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Prochaine étape : un gouvernement invisible ...


L'embryon de souris à droite a été rendu transparent grâce au réactif chimique développé par les chercheurs japonais (Crédit photo : RIKEN)
Une équipe de chercheurs japonais du Brain Science Institute Riken à Wako a mis au point un protocole capable de rendre les tissus biologiques d’embryons de souris transparents. Une avancée qui révolutionne les techniques actuelles de microscopie cérébrale, offrant la possibilité d’observer les cellules individuelles jusque dans les profondeurs du cerveau.


Les laboratoires japonais de l'Institut des neurosciences Riken à Wako (près de Tokyo) ont révélé cette semaine leur toute nouvelle conception : des embryons de souris pourvus de tissus biologiques complètement transparents. Outre l’aspect spectaculaire de ces structures, la nouvelle découverte représente une véritable révolution pour les techniques d’observation actuelles sur des organes aussi complexes que le cerveau.




En effet en matière de microscopie, les chercheurs sont actuellement capables d’identifier des structures aussi petites qu’une cellule neuronale individuelle. Toutefois, ces observations sont parfois rendues difficiles par le grand nombre de tissus recouvrant la structure cérébrale. C'est donc pour remédier à ce problème que les chercheurs japonais se sont attelés à ce challenge de taille : rendre tout transparent.
Le protocole mis au point a fait l’objet d’une publication dans la revue Nature Neuroscience. Celui-ci se base sur l’utilisation d’un nouveau réactif chimique, baptisé "Scale". Le produit, fabriqué en laboratoire, a des propriétés spécifiques permettant de clarifier une structure sans en modifier sa forme globale ou sa proportion. Ainsi, tout échantillon préalablement modifié génétiquement par des marqueurs fluorescents peut gagner en clarté d’observation après un lavage avec ce réactif.

Observer des structures complexes sans sectionner l’échantillon
Grâce à cette nouvelle méthode, les chercheurs sont parvenus à créer des images en trois dimensions de structures complètes, sans avoir recours au découpage de leurs échantillons. "Les marqueurs fluorescents ont permis de visualiser des régions du cerveau à une profondeur de quelques millimètres, beaucoup mieux qu'avant, et de reconstruire des réseaux de neurones", explique l’étude. Pour l’heure, les scientifiques ont déjà utilisées le nouveau protocole pour étudier les réseaux neuronaux du cortex, de l'hippocampe et de la substance blanche des cerveaux de souris.

Mais la technique devrait être prochainement testée sur d’autres organes comme le cœur, les muscles et les reins. Le réactif, quant à lui sera soumis à de nouvelles modifications pour le rendre plus doux et le faire fonctionner sur des tissus vivants, permettant ainsi l’observation in vivo.

Source vu sur "au bout de la route"

 

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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