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Des Indiens manifestent contre le viol collectif et le meurtre d'une jeune étudiante à New Delhi le 18 janvier 2013. Des Indiens manifestent contre le viol collectif et le meurtre d'une jeune étudiante à New Delhi le 18 janvier 2013.  Photo :  AFP/RAVEENDRAN

Les cinq coaccusés du viol collectif et du meurtre d'une jeune étudiante de 23 ans à la mi-décembre, en Inde, comparaissent aujourd'hui devant une Cour d'assises de la capitale New Delhi, dans un climat de tensions et sous la pression de l'opinion publique.

Les cinq auteurs présumés, âgés de 19 à 35 ans, sont jugés devant une cour spéciale qui traite les dossiers en accéléré. Ils doivent répondre à des accusations de viol, de meurtre, d'enlèvement et de vol, et encourent la peine de mort s'ils sont reconnus coupables. Le père de l'étudiante a quant à lui demandé une justice rapide et la pendaison.

L'avocat de deux des cinq accusés a déjà annoncé qu'ils entendaient plaider non coupables. L'un d'entre eux, Mukesh Singh, est le frère du chauffeur de l'autobus. L'autre est un journalier du nom d'Akshay Thakur.

Un sixième agresseur présumé, qui affirme avoir 17 ans, doit comparaître ultérieurement devant un tribunal pour mineurs.

Le 16 décembre dernier, l'étudiante a été violée à plusieurs reprises et agressée sexuellement avec une barre de fer dans un autobus de New Delhi. Les agresseurs ont ensuite jeté leur victime et son petit ami hors de l'autobus, avant de tenter d'écraser la jeune femme.

La victime a succombé à ses blessures 13 jours plus tard dans un hôpital de Singapour, après trois interventions chirurgicales et un arrêt cardiaque en Inde.

Les viols collectifs sont courants en Inde, et beaucoup ne font pas l'objet de plaintes puisque les femmes font souvent peu confiance à la police. En 2011, un viol était signalé toutes les 20 minutes dans le pays, mais seulement le quart des dossiers portés devant la justice débouchaient sur une condamnation des agresseurs, selon les chiffres du Bureau national des statistiques criminelles.

La nature extrêmement violente de l'agression a provoqué une vague d'indignation sans précédent dans plusieurs villes du pays ainsi qu'un débat national sur le traitement réservé aux femmes et sur l'incapacité des autorités à les protéger.

Le système judiciaire indien est reconnu pour sa lenteur et sa faible efficacité, mais les autorités tentent maintenant d'accélérer les choses afin d'apaiser la grogne populaire.

Le président de la Cour suprême du pays a d'ailleurs ordonné la mise en place de tribunaux spéciaux pour les crimes sexuels et le premier ministre s'est engagé à alourdir les peines prévues pour les auteurs de ces crimes. source

Tag(s) : #INDE

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