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Le vice-président américain Joe Biden au Sénat, à Washington (Etats-Unis), le 31 décembre 2012.

Le vice-président américain Joe Biden au Sénat, à Washington (Etats-Unis), le 31 décembre 2012.

(DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Deux heures après la date butoir, le Sénat américain a approuvé l'entente conclue entre la Maison-Blanche et les leaders républicains du Congrès afin d'éviter le mur budgétaire, qui risque de plonger l'économie des États-Unis dans la récession.

Le vice-président, Joe Biden, et le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, avaient conclu un peu plus tôt un compromis qui augmentera les impôts des Américains les plus riches et repoussera de deux mois les sévères compressions budgétaires.

Le Sénat a approuvé le texte, mais la Chambre des représentants ne voterait que mardi midi. Les États-Unis ont donc techniquement frappé le mur budgétaire à minuit, ce qui entraînera l'entrée en vigueur de hausses d'impôts et des baisses des dépenses publiques, mais cela ne devrait avoir que peu d'impact puisque le 1er janvier est un jour férié et que les marchés financiers seront fermés.

En début d'après-midi, le président américain, Barack Obama, avait laissé entendre qu'une entente était en vue. Même son de cloche du côté républicain, alors que le sénateur McConnell avait indiqué qu'un compromis avait été obtenu sur la question des impôts, mais que celle des compressions budgétaires posait encore problème.

« Ils sont proches d'un terrain d'entente, mais ils n'y sont pas encore. Et s'il y a une chose sur laquelle nous pouvons compter, c'est que même s'il ne reste qu'une seule seconde pour qu'ils fassent ce qu'ils ont à faire, ils vont utiliser cette dernière seconde. » — Barack Obama

L'entente, telle qu'elle se dessine en ce moment, comprend un gel des taxes pour la classe moyenne, mais aussi le prolongement des crédits d'impôt pour les familles ainsi que le prolongement des crédits aux entreprises vertes. L'assurance chômage sera elle aussi prolongée d'un an, tandis que les impôts des Américains les plus aisés (2 % de la population) seront haussés, a exposé Barack Obama.

Selon cet accord, le taux d'imposition des Américains gagnant plus de 400 000 $ et celui des familles gagnant plus de 450 000 $ par an passerait à 39,6 %, contre 35 % actuellement. 

 « Gardez en tête que la menace de la hausse des taxes ne représente qu'une partie du mur budgétaire dont tout le monde parle », a insisté le président américain.


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Tag(s) : #USA

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