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MOINS de BIENS PLUS de LIENS

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l'esprit est comme un parapluie = ne sert que si il est ouvert ....Faire face à la désinformation


VATICAN: rébellion contre les réformes du pape

Publié par Brujitafr sur 19 Septembre 2014, 14:32pm

Catégories : #RELIGIONS

Pape François 2013
La guerre est ouverte au Vatican entre les groupes de cardinaux qui craignent que l’Église ne prenne une voie trop réformiste et ceux qui prônent au contraire une plus grande tolérance, notamment à l'égard des personnes divorcées remariées.

Il ne peut pas y avoir de "confrontation" entre le pape et les cardinaux, qui sont tous nommés par le pape. Il peut y avoir des divergences, des réticences, des pressions, des accrochages, et Dieu sait s’il y en a eu dans l’histoire de l’Eglise ! Mais à la fin d’une période de discussion, lorsque le pape a tranché, les dirigeants de l’Eglise s’inclinent – en ronchonnant, parfois. Contester une décision prise par le pape serait ouvrir un schisme, ce qui est extrêmement grave et très rare dans l’histoire récente – le dernier en date fut la dissidence de Mgr Lefebvre après le concile Vatican II.

Personne n’imagine qu’un schisme pourrait se déclarer à propos des divorcés remariés.

Un pape qui ne serait plus du tout soutenu par les membres du clergé pourrait-il être poussé à la démission, ou à tout le moins marginalisé sur les questions relatives aux grandes orientations de l'Eglise catholique ?

Un pape lâché par "les membres du clergé", soit plus de 400.000 cadres de l’Eglise dont il est le pasteur, c’est totalement impossible. Le pape n’est ni un chef de parti, ni le président d’une association, ni un président de conseil d’administration. Il est arrivé, il y a plus de mille ans, que le peuple de Rome débarque un pape mal élu ou infréquentable, ou bien que des cardinaux élisent un "antipape" rival du pape en place, mais c’est de l’histoire ancienne ! En revanche, à notre époque, il est arrivé qu’un pape ne soit pas écouté par les fidèles : en 1892, les catholiques français n’ont pas accepté l’appel que leur a lancé Léon XIII de "rallier" la République ; en 1968, beaucoup de couples pratiquants n’ont pas obéi à l’encyclique de Paul VI interdisant la pilule. Mais si cela assombrit quelque peu le prestige de la papauté, cela montre aussi que l’Eglise n’est ni une caserne, ni une secte !  

Dans quelle mesure cette opposition non dissimulée d’un certain nombre de prélats participe-t-elle d’une crainte alimentée par le vaste mouvement réformiste initié par le pape François, notamment concernant la Curie ?

Le pape François a été élu en 2013 avec un cahier des charges : les cardinaux américains, notamment, lui avaient enjoint de procéder à la réforme de la Curie et à celle de la Banque du Vatican. Si la remise en ordre des finances du Saint Siège posera évidemment quelques problèmes techniques, celle de la Curie dérangera forcément des tas de gens – surtout des prélats attachés à leurs habitudes, à leur confort, à leurs certitudes. Mais ce qui fait réagir beaucoup de gens, à Rome, c’est la volonté affichée par le pape François de changer les méthodes, le style et, plus profondément, la vocation même de l’Eglise. On a compris qu’il voulait que l’Eglise "héritière", c’est-à-dire gestionnaire de sa Tradition, se fasse davantage "missionnaire", c’est-à-dire évangélisatrice ; et pour cela, qu’elle privilégie l’amour, le dialogue et la miséricorde à la stricte application du droit canon ! Le synode sur la famille, qui s’approche, sera un formidable test à cet égard.

Le pape François n’a pas ouvertement pris position, prenant le parti de lancer des consultations en s’appuyant notamment sur le plus progressiste Mgr Kasper. Ce dernier est-il chargé de "prendre les coups" ? Quelle est la dimension politique ?

Le pape François a la même responsabilité, sur ce terrain, que Jean XXIII à la veille du concile Vatican II : il doit laisser s’exprimer les opinions, y compris quand elles sont divergences, et se garder de conclure trop tôt ; il est normal que certains cardinaux montent au créneau, avancent des idées, en combattent d’autres. Si le pape a lancé cet étonnant questionnaire auprès des familles du monde, et s’il a organisé ce long synode, sur deux ans, c’est bien pour que toutes les positions puissent s’exprimer, afin qu’il fasse prendre à l’Eglise, in fine, les orientations qui lui paraîtront les plus sages.


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Doctorix 19/09/2014 17:35


On se prend à rêver d'un pape qui aurait des couilles, et qui dirait:


"Vous, les dirigeants de ce monde, vous abusez d'un pouvoir que le peuple vous a confié. Vous le trahissez chaque jour en fabricant de toutes pièces des conflits qui n'ont pas lieu d'être, en
montant les hommes les uns contre les autres pour servir les intérêts d'une oligarchie générant des profits par le meurtre, la promotion de la dégénerescence morale, de la pornographie, de la
drogue et d'une nourriture frelatée.


Celà, vous le faites en plus dans la plus parfaite hypocrisie, la Bible à la main, au nom du combat du Bien contre le Mal. Mais vous êtes le Mal de ce monde.


Moi, successeur de St Pierre, et messager du Christ, c'est au nom du Christ que j'engage tous les hommes à la révolte, et à vous balayer de la surface de cette terre, pour que puisse émerger un
monde juste.


Je condamne sans équivoque tout ce qui porte une arme, et tous ceux qui se servent de leur argent pour réduire en esclavage l'humanité, y-compris celle qui se croit libre.


J'invite tous ceux qui peuvent aider à une prise de conscience générale, en particulier les acteurs des  media, à se reprendre et à agir en vertu de leur vocation première, qui est
d'informer sur la réalité des choses, et non plus en propagandistes d'idées scélérates, comme ils en ont le pouvoir.


J'invite les représentants de toutes les religions à se retrouver autour de ce qui les rassemble plutôt qu'autour du peu qui les oppose. J'invite les hommes de bonne volonté à se préoccuper de
tous leurs frères humains avant leur intérêt propre."


Quand un homme se lèvera-t-il pour dire ces choses si simples et si riches de conséquences?

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