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Crédits photo : BERTRAND GUAY/AFP

Décaler les horaires des salariés d'un quart d'heure pour alléger le trafic aux heures de pointe, l'idée est intéressante. Le Medef Ile-de-France n'y est pas hostile.

 

Désengorger des rames de RER et de trains de banlieue en étalant les horaires des salariés. Le principe paraît de bon sens. Face à la saturation dans les transports en commun franciliens aux heures de pointe, le matin et le soir, Bénédicte Tilloy, directrice générale de Transilien, a lancé cette idée et même engagé des discussions avec le Medef Ile-de-France.

Alors que le calendrier du Grand Paris et la construction d'un grand métro automatique censé désaturer les transports en améliorant les liaisons de banlieue à banlieue ont été annoncés par Jean-Marc Ayrault début mars, l'échéance de 2030 a de quoi laisser songeurs ceux qui s'entassent matin et soir dans les trains de banlieue et subissent retards à répétition, suppressions de trains et autres galères quotidiennes. Tout comme le plan d'investissement de plusieurs milliards d'euros lancés par le Stif.

Une occupation de 200% aux heures de pointe

Le constat de Bénédicte Tilloy est simple: en moyenne, calculé sur l'ensemble de la journée, le taux d'occupation des places assises sur les trains de banlieue Transilien est de 40%, explique-t-elle. Mais ce pourcentage peut monter jusqu'à 200% aux heures de pointe. En cause, ce qu'on appelle dans le langage cheminot l'«hyperpointe», à savoir de 8h30 à 9 heures. En région parisienne, l'heure d'arrivée au bureau, plus tardive qu'en province, se situe plutôt vers 9h-9h15. Si le calcul est complexe à faire tant il varie suivant les lignes de train et de RER, grosso modo, avancer -ou reculer - l'arrivée des salariés d'une demi-heure, voire d'un quart d'heure, allégerait ce taux.

C'est ce qui s'est passé à Rennes, où Keolis, qui gère les transports de la capitale bretonne, a convaincu l'université de décaler le début des cours des étudiants des masters 1 et 2 à 8h30, les étudiants venant auparavant vers 8 heures s'ajouter à la foule des salariés dans les transports. Ce simple décalage d'un quart d'heure a permis une baisse de 5 % durant l'hyperpointe.

Choisir son wagon en fonction de sa fréquentation

RER A

 


Mais étaler les horaires n'est pas évident à l'échelle de la région Ile-de-France. La SNCF a donc débuté des discussions avec des représentants du Medef en Seine-Saint-Denis, au niveau de La Plaine, un site où se sont implantées de nombreuses entreprises. Idée supplémentaire de la SNCF: diminuer le «versement transport», une taxe payée par les entreprises, en fonction de leur participation à ce dispositif d'étalement des horaires de salariés.

Du côté du Medef, on se dit pour le moment «en discussion». Mais sur Europe 1, jeudi matin, Jérôme Dubus, délégué général du Medef Ile-de-France, soulignait qu'«arriver plus tard, cela veut dire partir plus tard, alors que les salariés veulent rentrer chez eux…». En outre, cela obligerait les entreprises à contrôler de manière très rigoureuse les horaires. Autant de difficultés à aplanir.

Par ailleurs, toujours dans le souci de fluidifier le trafic, la SNCF continue de travailler avec plusieurs applications pour smartphone. L'une d'entre elle, baptisée «Trans foule» permettrait de choisir son train, voire son wagon, en fonction de sa fréquentation. Pratique aussi pour éviter de jouer les sardines… SOURCE

 

Mon travail avec le RER


Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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