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MAJ 18H

La piste syrienne pointée du doigt par le gouvernement turc

Le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement, Bülent Arinç, a de son côté explicitement pointé du doigt le régime de Bachar Al-Assad. "Avec leurs services de renseignement et leurs groupes armés, ils font certainement figure de suspects habituels pour la mise en oeuvre et davantage encore pour l'instigation d'un plan aussi démoniaque", a-t-il déclaré, soulignant toutefois que l'enquête n'en était qu'à son commencement.

Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a quant à lui souligné que ces attaques intervenaient à un moment clé dans la crise syrienne. "Que ceci se produise à une période où dans le monde entier il y a une accélération des efforts sur la Syrie, une accélération concernant une résolution (du conflit), n'est pas une coïncidence", a-t-il affirmé.

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Deux voitures piégées ont explosé à proximité de bâtiments administratifs à Reyhanli, dans le sud-est du pays.

 

 

Des carcasses de voitures calcinées sont visibles sur le lieu du double attentat qui a frappé la ville de Reyhanli (Turquie), près de la frontière syrienne, le 11 mai 2013. Des carcasses de voitures calcinées sont visibles sur le lieu du double attentat qui a frappé la ville de Reyhanli (Turquie), près de la frontière syrienne, le 11 mai 2013. (STR / IHLAS NEWS AGENCY)

Par Francetv info avec Reuters 

 

Deux attentats à la voiture piégée ont fait au moins 40 morts et 100 blessés, samedi 11 mai à Reyhanli, dans le sud-est de la Turquie, près de la frontière syrienne. Le dernier bilan a été donné par le ministre de l'Intérieur turc, Muammer Güler, cité par la chaîne de télévision turque NTV.

"Deux voitures ont explosé, l'une devant l'hôtel de ville et l'autre devant la poste de Reyhanli", a expliqué le ministre. La télévision turque a montré des vitres brisées et la fumée s'élevant du lieu des explosions. Le bilan pourrait encore s'alourdir, 29 blessés étant dans un état grave. 

Un attentat non revendiqué

Les attentats n'ont pas été revendiqués pour le moment. Pour le Premier ministre turc, Recep Erdogan, il pourrait cependant être lié au processus de paix mené depuis plusieurs mois avec les rebelles kurdes. "Certains n'acceptent pas cette nouvelle ère et pourraient être impliqués dans cette attaque", a-t-il déclaré selon le journal turc Hürriyet (en anglais).

Selon lui, ces attentat pourraient avoir pour objectif de mettre le feu aux poudres dans une région "particulièrement sensible", qui abrite 20 000 à 25 000 réfugiés syriens. La Turquie soutient les insurgés, en lutte depuis mars 2011 contre le président syrien Bachar al Assad. Ces tensions avec son voisin s'entremêlent avec celles liées au conflit avec les indépendantistes kurdes, actifs dans la même zone. 

Après le double-attentat de samedi, le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a adressé une mise en garde à ses auteurs. "Nul ne doit chercher à tester la détermination de la Turquie. Nos forces de sécurité prendront toutes les mesures nécessaires."

Tag(s) : #CONFLICTS DANS LE MONDE

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