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Le site collaboratif Open food facts s'appuie sur les internautes pour recenser l'ensemble des produits alimentaires et leur composition. Et aider les consommateurs à lire derrière les étiquettes.

Non, cet homme qui se promène, smartphone levé, entre les étals de votre supermarché, n’est pas un allumé du portable qui aurait disjoncté. Il a probablement rejoint les rangs des contributeurs d’Open food facts, un site collaboratif lancé il y a tout juste deux semaines. Son but ? Devenir une encyclopédie internationale et participative sur les produits alimentaires et leur composition.

A l’instar de l’encyclopédie Wikipedia, ou du site de cartographie Openstreetmap, Open food facts repose sur la participation bénévole des internautes. Ce sont eux qui prennent en photo - avec leur smartphone donc - les produits, leur composition nutritionnelle et leur code-barre pour remplir la base de données en ligne.

De la gomme de jaguar dans votre yaourt

« Aujourd’hui, on peut avoir des informations sur les ingrédients et les additifs interdits en Europe, mais très peu sur ceux qui sont autorisés. On ne peut donc pas facilement comparer les produits selon les additifs qu’ils contiennent. Les autorités sanitaires disposent de telles bases de données, mais ne les partagent pas. Pour les obtenir, on pourrait choisir de faire du lobbying à Bruxelles pendant des années. Je préfère une solution plus immédiate et venant d’en bas », explique Stéphane Gigandet, fondateur d’Open food facts.

Déjà plus de 800 produits ont été répertoriés dans la base, grâce à une quarantaine de contributeurs. On apprend - par exemple - que la compote pomme-poire sans sucre ajouté de la marque Auchan contient de l’ascorbate de calcium et de l’acide citrique. Ou qu’en mangeant des yaourts Activia on avale des pectines, de l’adipate de diamidon ou encore... de la gomme de jaguar. Oui, de la « gomme de jaguar » (appelée aussi gomme de guar). Un « épaississant » que l’on retrouve également dans une crème de coco très onctueuse ou dans des filets de sardines citron-basilic.

L’étape suivante du projet de Stéphane Gigandet sera de répertorier ces additifs et ces ingrédients mais aussi de les identifier :« Nous souhaitons que les consommateurs puissent choisir et comparer leurs produits en fonction de leurs ingrédients, grâce à notre base de données. Par exemple, privilégier telle marque de céréales pour petit-déjeuner parce qu’elles sont moins sucrées, ou éviter les produits qui contiennent des additifs que nous auront identifié comme les plus nocifs. » source


- Pour contribuer à Open food facts, ruez-vous ici

 

Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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