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Un homme collecte de l'eau dans un jerrican, à Nairobi (Kenya), le 22 mars 2012. (TONY KARUMBA / AFP)

Un homme collecte de l'eau dans un jerrican, à Nairobi (Kenya), le 22 mars 2012. (TONY KARUMBA / AFP)

C'est peut-être la solution pour les 300 millions d'Africains qui n'ont pas accès à l'eau potable. Dans une nouvelle étude, des scientifiques britanniques ont estimé le volume total des eaux souterraines en Afrique à 20 fois la réserve d'eau douce des lacs du continent.

Concrètement, elle équivaudrait à 0,66 million de km3. Les chercheurs du BritishGeological Survey et de l'University College de Londres le démontrent dans une étude publiée vendredi 20 avril par la revue de l'Institut de Physique EnvironmentalResearch Letters (article en anglais). Les résultats mettent en évidence "une distribution inégale des eaux souterraines à travers le continent". La Libye, l'Algérie, le Soudan, l'Egypte et le Tchad auraient les réserves les plus vastes. D'après les scientifiques, cette eau souterraine représenterait une variable d'ajustement importante face au changement climatique, car elle réagit beaucoup plus lentement aux conditions météorologiques que l'eau de surface.

Ils mettent toutefois en garde contre une approche "dispersée" pour trouver des puits à haut rendement. L'étude suggère qu'il y a suffisamment d'eau souterraine dans de nombreuses régions d'Afrique pour alimenter en eau potable la population locale grâce à des pompes manuelles. En revanche, les possibilités de mettre en place des puits de forage d'un débit supérieur à 5 litres par seconde, pour une exploitation commerciale, sont beaucoup plus limitées. Alan MacDonald, principal auteur de l'étude, fait cette mise en garde : "Les puits à haut rendement ne devraient pas être développés sans une compréhension minutieuse de l'état des eaux souterraines locales".

FTVi avec AFP source

Rédigé par S'informer
Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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