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Le 15 août 2014, Eric Zuesse, l’auteur de l’article ci-dessous, a annoncé sa décision de quitter le Parti démocrate [1], il explique lui-même pourquoi :
 
« J’ai quitté le Parti démocrate aujourd’hui, parce que je ne peux pas soutenir le premier président américain à avoir jamais installé au pouvoir un régime nazi. Cela n’était jamais arrivé auparavant, pas même à un président républicain. Et jusqu’à Obama, j’avais toujours pensé que si cela devait arriver, ce serait sous un président républicain et jamais sous un président démocrate. Mais j’avais tort, épouvantablement tort, parce que Barack Obama l’a fait en Ukraine. Il est le premier président étasunien à avoir jamais mis en place un régime nazi dans le monde. Alors j’ai écrit à mon Représentant à la Chambre des Représentants pour que les Démocrates déclenchent une procédure de destitution d’Obama au Congrès. Mais aujourd’hui cette personne, un Démocrate de la Chambre des Représentants étasuniens, m’a dit que, malgré ce qu’Obama avait fait, il ne déclencherait pas la procédure de destitution contre ce (quel est le mot juste pour une telle personne, si ce n’est) président nazi des États-Unis (je parle de l’idéologie nazie, raciste, fasciste, non du simple nom d’un parti). C’est seulement parce qu’Obama est un ‘Démocrate’ que le Représentant de la Chambre ne veut pas demander sa destitution. Il n’y a pas eu de débat sur les faits eux-mêmes. Il n’a pas été question du fond du problème. La seule chose qui a été prise en compte, c’est que Obama est un ‘Démocrate’, et c’est tout. »
 
The French Saker
 
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La guerre du président des États-Unis, Barack Obama, contre la Russie non seulement provoque l’intensification de la coopération de la Russie avec les autres pays des BRICS dans le but de mettre fin au règne du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale, mais elle suscite aussi en Russie l’envolée des opinions favorables au président russe Vladimir Poutine, ainsi que l’augmentation spectaculaire de la confiance que le peuple russe porte au gouvernement tout entier. Barack Obama en train de discourir.

La preuve la plus récente en a été donnée le 5 août 2014 dans un rapport de Gallup Analytics (accessible seulement aux souscripteurs), intitulé « La confiance des Russes dans beaucoup de leurs institutions n’a jamais été aussi forte. » La hausse la plus nette est celle de la « Confiance dans le gouvernement du pays », qui n’était que de 39 % en 2013 avant le renversement par Obama en février 2014 du gouvernement ukrainien ami de la Russie, mais qui s’élève aujourd’hui à 64 %, c’est-à-dire 1,64 fois plus que ce qu’elle était il y a un an. La confiance dans l’armée est passée de 65 % en 2013 à 78 % aujourd’hui. La confiance dans la « sincérité des élections » de 23 % en 2013 à 39 % (ce qui est 1,7 fois plus) ; de plus en plus de Russes parviennent à la conclusion que leur système politique leur est davantage bénéfique qu’ils ne s’y attendaient et même peut-être plus bénéfique que celui des vieilles « démocraties » comme les États-Unis, dont le président Barack Obama est beaucoup moins apprécié des Russes depuis qu’il a renversé le précédent gouvernement ukrainien. Il est remarquable que plus de Russes que jamais auparavant, soit 65 %, répondent « Oui » quand on leur demande « êtes-vous satisfaits… du degré de liberté que vous avez pour décider de ce que vous faîtes dans la vie ? » L’année dernière seulement 56 % avaient dit « Oui », 2 % de moins que le sondage précédent de 2006 (58 %).

Un rapport de Gallup du 18 juillet 2014 intitulé « L’indice de satisfaction de Poutine grimpe à des niveaux records » [2], expliquait que la « popularité du président Vladimir Poutine en Russie est à son plus haut niveau depuis des années sans doute à cause d’une vague de fierté nationale due à l’annexion de la Crimée en mars, dans la foulée des Jeux Olympiques de février. Les 83 % de Russes qui approuvaient l’action de Poutine fin avril/début mai correspondaient à ses bons taux de 2008, quand il a quitté la présidence pour la première fois. » De plus, « les 29 % d’augmentation d’opinions favorables qu’enregistre Poutine entre 2013 et 2014 prouvent qu’il a solidifié sa base de soutien qui n’était pas très stable. Pour la première fois depuis 2008, une majorité de Russes (73 %) pensent que leur gouvernement les mène dans la bonne direction. » Gallup dit, sans tourner autour du pot, que : « au moment où leur confiance dans leurs propres leaders se ravive, la confiance des Russes dans les leaders étasuniens et européens est à son plus bas historique. Le taux d’opinion favorable à un chiffre des directions étasunienne et européenne reflète au moins partiellement le mécontentement des Russes sur la position qu’elles ont toutes les deux prises sur l’implication actuelle de leur pays en Ukraine et son annexion de la Crimée. » Qui plus est, « En dépit des sanctions étasuniennes et européennes imposées cette année à Moscou à cause de son intervention en Ukraine, beaucoup de Russes pensent que leur économie s’améliore comme jamais depuis 2008. »

Tous ces changements dans l’opinion public russe proviennent en grande partie du remplacement par Obama du gouvernement ukrainien corrompu mais démocratique par un autre gouvernement tout aussi corrompu et de surcroît dictatorial (élu seulement par les électeurs des territoires où le nouveau régime ne se livre pas au nettoyage ethnique pour se débarrasser des gens qui avaient élu le président, Viktor Ianoukovytch, que Obama et la CIA ont renversé en février 2014).

De plus, il n’aurait jamais été sérieusement envisageable que la Crimée rejoigne la Russie (dont la Crimée faisait partie de 1783 à 1954), si le nouveau gouvernement n’avait pas massacré des centaines d’opposants dans la Maison des syndicats d’Odessa le 2 mai, après quoi les électeurs de Ianoukovytch se sont mis à craindre pour leur vie. Ce massacre avait été co-piloté avec l’oligarque milliardaire du gaz Ihor Kolomoysky, celui qui vient d’embaucher le fils de Joe Biden [3].

Le 2 juillet 2014, j’ai écrit un article intitulé « Un sondage Gallup montre que l’Ukraine ne peut pas former un seul pays » [4], et je disais qu’« on a demandé au panel de 500 personnes interrogées en Crimée ‘Dites-nous SVP si vous êtes d’accord ou non avec ceci : Les résultats du référendum sur le statut de la Crimée [si la Crimée devait rejoindre la Russie, ce qui a été plébiscité] reflètent la position de la plupart des gens d’ici.’ 82,8 % ont dit ‘D’accord’, 6,7 % ont dit ‘Pas D’accord’ ». Qui plus est, « dans la région de Crimée, le territoire le plus au sud-ouest de l’Ukraine, dont notre président, Barack Obama, dit que la Russie l’a pris par la force, alors que sa population a voté massivement le 16 mars 2014 pour faire à nouveau partie de la Russie (comme c’était le cas jusqu’en 1954), seulement 2,8 % des gens là-bas ont une opinion favorable des États-Unis ; plus de 97 % des habitants de Crimée en ont une défavorable. » De plus, Gallup a réalisé un sondage en Crimée quelques mois avant le coup d’État d’Obama en Ukraine, sous le titre « Sondage de l’opinion publique : Résidents de la république Autonome de Crimée, mai 16-30, 2013 » [5]. Lorsqu’on a demandé aux sondés « Sans tenir compte de votre passeport, comment vous considérez-vous ? », 40 % ont répondu « Russe », 25 % « Criméen », et seulement 15 % « Ukrainien ». Par conséquent, quand la République autonome a voté, après le coup d’État d’Obama, à un moment où encore moins de Criméens s’identifiaient à une Ukraine dirigée désormais par des fascistes, il était à prévoir qu’ils choisiraient la Russie, parce que, déjà auparavant, il y avait trois fois plus de gens qui préféraient la Russie à l’Ukraine. Dans le même sondage, la Russie était créditée de 68 % d’avis favorables contre 6 % aux États-Unis. 53 % voulaient faire partie de l’Union douanière avec la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan, tandis que seulement 17 % voulaient rejoindre l’Union européenne. Obama ment comme un arracheur de dent sur la Crimée. Le 25 mars 2014, le Los Angeles Times titrait « Le président Obama dit que la Russie a pris la Crimée » [6].

Le 15 juillet 2014, Newsweek a fait sa page d’accueil avec ce titre « La conférence des BRICS se prépare à défier l’hégémonie économique occidentale » [7], expliquant qu’« une nouvelle organisation monétaire qui se propose de rivaliser avec la Banque mondiale et le FMI a été lancée aujourd’hui par les leaders des BRICS à leur sommet annuel. Les leaders du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine, et de l’Afrique du Sud, formés en une association de pays émergents, ont annoncé la mise en place d’une banque de développement et d’un fond de réserve très attendus, une décision manifestant clairement leur volonté d’échapper à la domination économique de l’Occident et aux désastreuses conséquences de l’instabilité du dollar ».

La prise de l’Ukraine par Obama, ou plutôt de sa portion occidentale, qui constituera toute l’« Ukraine » après la guerre civile qu’Obama a déclenchée, affaiblira les États-Unis et augmentera l’hostilité du monde à notre égard. Obama et ses larbins européens réussiront peut-être à causer du tort à la Russie, mais tous les peuples du monde seront blessés par ce qu’Obama a fait à l’Ukraine. Quelques aristocrates se partageront les actifs de l’ancienne Ukraine. Mais, à part eux et leurs partenaires étasuniens et européens (comme Exxon, Chevron, et Shell), personne n’y gagnera rien. Les aristocrates sont les seules personnes qui intéressent vraiment Obama. Il ne verse certainement pas des larmes de crocodile sur les centaines d’habitants du sud-est de l’Ukraine qui sont soit assassinés soit obligés de se réfugier en Russie à cause de lui, à cause des gens qu’il a nommés, des décisions qu’il a prises et des actions qu’il a menées.

Pour tout le monde, sauf pour ceux qui financent Obama, sa politique ukrainienne est un désastre.

Eric Zuesse, Infowars
Traduit par Dominique Muselet pour vineyardsaker.fr

Notes

[1] Why I Quit the Democratic Party Yesterday (washingtonsblog.com, anglais, 15-08-2014)

[2] Russian Approval of Putin Soars to Highest Level in Years (gallup.com, anglais, 18-07-2014)

[3] The Key Man Behind the May 2nd Odessa Ukraine Trade Unions Building Massacre: His Many Connections to the White House (washingtonsblog.com, anglais, 18-05-2014)

[4] Gallup Poll Finds Ukraine Cannot Be One Country (washingtonsblog.com, anglais, 02-07-2014)

[5] Public Opinion Survey Residents of the Autonomous Republic of Crimea May 16 – 30, 2013 (usaid.gov, anglais, PDF)

[6] President Obama says Russia seized Crimea ‘out of weakness’ (latimes.com, anglais, 25-03-2014)

[7] BRICS Conference Plots a Challenge to Western Economic Domination (newsweek.com, anglais, 15-07-2014)

Source : Obama’s War against Russia Backfires, For everybody except Obama’s patrons, his policies regarding Ukraine are disastrous (infowars.com, 06-08-2014)

Source


Paul : Idem pour Hollande, après Pétain et Laval..

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