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Le chef de l’Etat reste très attentif à la Corrèze et en particulier à Tulle, dont il fut maire et qui, au cours de l’année, a été bien dotée en subventions et en aides.

 

La lettre du Père Noël est arrivée il y a à peine une dizaine de jours. Elle est signée de la main de Jean-Marc Ayrault : en ces périodes de fêtes, le Premier ministre a le plaisir d’accorder « une subvention de 200.000 € » pour l’aménagement du parvis du futur cinéma de la ville de Tulle. Un cadeau de plus pour la préfecture de Corrèze, sur laquelle François Hollande, son ancien maire, garde un œil plus que bienveillant depuis son élection à l’Elysée.
 
Jeudi dernier, palais de l’Elysée. Bernard Combes, le maire PS de Tulle et conseiller officieux aux affaires corréziennes, est dans le bureau présidentiel. Au menu, entre autres, l’entreprise d’accordéon Maugein, installée à Tulle et placée depuis quelques jours en redressement judiciaire. « Si tu as besoin, je suis là », dit le président à son conseiller. Impossible pour le chef de l’Etat de laisser faire : outre la vingtaine d’emplois en jeu, c’est sur deux Maugein que le soir du 6 mai 2012 ses amis avaient joué « la Vie en rose »… sous une pluie battante et sur le parvis de la cathédrale qui, elle-même, fait l’objet de toutes les attentions ces derniers mois. Près de 3,8 M€ ont ainsi été débloqués par l’Etat pour la rénover, elle et son clocher.

Tulle n’est évidemment pas la seule commune à avoir reçu ce « cadeau du ciel ». « Il n’est pas interdit d’être malin… » affirme un conseiller élyséen. « Là où Jacques Chirac intervenait de manière plus directe pour la Corrèze, François Hollande garde un œil vigilant et attentif sur un département qui l’a porté », affirme la députée PS Sophie Dessus, qui a récemment eu droit, avec tout le conseil municipal d’Uzerche, à une visite privée du palais de l’Elysée. La carte judiciaire a aussi été toilettée par Christiane Taubira. Et comme par hasard, Tulle fait partie des trois villes qui vont retrouver leurs tribunaux de grande instance supprimés par l’ancienne majorité.

La chancellerie n’est pas la seule à être frappée de « corrézite aiguë ». L’an dernier, c’est Manuel Valls, ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, qui a accordé une subvention de 300.000 € pour financer la rénovation du quartier de la gare. Il y a quelques semaines, Marisol Touraine, la ministre de la Santé, a donné son feu vert pour l’installation d’une imagerie par résonance magnétique (IRM) à l’hôpital. Joli cadeau : 3 M€. Quant à l’Agence nationale de l’habitat, sous la tutelle de Cécile Duflot (Logement) et de Pierre Moscovici, elle a accordé 500.000 € pour résorber les poches d’insalubrité de Tulle. L’Etat a enfin jusqu’au 31 décembre pour verser plus de 12 M€ d’aide exceptionnelle au conseil général. « Une stricte application de la loi », affirme Gérard Bonnet, le président (PS) du département, il est vrai, le plus endetté de France, avec une dette de 1.495 € par habitant, trois fois supérieure à la moyenne nationale.

De quoi passer de bonnes fêtes quand même. Comme le dit Bernard Combes, candidat à sa succession aux élections municipales, « Tulle n’est pas arrosée, mais simplement humidifiée ». A coups d’eau plate de Corrèze, d’ailleurs. La Treignac est présente sur les tables du palais. Et il se dit que la version eau gazeuse ne va pas tarder à faire son apparition à l’Elysée…

Le Parisien

via Source

Tag(s) : #ECONOMIE - FINANCE

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