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Toute intervention militaire américaine risque de pousser Moscou à livrer ses missiles S 300 au régime syrien. Il s'agit d'un système de défense anti-aérienne sophistiqué, dont les batteries sol-air sont capables d'intercepter des avions et des missiles téléguidés.

 

L'Administration Obama a fini par sauter le pas. Elle fournira un soutien militaire aux groupes rebelles de l'aile modérée de l'insurrection syrienne.

 

Si l'intention de Barack Obama est d'entraîner son partenaire russe dans un piège, la Russie n'est pas dupe. C'est ainsi qu'il faut comprendre les réactions de Moscou, plutôt prudentes, à l'annonce, par la Maison-Blanche, de l'utilisation par le régime Assad d'armes chimiques. La Russie avait déjà été informée auparavant du recours au gaz sarin, et directement par son partenaire américain, a laissé entendre le conseiller du Kremlin pour la politique étrangère. Or, ces données «ne paraissent pas convaincantes», a déclaré Iouri Iouchakov. «Pour les Américains, il était important de jouer sur le fait que l'information a été transmise» à la Russie, a-t-il ajouté, comme si Moscou voyait une part de bluff dans l'annonce américaine.

Un peu plus tôt, le président du comité de la Douma pour les affaires étrangères, Alexeï Pouchkov, s'était montré plus sévère. Cet homme, qui joue de plus en plus un rôle de faucon dans la diplomatie russe, avait écrit sur son compte Twitter que les informations américaines étaient «fabriquées». Il les a comparées aux déclarations de Georges Bush de 2003 sur les «armes de destruction massive de Saddam Hussein» en Irak. «Obama suit la même voie que George Bush», avait ironisé le parlementaire russe. Pour sa part, le Kremlin s'est défendu d'établir un tel parallèle.

Conférence sur la syrie : l'ironie de poutine face à des rebelles cannibales


La menace des missiles S 300

Engagée avec Washington dans la préparation de la conférence internationale, dont elle souhaite ardemment la tenue, notamment pour tenter d'affirmer son propre leadership diplomatique, la Russie n'entend pas, à ce stade, faire un casus belli des déclarations américaines.

Il y a une semaine, Vladimir Poutine avait déclaré aux Européens que son pays n'avait, «pour l'instant», pas livré ses missiles S 300 au régime syrien. «Après la prise d'al-Qusayr par les forces d'Assad, Obama cherche par ses déclarations à rétablir un équilibre avant la conférence», estime Dmitri Trenin, le spécialiste de politique étrangère à la fondation Carnegie. Au-delà des armes chimiques, Moscou s'inquiète des pressions exercées sur Washington par ses alliés et cherche à tuer dans l'œuf la tentation américaine d'établir une zone tampon en Syrie et de fournir des armes à l'opposition. Une tentation qui, progressivement, se mue en projet.

«Ces messages américains ne peuvent pas être appréhendés sans inquiétude», a déclaré le ministère des Affaires étrangères, qui redoute de voir les négociations internationales «patiner». Toute intervention militaire américaine, quoique indirecte, conduirait Moscou à livrer à son tour ses S 300 au régime syrien, rendant «Genève 2» caduc. Un scénario que Moscou souhaite éviter à tout prix.  source via Incapable de se taire

 

Accumulation de preuves sur l’existence de plans d’intervention militaire contre la syrie

Accumulation de preuves sur l’existence de plans d’intervention militaire contre la syrie


Tag(s) : #CONFLICTS DANS LE MONDE

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