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 Anne Hidalgo achève ce jeudi une visite de trois jours en Israël et dans les territoires palestiniens. Nathalie Kosciuscko-Morizet était venue en juillet dernier.

De notre correspondant à Jérusalem
 
À moins de quatre mois des élections municipales, Anne Hidalgo achève ce jeudi une visite de trois jours en Israël et dans les territoires palestiniens. La candidate à la mairie de Paris dit être venue exprimer «l'attachement historique» de la capitale à la communauté israélite. Fin juillet dernier, Nathalie Kosciuscko-Morizet s'était rendue à Tel-Aviv et à Netanya, où vit une importante population française, dans le cadre d'un «voyage d'étude».
 
La première adjointe à Bertrand Delanoë, qui est venue accompagnée de Pierre Aidenbaum, maire du IIIe arrondissement, ainsi que de Patrick Klugman, conseiller du XVIIe arrondissement, présente ce déplacement comme une étape parmi d'autres dans une campagne qui l'a déjà menée à Lisbonne, Madrid, Rabat, et qui doit encore l'entraîner à Berlin, Rome et Bruxelles. «Il s'agit pour moi de montrer que Paris, ville-monde, souhaite développer ses relations avec d'autres grandes capitales», a-t-elle expliqué jeudi, à Jérusalem, lors d'une rencontre avec la presse.

Renverser la tendance UMP de l'électorat juif
 
À Tel-Aviv, où elle a visité un incubateur de start-up, Anne Hidalgo a souligné l'importance des nouvelles technologies dans le développement des grandes métropoles. «Paris est aujourd'hui la première capitale européenne créatrice de start-up, devant Londres», s'est félicitée la candidate, qui a profité de sa visite pour rencontrer le nouveau chef du Parti travailliste, Yitzhak Herzog, ainsi que pour se rendre au mémorial Yad Vashem et se recueillir sur la tombe d'Ilan Halimi, assassiné en janvier 2006 par le «gang des barbares».
 
Si son déplacement doit également l'emmener à Bethléem et à Ramallah, où elle va rencontrer des élus locaux palestiniens, la candidate socialiste a visiblement choisi de mettre l'accent sur le volet israélien de sa visite. «Je sais combien le drame de la Shoah pèse dans l'histoire de Paris», a-t-elle expliqué, évoquant une ville qui recueillit les victimes des premiers pogromes en Europe de l'Est mais qui fut aussi, en juillet 1942, le théâtre de la rafle du Vel' d'Hiv'.
 
Patrick Klugman, qui avait dénoncé la «cosmétique électorale» de Nathalie Kosciusko-Morizet lors de sa visite en Israël l'été dernier, a martelé mercredi que «le déplacement d'Anne Hidalgo est au contraire un investissement stratégique». À l'entendre, la candidate n'aurait d'ailleurs aucun besoin de courtiser l'électorat juif. «Chacun sait que la Ville de Paris, sous l'autorité de Bertrand Delanoë et d'Anne Hidalgo, a su se montrer intraitable envers les auteurs d'actes antisémites», assure-t-il.
 
Dans la compétition qui oppose les deux principales candidates à la mairie de Paris, l'orientation de l'électorat juif n'est pourtant pas indifférente. En 2007, celui-ci s'est massivement porté sur Nicolas Sarkozy, qui, sous la présidence de Jacques Chirac, avait su s'imposer comme premier défenseur de cette communauté face à la recrudescence d'actes antisémites. «Sa présidence a, depuis lors, créé une grande déception parmi les électeurs», assure Patrick Klugman, qui veut croire en un rééquilibrage favorable à la candidate socialiste.
 
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Tag(s) : #POLITIQUE

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