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On se demande bien comment toutes ces compagnies françaises ont testé leur matos pour acquérir une telle expertise hein ...  
   
WikiLeaks a dévoilé, jeudi 1er novembre, 287 documents provenant d'industriels spécialisés dans la surveillance et l'interception des télécommunications, dont la société française Amesys du groupe Bull.
Baptisé "les documents d'espionnage", WikiLeaks évoque "l'interception massive" de populations. Appels interceptés, prise de contrôle des ordinateurs, localisation (à 50m près) via le téléphone portable... "La surveillance massive est devenue la norme. Des entreprises comme VASTech vendent des équipements secrets pour enregistrer en permanence les appels de pays entiers", explique le site.



"C'est une nouvelle industrie secrète qui a explosé depuis le 11 Septembre 2001 et qui représente des milliards de dollars chaque année. Les entreprises internationales de surveillance se basent sur la technologie la plus sophistiquée des pays, et la vendent à tous les pays du monde", poursuit WikiLeaks, promettant plus de révélations pour "cette semaine et durant l'année prochaine".
Des technologies vendues aux dictateurs
WikiLeaks insiste sur le fait que ces technologies de pointe dans la surveillance "sont vendues aux dictateurs" du monde. Le site avance que "quelques compagnies réalisent des milliards de dollars en vendant des outils de surveillance sophistiqués aux gouvernement", pour un "monde façon Orwell".
Huit entreprises françaises sont ainsi pointées du doigt : Alcatel, Qosmos, Thales, Aqsacom, Amesys du groupe Bull, Scan & Target, Septier, et Vupen.
Mais le président de Scan & Target, Bastien Hillen, a vigoureulinksement dénoncé auprès du "Nouvel Observateur" la présence de sa société dans le classement de Wikileaks, soulignant qu'il n'a "jamais ne de près ni de loin vendu sa technologie à des dictatures".
Des éléments publiés sur Owni.fr montrent qu'Amesys ne s'est pas contentée de vendre du matériel de surveillance à la Libye, mais s'est impliquée dans le fonctionnement des logiciels aux côtés des services de sécurité libyens. Les employés de la société française possédaient ainsi une liste des personnes sous surveillance.
40 adresses e-mails d'opposants ou de sympathisants de l'opposition libyenne en exil était surveillées par le régime de Kadhafi, parmi des dizaines de milliers d'autres. Mahmud Nacua, écrivain et un des pères fondateurs de l'opposition libyenne en exil, vivant en Grande-Bretagne et nommé en août ambassadeur de Libye à Londres, a notamment été espionné.
"Eagle de surveillance massive"
Les pseudos ou adresses e-mails de ces opposants libyens, ainsi que ceux de deux fonctionnaires américains et d'un avocat britannique, apparaissent nommément dans le mode d'emploi du système "Eagle de surveillance massive" de l'Internet, "à l'échelle d'une nation", rédigé en mars 2009 par des employés d'Amesys.
Amesys souligne que "l'engagement pris par les autorités libyennes de participer aux côtés des pays occidentaux à la lutte contre le terrorisme international a notamment conduit fin 2003 le Conseil de sécurité de l'Onu à lever l'embargo prononcé contre ce pays".
"C'est dans ce contexte, poursuit l'entreprise, que de nombreuses entreprises françaises et étrangères, dont faisait partie Amesys, ont noué des liens commerciaux avec la Libye. Amesys a dans ce cadre livré aux autorités libyennes un matériel sur lequel elle n'a exercé aucun contrôle quant à l'utilisation qui a pu en être faite".
Tag(s) : #INTERNET - COMMUNICATION

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