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Il n’y a que quelques maires ayant eu le courage de refuser cette ineptie qu’est la réforme des rythmes scolaires, mais peut-on réellement leur en vouloir? Puisque ces maires frondeurs risquent beaucoup en refusant d’appliquer la loi, aussi stupide et inutile soit-elle. Soyons réalistes, quel besoin y avait-il d’imposer une loi aussi contestée en France? Elle alourdit largement les frais des communes, et est contraignante pour une grande majorité des parents. À se demander si elle n’est pas qu’un simple écran de fumée, un détournement de l’attention des masses qui, pendant qu’elles regardent dans ce sens, ne regardent pas ce qu’il se passe ailleurs, comme l’enfumage total au niveau des conflits en cours (dont Israel-Palestine et Russie-Ukraine), la vente du pays (et de l’UE) avec les accords de libre-échange, le chômage qui explose, l’endettement du pays qui a dépassé les 2000 milliards de dollars, etc…

 

 

 


Les « maires dissidents » risquent très gros, preuve de la qualité de notre démocratie:

Amendes, prison… ou intervention des CRS

Et la punition risque d’être sévère. Les maires récalcitrants peuvent être condamnés à payer des amendes, voire à des peines de prison. « Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique, agissant dans l’exercice de ses fonctions, de prendre des mesures destinées à faire échec à l’exécution de la loi est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende », stipule le code pénal.

Ils risquent aussi d’être suspendus ou révoqués, d’après le code général des collectivités territoriales, rappelle Valérie Piau, avocate en droit de l’éducation interrogée par 20 Minutes.

Ces élus frondeurs s’exposent aussi à des poursuites pour atteinte à la sécurité des enfants. En effet, les parents peuvent engager un recours pour préjudice à la scolarité de leur enfant, si ces derniers ne peuvent aller à l’école comme prévu. Les maires récalcitrants pourraient alors être condamnés à verser des indemnisations.

Et si un maire décide de tout de même de fermer une école mercredi 3 septembre, la préfecture peut aller jusqu’à demander l’ouverture avec le concours de la force publique. Dans ce cas, les CRS pourraient intervenir.

Article complet sur Francetvinfo.fr

Les maires ayant utilisé plusieurs méthodes pour protester, et souvent avec le soutien de la majorité des parents:

Nicolas Dupont-Aignan va cadenasser les écoles

Adepte des opérations de communication, Nicolas Dupont-Aignan emploie les grands moyens pour lutter contre la réforme des rythmes scolaires: «Nous avons préparé les chaînes et les cadenas. Nous fermerons les écoles, symboliquement», a expliqué le député-maire de l’Essonne au Figaro la semaine dernière. À Yerres, dont Nicolas Dupont-Aignan est le maire, les grilles des écoles seront cadenassées. Soutenu par une trentaine d’autres maires de l’Essonne, le député pense que des centaines d’autres vont suivre le mouvement. Les élus refusant d’appliquer la loi risquent pourtant des sanctions (suspension, révocation, etc.). Le président de Debout la République n’en a cure: «Que (Najat Vallaud-Belkacem) envoie les gendarmes! Elle va être ridicule.» Même initiative à Hautmont et Phalempin, les maires de ces deux communes du Nord ont prévenu les parents: il n’y aura pas d’école ce mercredi.

• Une maire promet d’enlever les poignées des portes de l’école

De son côté, Évelyne Flacher, maire de Saint-Médard-en-Forez, dans la Loire, a décidé d’enlever les poignées des portes de l’école primaire tous les mardis soirs. «Et nous ne les remettrons que le jeudi matin. Le mercredi, ce sera fermé», a expliqué l’élue à BFMTV. Soutenue par les parents et les enseignants, la maire de cette petite commune de 1000 habitants avait déjà fait parlé d’elle en juillet dernier. Déjà très opposée à la réforme, elle avait fait une grève de la faim pendant près de six jours.

• Estrosi vend la villa de la rectrice pour financer les rythmes scolaires

Farouche opposant à la réforme, le député-maire de Nice a trouvé un autre moyen d’embêter le gouvernement: vendre la maison louée à la rectrice de l’Académie de Nice pour financer les rythmes scolaires. «Cette villa est estimée par France Domaine à 2,7 millions d’euros, sa vente permettra à la ville de récupérer des recettes supplémentaires», a déclaré vendredi Christian Estrosi, qui estime que la mesure va coûter 3,9 millions d’euros à la ville en 2014. Une manière pour le maire UMP d’envoyer un message à l’attention de la nouvelle ministre qui va devoir reloger la rectrice de l’Académie, Claire Lovisi. Mais pas sûr que ses services parviennent à retrouver un logement de ce standing, à la disposition du recteur de l’académie de Nice depuis 1971. Cette demeure de 583 m² située dans le quartier huppé de Cimiez, à Nice, était louée 5169 euros à l’État.

• Marseille appliquera la réforme avec du retard

Longtemps opposé à la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a fini par changer d’avis, mais à la dernière minute! Résultat, rien n’est prêt dans la Cité phocéenne. La municipalité s’y est prise trop tard pour pouvoir embaucher suffisant d’animateurs afin d’encadrer les activités périscolaires du vendredi après-midi. Fin août, 3000 accompagnateurs manquaient à l’appel. Le sénateur-maire UMP a décidé de répartir le temps scolaire en quatre jours et demi au lieu de quatre avec trois heures d’activités périscolaires et de concentrer toutes les activités sur le vendredi après-midi. «Nous avons travaillé tout l’été à cette organisation et nous voulons qu’elle soit validée par les conseils d’école. Cela demande du temps. Il n’y aura donc pas d’activités périscolaires les trois premiers vendredis de septembre. Après, ce sera normal», expliquait au Figaro Danièle Casanova, adjointe à l’école. En attendant, «les parents sont très inquiets et en colère, rapporte Jean-Philippe Garcia, président de la FCPE 13. Ils vont être obligés de poser des jours de congé ou de trouver un mode de garde à la dernière minute. La mairie doit absolument ouvrir un système de garderie», demande ce parent d’élève. Pour l’heure, Jean-Claude Gaudin y est opposé.

• Des élus veulent faire abroger la réforme

Plus procéduriers, certains comptent assigner l’État en justice, à l’image de Christian Schoettl, maire de Janvry, dans l’Essonne. Il avait déposé un recours auprès du Conseil d’État le 25 février dernier. L’élu souhaitait démontrer l’illégalité du décret ministériel imposant la semaine de quatre jours et demi aux élèves de maternelle et primaire, afin de faire abroger la réforme. La maire de Saint-Médard-en-Forez Évelyne Flacher menace également de saisir le tribunal administratif.

• Des élus baissent leurs indemnités pour financer les activités périscolaires

Ailleurs, comme en Isère, on essaie au contraire de faire en sorte que la rentrée se passe pour le mieux. Dans la commune de Bilieu, des élus ont décidé de se serrer la ceinture pour financer les nouvelles activités mises en place dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires. Une partie de l’équipe municipale a réduit ses indemnités de 40% et un poste d’adjoint a été supprimé. Jean-Yves Penet, maire sans étiquette de cette commune de 1300 habitants, a ainsi vu ses indemnités ramenées à 1.000 euros brut alors que son prédécesseur, battu lors des dernières élections municipales, touchait 1.600 euros par mois. Au total, «cela permet d’économiser environ 25.000 euros sur l’année, sachant qu’on a estimé à environ 30.000 euros le coût des activités périscolaires», a précisé à l’AFP le maire de Bilieu, petite commune bordant le lac de Paladru.

Article complet sur Le Figaro

Suivant les sondages, le nombre de parents pour ou contre cette réforme varie, 60% seraient contre ces derniers jours, mais dans certaines communes, le nombre de parents étant contre et le montrant en ne mettant pas leurs enfants à l’école monte à 90% (vu à la télévision).

Au final, si certains se montrent résignés et ont baissé les bras face aux décisions politiques qui n’ont rien de primordiales dont celle de la réforme des rythmes scolaires, si au final râler, hurler, défiler dans les rues ne sert à rien, pourquoi ne pas passer à l’acte? Et refusant de mettre son enfants à l’école le Mercredi par exemple?

Imaginez 60% des enfants (au minimum, entre ceux qui ont décidé d’agir et ceux qui suivent par soutien au mouvement) n’allant plus à l’école e Mercredi, les parents ne seraient-ils pas entendu? Et le gouvernement ne serait-il pas contraint de réagir?

Bien sur, comme le diront certains, le mercredi matin, les autres vont travailler, ils vont donc manquer des cours… Donc on baisse les bras? On ravale notre colère de parents simplement pour quelques heures de loupées qui pourront toujours se rattraper? Ou ON AGIT en considérant qu’au final, c’est un mal pour un bien?

Je vous laisse y penser, n’hésitez pas à réagir sur le sujet. ;)

 

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Tag(s) : #ACTUALITES

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