Bayrou pour le MoDem refermera cette série de rencontres à 18H30.

Avant cette séquence franco-française, le chef de l'Etat recevra en début de matinée le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon qui a souhaité vendredi qu'en dépit du Brexit, l'Union européenne "continue d'être un partenaire solide" des Nations unies sur les questions humanitaires, la paix et la sécurité, "y compris les migrations".

8h30. Les ministres des Affaires étrangères sont à Berlin

Les ministres des Affaires étrangères des pays fondateurs de l'Union européenne se réunissent samedi à Berlin pour discuter des conséquences de la décision historique des Britanniques de quitter l'UE. Le ministre allemand Frank-Walter Steinmeier recevra ses homologues Jean-Marc Ayrault (France), Bert Koenders (Pays-Bas), Paolo Gentiloni (Italie), Didier Reynders (Belgique) et Jean Asselborn (Luxembourg) pour un "échange sur les thèmes actuels de la politique européenne", selon un communiqué.

8h. Moody's pourrait dégrader la note du Royaume-Uni

L'agence Moody's a abaissé vendredi de stable à négative la perspective de la note du Royaume-Uni après la victoire du Brexit, signifiant qu'elle pourrait dégrader cette note dans un avenir proche. Moody's estime que s'amorce "une période prolongée d'incertitude" qui va avoir "des implications négatives sur les perspectives de croissance à moyen terme" de l'économie britannique. La note de la dette est maintenue à Aa1.

7h. Le Brexit a provoqué un séisme sur les bourses mondiales

Prises à contre-pied par le vote en faveur d'un Brexit qu'elles n'avaient pas anticipé, les places boursières européennes ont terminé la séance en déroute vendredi, à l'exception notable de Londres, qui tirait son épingle du jeu. Paradoxalement, l'indice londonien a moins souffert que ses équivalents du continent, terminant la séance sur une baisse de 3,15% car il compte nombre de multinationales qui, pour certaines, ont peu d'activité en Europe, tandis que Paris cédait 8,04% et Francfort 6,82%

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Tag(s) : #ACTUALITES, #POLITIQUE, #ECONOMIE - FINANCE, #EUROPE

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