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Une centrale nucléaire à Phillipsburg, en Allemagne, en 2007. RUFFER/CARO FOTOS/SIPA

La fermeture des plus vieux réacteurs nucléaires en mars ne permet plus à l’Allemagne d’exporter de l’électricité…

Pour sortir du nucléaire, il faut faire quelques sacrifices. Depuis qu’elle a éteint ses plus anciens réacteurs nucléaires, l’Allemagne n’est plus exportatrice d’électricité et couvre tout juste ses besoins, a indiqué lundi le président de l’Agence allemande des réseaux. «Cela fluctue mais depuis (la mise à l’arrêt en mars des plus vieux réacteurs) nous sommes à l’équilibre alors qu’auparavant nous étions nettement exportateurs d’électricité», a dit Matthias Kurth lors d’une rencontre avec la presse étrangère. L’Agence pour les réseaux est l’autorité contrôlant en Allemagne les réseaux d’électricité, de gaz, mais aussi de télécommunications et de chemin de fer.

L’impossibilité d’importer de l’électricité allemande crée de la «nervosité» en France

L’Allemagne a, depuis la catastrophe japonaise de la centrale de Fukushima, condamné huit réacteurs nucléaires et n’en compte plus que neuf en activité, qui devront à leur tour s’éteindre d’ici fin 2022 en vertu d’une nouvelle loi sur l’abandon de l’atome civil. Matthias Kurth a reconnu que cette situation créait de la «nervosité» dans certains pays européens habitués à acheter de l’électricité allemande, «et notamment en France, où pendant les mois d’été, le bas niveau des fleuves oblige parfois à réduire la production d’électricité nucléaire» faute de pouvoir assurer le refroidissement des réacteurs.

Alors que la décision unilatérale de Berlin d’abandonner l’atome civil fait grincer des dents dans certaines capitales européennes, qui s’inquiètent d’une déstabilisation de tout le marché européen de l’électricité, Mattias Kurth a appelé chaque Etat à balayer devant sa porte. «Certains autres pays européens n’ont pas fait ce qu’ils avaient à faire pour assurer leur sécurité énergétique: regardez par exemple l’Italie qui dépend d’importations d’électricité», a-t-il dit, rappelant que l’Allemagne s’était engagée à compenser l’abandon du nucléaire en construisant notamment des centrales à gaz.

En hiver, «les Français n’auraient rien à nous vendre»

A l’inverse, Matthias Kurth a reconnu qu’il était «faux de croire que l’Allemagne (pourrait) importer beaucoup d’électricité nucléaire de France» en cas de grand froid et de pénurie hivernale, car «les Français se chauffent beaucoup à l’électricité et n’auraient rien à nous vendre». L’Agence des réseaux met régulièrement en garde contre le risque de coupures de courant à grande échelle cet hiver en Allemagne.

© 2011 AFP

Source 20minutes

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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