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L'Allemagne se prépare actuellement pour une sortie grecque de la zone euro qui pourrait survenir dès Mars 2012.


La Grèce est en attente d'une autre tranche de l'argent renflouement de la troïka (BCE UE FMI) et doit se conformer à une autre série de mesures d'austérité. Vu l'impopularité que rencontreraient de nouvelles réformes, Athènes envisage tout simplement quitter la zone euro volontairement et de revenir à son ancienne monnaie nationale, selon la dernière déclaration du Parlement grec.


Une telle démarche de la Grèce, aussi surprenante que cela puisse paraître à certains économistes, aura deux conséquences majeures.


Le résultat positif sera que la zone euro en elle-même deviendra plus stable et plus forte et aura un maillon faible de moins à s'inquiéter. Cela signifie également que le financement soit par la BCE / FMI, le FESF (Fonds européen de stabilité financière), ou le MES (Mécanisme européen de stabilité) sera réduit de façon spectaculaire afin de mieux soutenir l'incertitude financière en cours en Espagne et en Italie.


Le résultat négatif sera que la drachme grecque (son ancienne monnaie) devra probablement encaisser une dévaluation de 50% par rapport à 2001.


L'effet secondaire sera aussi une dévaluation importante des obligations grecques et c'est là que l'Allemagne entre en scène.


Les banques allemandes, comme d'autres banques européennes ainsi que des institutions financières françaises, sont connus pour detenir de grandes quantités d'obligations grecques dans leur bilans, bien que les chiffres exacts ne soient pas disponibles.


La chancelière allemande Angela Merkel se prépare à financer les banques allemandes et d'injecter des capitaux supplémentaires si une telle dévalorisation profonde des exploitations produisent ce qui mettrait un stress supplémentaire sur les banques tenues depuis la crise financière de 2008 de respecter les exigences de fonds propres imposé par le traité "Bâle III".


L'Allemagne a une approche très bien planifiée et préventive de ce qui convient de faire pour solutionner la crise obligataire en zone euro, mais se rend compte que la reprise économique ne vient pas avec une certaine angoisse.


Mme Merkel se rend compte aussi que le résultat final aura un impact positif sur la zone euro et l'économie européenne sur les marchés internationaux.
Une zone euro plus saine gagnerait en crédibilité.


Il ya aura certainement encore quelques problèmes dans le futur immédiat du au ralentissement économique. Une éventuelle récession et une activité plus lente du commerce. Mais quand on pense à long terme, comme le fait actuellement Berlin au lieu de s'emprisonner dans une vision "court-termiste", il apparait alors comme préférable de laisser l'expérience "euro" suivre son cours.
Retirer la Grèce de l'équation financière de l'euro rends les perspectives plus optimistes.


Il se peut très bien que les exportations américaines vers l'euro zone ralentissent en raison de la croissance lente, mais si l'Allemagne prend les devants et permet à la Grèce de suivre sa propre voie, le commerce international et l'activité économique se rétabliraient d'ici 2015.


L'Initiative de l'Allemagne pourrait également ouvrir la porte à la création d'une union fiscale qui est la première étape vers l'émission d'euro-obligations très souhaitable pour tous.
 
Tag(s) : #Crise de l'Euro

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