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Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad le 9 novembre 2011 à Shaharmahal et Bakhtiari

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad le 9 novembre 2011 à Shaharmahal et Bakhtiari
- afp.com

TEHERAN - L'Iran s'est montré mercredi intraitable sur son programme nucléaire après un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) l'accusant d'avoir cherché à se doter de l'arme atomique, l'un de ses généraux menaçant Israël de "destruction" en cas d'attaque.

"Nous ne reculerons pas d'un iota" en matière nucléaire, a déclaré le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, dont le pays a toujours démenti toute visée militaire de son programme nucléaire malgré les soupçons occidentaux.

L'AIEA a "sacrifié sa réputation en reprenant les affirmations invalides des Etats-Unis", a-t-il poursuivi dans un discours retransmis à la télévision iranienne, lors d'un déplacement en province.

Il a réaffirmé que son pays ne cherchait pas à se doter de l'arme nucléaire. "Nous n'avons pas besoin de la bombe atomique, le peuple iranien est intelligent, il ne va pas construire deux bombes face aux 20.000 bombes que vous possédez", a-t-il lancé à l'adresse des Occidentaux.

L'agence onusienne a exprimé dans un rapport publié mardi de "sérieuses inquiétudes" sur le programme nucléaire iranien, en invoquant des informations "crédibles" selon lesquelles l'Iran a travaillé à la mise au point de l'arme atomique.

Les pays occidentaux ont immédiatement réagi en réclamant un durcissement des sanctions contre Téhéran, afin notamment d'éloigner la menace d'une frappe militaire préventive évoquée par Israël. La Chine, un allié de l'Iran, l'a de son côté appelé à faire preuve de "souplesse" et de "sincérité" avec l'AIEA.

Mais Moscou a rejeté mercredi tout durcissement des sanctions, prônant une poursuite du "dialogue" avec Téhéran.

Les responsables iraniens ont rejeté en bloc les accusations "sans fondement" de l'AIEA. Celles-ci sont basées sur des éléments anciens, incluant certains faux documents "fabriqués" par les renseignements américains et occidentaux, et Téhéran y a répondu en détail il y a des années, selon eux.

Le représentant iranien à l'AIEA, Ali Asghar Soltanieh, a accusé le directeur général de l'agence Yukiya Amano d'avoir agi de façon "partiale, politique et non professionnelle" en entérinant les documents occidentaux.

L'Iran "n'abandonnera jamais ses droits légitimes" en matière nucléaire, a-t-il lui aussi affirmé.

Toutefois, il continuera à "respecter ses obligations dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire" qui prévoient la supervision de ses activités par l'AIEA, qui enquête depuis environ huit ans sur le programme nucléaire iranien, a précisé M. Soltanieh.

Téhéran a annoncé son intention de "répondre" à l'AIEA en coordination avec d'autres Etats qui s'étaient opposés en vain à la publication de ce rapport, notamment la Russie, la Chine et les pays de Mouvement des non alignés, sans donner de précisions sur la nature de cette réponse.

Les Occidentaux, Etats-Unis et France en tête, ont réclamé un durcissement des sanctions internationales contre Téhéran, dont le programme nucléaire a été déjà condamné par six résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU dont quatre assorties de sanctions.

La saisine du Conseil de sécurité "s'impose", a estimé le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé en plaidant pour des sanctions "dures" et "sans précédent".

Le chef de la diplomatie britannique William Hague, a appelé l'Iran à "changer de direction". "Sinon nous devrons continuer à accroître la pression", a-t-il ajouté.

Israël, qui avait fait monter la pression en évoquant une possible frappe préventive des installations nucléaires d'Iran, a laissé entendre que la sévérité du rapport de l'AIEA allait lui permettre d'attendre pour voir si la communauté internationale adopterait les sanctions "paralysantes" qu'il réclame.

Le chef d'état-major adjoint des forces armées iraniennes, le général Massoud Jazayeri, a toutefois à nouveau menacé Israël de "destruction" si ce pays attaquait l'Iran.

La riposte iranienne pourrait viser notamment le centre nucléaire israélien de Dimona, a-t-il déclaré, en affirmant également qu'elle "ne sera pas limitée au Proche-Orient".

Les responsables militaires iraniens affirment régulièrement que l'Iran, qui considère que les Etats-Unis seraient co-responsables d'une éventuelle frappe israélienne, pourrait s'en prendre à des objectifs militaires américains s'il était attaqué par Israël.

Ils ont à plusieurs reprises souligné que les forces américaines au Moyen-Orient, et notamment dans le Golfe, étaient vulnérables à des frappes de missiles ou des forces navales rapides iraniennes.

Importé par 20minutes.fr

source: 20 minutes.fr
Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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