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Dans les écoles où sont formés les futurs dirigeants, on apprend que 85% des gens sont incapables de réfléchir par eux mêmes et qu'ils se contentent de faire ce qu'on leur demande.


Depuis plus d'un siècle, les analystes politiques tentent de manière récurrente d'expliquer pourquoi tant de gens semblent choisir de "voter contre leurs propres intérêts". Pour le dire plus nettement, pourquoi tant de salariés, sans compter tous ceux qui sont enfermés dans la pauvreté, votent-ils pour des partis politiques dont les programmes favorisent sans équivoque les riches ?
Au milieu du XIXe siècle, Il était de mise pour les politiciens et les écrivains préoccupés par l'avenir des personnes aisées de craindre que le suffrage universel (c'est--dire exercé par tous les hommes) ne mène inexorablement à l'élection de gouvernements qui chercheraient à exproprier de leurs richesses des élites restreintes au profit de pauvres innombrables.

Mais cela ne s'est pas passé ainsi. Bien que des partis sociaux-démocrates ou socialistes aient pris le pouvoir légalement dans un certain nombre de pays, très peu de gouvernements démocratiquement élus ont entrepris de redistribuer massivement les richesses des classes aisées au reste de la population.

Pourquoi les votes dont disposaient tous les hommes (et, parfois, toutes les femmes) n'ont-ils que si faiblement remis en question les intérêts fondamentaux des riches et des grandes entreprises ?

Une foule de facteurs contribue à expliquer pourquoi tant d'électeurs des classes populaires soutiennent les partis conservateurs. Il s'agit d'antagonismes ethniques, raciaux, religieux, nationaux et régionaux qui ont divisé — et divisent toujours — les classes populaires.

Il faut compter en outre avec le ressentiment des travailleurs à l'encontre des chômeurs et des assistés sociaux, et l'envie que portent les salariés du privé à ceux du secteur public, qui bénéficient d'une meilleure sécurité de l'emploi. Chez les non-syndiqués, il y a le sentiment que ceux qui le sont jouissent d'avantages injustes.

Encore et surtout, il y a la redoutable autorité de ceux qui détiennent le pouvoir dans l'ordre établi ; ces derniers parviennent à convaincre une grande partie de la population que leur modeste place dans le système existant est préférable à tout ce qu'ils pourraient espérer en luttant pour une société plus équitable.
http://bouddhanar.blogspot.com/2012/02/voter-contre-ses-propres-interets.html
James Laxer
Tag(s) : #POLITIQUE

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