Trois carcasses de chevaux provenant d'abattoirs britanniques et contenant des traces de phenylbutazone ont été envoyées en France, a indiqué jeudi 14 février le ministre britannique de l'Agriculture David Heath. Ce médicament est un antidouleur potentiellement nocif pour la santé humaine.

Le ministre a précisé aux députés britanniques que des traces de ce produit avaient été détectées dans huit carcasses testées au Royaume-Uni et que trois d'entre elles étaient rentrées dans la chaîne alimentaire en France. En revanche, cet antidouleur n'a pas été détecté dans les produits de la marque Findus testés au Royaume-Uni, a-t-il ajouté.

"Risque hématologique grave"

En France, la molécule de phénylbutazone a reçu un "avis défavorable" de la Haute autorité de santé, qui a préconisé l'abandon de son remboursement en avril 2011. "Compte tenu de sa mauvaise tolérance, en particulier de son risque hématologique grave, son rapport efficacité/effets indésirables est moins favorable que celui des alternatives thérapeutiques", écrivait l'autorité sur son site internet.

Le laboratoire Novartis a mis fin à la commercialisation de Butazolidine, médicament à base de phénylbutazone, le 31 décembre 2011, rappelle ce blog spécialisé. Ce dernier parlait alors de "risque de destruction de certains globules blancs, potentiellement mortel", notamment chez les patients ayant pris Butazolidine sur une longue durée.

 

 

 

Francetv info avec AFP