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Y’a pas qu’à N.Y qu’on se recueille aujourd’hui…Jo^^"l'éveil 2011"

Des gens se souviennent du séisme et du... (Photo: AP)

Des gens se souviennent du séisme et du tsunami qui ont dévasté le Japon, le 11 mars dernier.

Photo: AP

Les Japonais se recueillaient dimanche dans la vaste région du Tohoku (nord-est), ravagée il y a six mois jour pour jour par le séisme et le tsunami du 11 mars qui ont fait quelque 20 000 morts et disparus.

Dès l’aube des silhouettes priaient à Minamisanriku, l’une des agglomérations côtières les plus meurtries par ce désastre dont tous les Japonais se souviennent avec effroi un semestre après.

Dans les villes et bourgades du Tohoku frappées par cette catastrophe naturelle, doublée du pire accident nucléaire en 25 ans à Fukushima, des cérémonies de recueillement avaient lieu depuis la veille.

À Minamisanriku, rasée par la vague gigantesque de plus de 15 mètres qui a recouvert et emporté le flanc côtier de la cité, à l’exception de quelques bâtiments de plus de trois ou quatre étages, restent des monceaux incommensurables de débris. La ville est désormais un terrain vague où errent des rescapés endeuillés venus en ce dimanche de commémoration rendre hommage à l’un des leurs.

Des centaines de personnes, de noir vêtues, se sont rassemblées dans la matinée autour du maire et d’autres élus de la préfecture de Miyagi pour se souvenir des disparus de Minamisanriku et s’encourager mutuellement, certains se revoyant pour la première fois depuis le drame.

«Nombreux sont encore ceux qui, six mois après, ne sont pas bien relogés et vivent dans l’angoisse. Nous allons faire tous les efforts pour reconstruire le plus rapidement possible», a assuré le premier ministre, Yoshihiko Noda, dans un message lu devant une immense stèle commémorative fleurie.

«Nous n’avons pas encore pu remettre les zones sinistrées en état, nous vous prions de nous en excuser», a poursuivi un député de la région.

«Ma maison a totalement disparu. J’ai fui avec ma petite fille, juste avant le tsunami, n’emportant que mon téléphone portable et mon porte-monnaie», raconte une grand-mère qui réside depuis à deux heures de route de Minamisanriku.

«Personne ne pensait qu’une vague pouvait atteindre une telle hauteur», soupire-t-elle, levant les yeux vers le toit d’un immeuble d’une quinzaine de mètres de haut.

«Je n’ai pas envie de revenir habiter ici», confie-t-elle.

À Sendai, Ishinomaki, Rikuzen Takata, Minamisoma ou encore Iwaki, cités durement éprouvées par le drame, une minute de silence devait être observée à 14H46, heure précise où les violentes secousses telluriques de magnitude 9 ont agité le fond de l’océan Pacifique, faisant trembler fortement toute la partie est du Japon (Tokyo compris) et générant un énorme raz-de-marée sur les côtes du Tohoku.

La centrale Fukushima Daiichi, située en bord de mer, comme tous les sites nucléaires japonais, fut en partie noyée par les flots et subit dans les jours suivants une série infernale d’avaries, ajoutant la menace de la pollution radioactive à la douleur de la disparition d’un proche ou à la perte de tous ses biens.

«On ne peut pas empêcher la nature de se révolter, les séismes et tsunami de survenir, mais on aurait dû savoir éviter l’accident de Fukushima», regrette une habitante de Soma, ville située à une quarantaine de kilomètres du complexe atomique accidenté.

Malgré la pénibilité de la tâche, les Japonais font preuve d’une sérénité remarquable pour reconstruire leur région, non sans manifester une certaine colère vis-à-vis du gouvernement où les joutes politiciennes continuent de prendre le pas sur l’urgence de reconstruire.

Mille lanternes s’élèvent près de Fukushima

En présence de centaines de participants bravant la... (Photo: AFP)

En présence de centaines de participants bravant la pluie, les ballons lumineux, d’environ 70 cm de haut, ont décollé des bords de l’océan Pacifique, dont les vagues immenses avaient déferlé six mois plus tôt sur les terres, emportant tout sur leur passage.

Photo: AFP

Mille lanternes lâchées dans le ciel, en bord de mer, sur les côtes du Nord-Est, là où, six mois auparavant, un tsunami géant éteignait des milliers de vies. Samedi, les Japonais de Soma ont rendu hommage aux disparus et sinistrés du 11 mars.

Au cours de cet événement commémoratif, orchestré par l’artiste japonais Kansai Yamamoto, les participants étaient invités, au crépuscule, à lancer haut dans le ciel un millier de lanternes en papier, lumières symbolisant les âmes des victimes de la catastrophe.

En présence de centaines de participants bravant la pluie, les ballons lumineux, d’environ 70 cm de haut, ont décollé des bords de l’océan Pacifique, dont les vagues immenses avaient déferlé six mois plus tôt sur les terres, emportant tout sur leur passage.

S’élevant vers les falaises, ces petites montgolfières étaient dédiées «aux proches et amis décédés, comme à ceux qui vivent chaque jour encore avec la hantise des flots, entre les répliques sismiques qui s’enchaînent et les radiations qui subsistent».

Yeux levés vers le ciel ruisselant, «c’est extraordinaire, très beau», s’exclame le jeune Yamato Funayama, 9 ans.

«Ce type d’événement est important, car le temps passe très vite et si on ne commémore pas, on finit par oublier au fur et à mesure que la vie redevient normale», poursuit son père.

«Ces lanternes, ce sont à la fois les âmes des victimes et un signal d’appel à un monde calme et paisible», souligne le concepteur de cette cérémonie, lequel a déjà organisé des manifestations similaires en Indonésie et en Ukraine.

«Après le séisme du 11 mars, le premier endroit où je suis allé est Tchernobyl», explique à l’AFP Kansai Yamamoto.

«Je n’avais pas du tout l’expérience des radiations, c’est pour cela que je me suis rendu là-bas».

Plus que tout autre, ceux qui ont vécu le raz de marée de Sumatra fin 2004 ou l’accident à la centrale ukrainienne de Tchernobyl en 1986 peuvent éprouver de la compassion pour les sinistrés du Tohoku (nord-est de l’archipel), justifie M. Yamamoto.

Le 11 mars, cette vaste région du Japon fut violemment secouée par un tremblement de terre de magnitude 9 survenu au fond de l’Océan Pacifique, séisme qui déclencha un gigantesque raz de marée, des vagues de plus de 15 mètres de haut s’abattant sur des villes et villages côtiers totalement pris au dépourvu.

«Le pire n’est pas ici, Minami Soma, plus au sud, a davantage souffert», fait remarquer cependant une habitante de Soma.

Cette catastrophe, la plus terrible au Japon depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, fit environ 20 000 morts et disparus, principalement dans les préfectures de Miyagi (plus de 11 600), d’Iwate (6350) et de Fukushima (1850).

Soma, située à une quarantaine de kilomètres de la centrale Fukushima Daiichi (noyée par le tsunami et en proie à une crise nucléaire sans précédent), est une cité meurtrie par le drame et vivant dans l’angoisse des retombées radioactives, mais qui lutte pour se rétablir.

«Ce sont des bénévoles qui ont tout préparé pour cette commémoration, c’est une façon de prouver que lorsque tout le monde s’y met, tout est possible», souligne celui que l’on appelle Kansai-san.

«Construisons l’avenir: Soma», «Ne nous laissons pas abattre: Soma», hurlèrent les habitants, lorsque les lanternes achevèrent d’illuminer le ciel, sous des «arigato» (merci) incessants.

Non loin de là, sur le rivage, des maisons éventrées par le tsunami laissent encore, six mois plus tard, voir leurs entrailles. Un autobus a toujours le nez enfoncé dans la mer.

Cyberpresse

La contamination par radioactivité comme perçue par différents partis

Des cartes de perception de la contamination, créée par ceux du blog appelé »les pirates barbus » (et posté le 8 septembre), semble très juste pour mettre en cartes la perception de la contamination.

La contamination comme perçue par les habitants de Tohoku : Fukushima et une partie des préfectures voisines. C’est très proche, en passant, de ce qui est rapporté dans les médias de masse.

La contamination comme perçue par les habitants de Kanto: presque tout Tohoku et le nord du Kanto.

La contamination comme perçue par les habitants d’Hokkaido: presque tout Tohoku, Kanto, et Chubu. Cela s’arrête aux environs du Lac Biwa.

La contamination comme perçue par les habitants de Kansai: tout Kanto et Tohoku, la moitié de Chubu, et les 2/3 d’Hokkaido.

La contamination comme perçue par les habitants d’Okinawa: presque tout le Japon sauf Kyushu et une partie de Shikoku et Chugoku.

La contamination comme perçue par ceux en-dehors du Japon: tout le Japon

La contamination comme perçue par les politiciens japonais: la zone autour de la centrale de Fukushima .

La contamination comme perçue par les gens de TEPCO:

:lol:

 

Bistro Bar Blog

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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