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La France est le pays de l'Union européenne le plus touché par la présence de viande de cheval dans des produits censés contenir uniquement du boeuf, montrent les premiers résultats des tests ADN ordonnés après le scandale des plats cuisinés, selon des sources européennes.

 

Près de 5% des échantillons contrôlés par l'UE contiennent du cheval

 


La Commission européenne doit publier ce mardi les résultats définitifs des tests mais, selon les sources, un rapport d'étape daté du 9 avril recensait la présence d'ADN de cheval dans 47 des 353 échantillons français testés, soit plus d'un sur huit.

Ce rapport d'étape ne regroupait les résultats que pour 11 pays de l'Union. En Allemagne, l'ADN de cheval a été identifié dans 29 échantillons sur 867, soit un sur 30 environ, et en Grande-Bretagne, 150 tests officiels n'ont donné aucun résultat positif à la viande de cheval.

A Paris, Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), s'est montré prudent en marge d'une conférence de presse sur les résultats annuels du secteur en France.

"Ça me paraît beaucoup", a-t-il dit. "Ça peut être juste des traces et donc un problème de process de fabrication dans les usines. Il faut que ces processus soient complètement revus pour un nettoyage complet entre les différentes viandes."

Mais il a reconnu que ces résultats n'étaient "pas bons" en termes d'image au moment où l'industrie des plats préparés commence seulement à se remettre du scandale de la viande de cheval, les ventes étant toujours 10% moins élevées que ce qu'elles étaient avant le début de la crise.

"Ça risque de retarder notre processus de reconquête de la confiance des consommateurs, de sortie de la crise. Parce que pour l'instant, ce n'est pas fini", a dit Jean-René Buisson.

Le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Xavier Beulin, s'est déclaré "un petit peu surpris qu'on ait autant d'écarts d'un pays à l'autre alors qu'on est dans un marché unique".

"Il faut qu'on sache pourquoi. Est-ce que c'est parce que la France s'approvisionne auprès de fournisseurs différents que ses voisins européens? Il faudra essayer de savoir industriellement ce qui s'est passé", a-t-il dit à Reuters.

Le président de premier syndicat agricole français souligne que ces premiers résultats confirment la nécessité d'une meilleure traçabilité et des contrôles.

"Notre crainte évidemment est que ces nouvelles informations ne viennent à nouveau perturber les consommateurs", a-t-il ajouté en soulignant qu'il ne s'agissait pas d'une crise sanitaire mais d'un problème d'origine de la viande.

Dans ce contexte, Xavier Beulin réclame que les négociants qui achèvent et vendent de la viande sur internet soient soumis à l'obtention d'un agrément pour exercer leur activité.

 

Charlie Dunmore, avec Sybille de La Hamaide et Gus Trompiz à Paris, édité par Yves Clarisse

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Tag(s) : #SANTE

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