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Un portrait du président syrien Bachar Al-Assad est affiché sur un édifice de la capitale Damas, le 28 novembre 2011.

Photo: AFP/Louai Beshara

Un portrait du président syrien Bachar Al-Assad est affiché sur un édifice de la capitale Damas, le 28 novembre 2011.

 

Trois pays seraient prêts à accueillir le président syrien Bachar Al-Assad sur leur territoire pour tenter de mettre fin à la répression qui perdure en Syrie depuis 10 mois, selon ce qu'ont annoncé mercredi des sources occidentales, citées par Reuters.

Les États-Unis, des gouvernements européens et des pays arabes sont en discussions pour offrir un éventuel exil à Bachar Al-Assad. Aucun État européen ne serait toutefois prêt à accueillir le président syrien, tandis que les Émirats arabes unis se disent ouverts à l'idée.

« Nous entendons que certains pays ont proposé de l'accueillir s'il devait choisir de quitter la Syrie », a déclaré un haut responsable de l'administration du président américain Barack Obama, ayant requis l'anonymat.

Avant toute chose, les discussions devront notamment porter sur la question de l'immunité accordée au président syrien, à l'instar de ce qui avait été fait pour le président yéménite Ali Abdallah Saleh, avant qu'il ne quitte son pays.

« Au final, ces questions seront tranchées par le peuple syrien, de concert avec les partenaires régionaux et internationaux », a poursuivi le haut responsable américain, précisant que les discussions sont au stade embryonnaire pour le moment.

Il est toutefois difficile d'envisager que Bachar Al-Assad accepte leur proposition et qu'il soit prêt à quitter le pays. Malgré la pression de la communauté internationale, le président syrien a toujours refusé de démissionner, disant que sa priorité était de rétablir l'ordre et qu'il ne pouvait y parvenir qu'en frappant « les terroristes d'une main de fer ».

Le régime de Damas a également rejeté le nouveau plan de sortie de crise proposé par la Ligue arabe, qui demande au président Assad de déléguer des pouvoirs à son vice-président et d'ouvrir des négociations avec les opposants au régime.

Devant le refus syrien, la Ligue arabe s'est tournée vers le Conseil de sécurité de l'ONU afin que des « mesures rapides et décisives » soient prises pour régler la crise syrienne. Les États-Unis, la France que la Grande-Bretagne soutiennent les initiatives des pays arabes, mais l'adoption du projet de résolution se heurte à l'opposition de la Russie et de la Chine.

De passage à Pékin jeudi, la chancelière allemande Angela Merkel a estimé qu'il était temps « que la communauté internationale parle d'une seule voix à l'ONU ».

Pendant ce temps, les discussions se poursuivent au Conseil de sécurité, mais un vote sur la question syrienne semble encore lointain.

Depuis le début du soulèvement il y a près d'un an, quelque 5400 personnes ont été tuées dans la répression exercée par le régime de Damas, selon les Nations Unies.

Tag(s) : #CONFLICTS DANS LE MONDE

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