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Les femmes concernées ont été conduites, par de multiples pressions, à renoncer à la possibilité d'avoir d'autres enfants. Ici, des détenues de la prison pour femme du comté de Los Angeles (illustration). Crédits photo : © Lucy Nicholson / Reuters/REUTERS

 

Près de 150 femmes incarcérées dans deux prisons californiennes auraient été contraintes de subir une stérilisation entre 2006 et 2010, selon le Center for investigative reporting, une ONG menant des enquête sur la société américaine.

En moins de cinq ans, entre 2006 et 2010, 148 femmes détenues dans deux prisons de l'État de Californie auraient été stérilisées en violation des procédures requises. Selon un rapport publié lundi par l'ONG américaine Center for investigation reporting (CIR), un certain nombre de ces femmes estiment avoir été contraintes de subir une ligature des trompes par l'administration pénitentiaire.

Selon le CIR, ces stérilisations ont surtout concerné des détenues récidivistes ou ayant déjà plusieurs enfants. Les médecins interrogés durant l'enquête affirment pour la plupart n'avoir agi que dans des cas d'«urgence médicale», concédant n'avoir pas été au courant des règlements officiels.

Cadre strict

Longtemps pratiquées dans les prisons américaines et dans les asiles, les stérilisations forcées sont bannies par la loi dans les prisons californiennes depuis 1979. Compte tenu d'un historique chargé, la Californie s'est dotée depuis d'une panoplie de lois et de procédures destinées à encadrer strictement les stérilisations dans les prisons pour veiller à ce qu'elles ne puissent concerner que les personnes consentantes. Toute pression sur les détenues est théoriquement bannie et les stérilisations, qui doivent être préalablement approuvées par un comité médical, ne peuvent être financées par des fonds publics.

« Le médecin m'a culpabilisée en me disant que si je ne le faisais pas, je serais une mauvaise mère. »
Christina Cordero, 34 ans.

Des témoignages recueillis par le CIR auprès d'ex-détenues font état de pressions multiples pour conduire ces femmes à renoncer à la possibilité d'avoir d'autres enfants. «Dès que le médecin de la prison a appris que j'avais déjà cinq enfants, il m'a suggéré de me faire ligaturer les trompes et il a été de plus en plus insistant à mesure qu'approchait la date de ma libération», souligne Christina Cordero, 34 ans, incarcérée pendant deux ans pour vol de voitures. «Il m'a culpabilisée en me disant que si je ne le faisais pas, je serais une mauvaise mère», ajoute-t-elle.

Conditionnement

Même les ex-détenues interrogées par le CIR qui se félicitent d'avoir accepté l'intervention soulignent ne pas avoir été informées convenablement, notamment sur les solutions alternatives à une stérilisation permanente. Le rapport convient que la plupart des femmes interrogées n'ont pas été littéralement forcées de se soumettre à une stérilisation mais évoque un fort conditionnement et un manque d'informations patent. Le texte évoque toutefois le cas d'une détenue qui se serait vue «proposer» une stérilisation alors qu'elle se trouvait déjà sur la table d'opération et prête à être anesthésiée.

source Sott

 

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Tag(s) : #USA

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