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Scandales_Japon_Fukushima_Revelations_tsunami_et_nucleaire_20_05_2011

Le Chugoku Shimbun qui est le plus grand quotidien japonais (tirage 8 millions d’exemplaires) et de nombreux médias Japonais, dont le Japan to day viennent de divulguer le vendredi 20 mai 2011 une information plus qu’incroyable qui a eu de lourdes conséquences sanitaires sur la population, notamment celle résidant dans la préfecture de Fukushima. A la une : La cellule de crise Gouvernementale n’était pas informée (ignorait tout) des données des radiations et de la contamination issues de la dispersion des particules de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.

Cette information tardive, difficilement imaginable a été faite ce vendredi lors d’une conférence de presse du secrétaire général du cabinet d’Yukio Edano nous apprend l’Agence de Presse Kyodo News. Le japon qui est à la pointe mondiale des technologies possède un système d’alerte de sûreté nucléaire sophistiqué et performant piloté par ordinateur appelé SPEEDI. Mais c’est seulement le 12 mars que les bureaux du Premier Ministre Naoto Kan ont reçu un . . . FAX d’alerte avec les estimations des taux des radiations issus de la dispersion des matières radioactives (particules). Néanmoins « la totale » étant que le fonctionnaire de service dans le bureau n’a pas compris l’importance de l’alerte et a pris sur lui de ne pas répercuter cette information très tardive et capitale au Premier Ministre Naoto Kan. En conséquence nous comprenons mieux maintenant pourquoi les conséquences de la pollution radioactive de la catastrophe en cours issue de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi n’ont pas été évoquées lors de l’inspection en hélicoptères de la zone qui a été fortement médiatisée du Premier Ministre dans la matinée du 12 mars. Cela peut paraître paradoxal, voire totalement fou, mais le Premier Ministre lors de son déplacement d’inspection ignorait tout des conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi. Ce lamentable et incroyable « cafouillage » des autorités va avoir de lourdes conséquences sanitaires, en effet les ordres d’évacuations des habitants, notamment ceux des zones proches de la centrale nucléaire ont été donnés beaucoup trop tardivement. En réalité le quotidien Chugoku Shimbun déclare que sur le fond c’est toute la chaîne de responsabilité et d’alerte qui a été défaillante, notamment celle du centre de gestion des urgences.

Toujours le vendredi 20 mai 2011, donc plus de deux mois après la catastrophe, et en corrélation directe, la chaîne de télévision nationale NHK a diffusé un reportage sur la conférence de presse tenue par Mitsuhiko Hatori qui n’est autre que le directeur général de l’Agence Météorologique du Japon.

Il déclare avec un regard figé que le 8 juin va se réunir un groupe de travail de fonctionnaires des administrations centrales pour, sic : « réexaminer le système d’alerte aux tsunamis qui est actuellement existant, afin de « discuter » sur ce qu’il est possible de faire pour avertir sur place plus rapidement les gens d’évacuer », clairement concevoir une toute nouvelle structure d’alerte performante. Selon Mitsuhiko Hatori, sic : « L’Agence a tiré le meilleur parti des avantages des dernières avancées technologiques disponibles pour émettre les avertissements, mais la hauteur du tsunami a été beaucoup plus élevée que l’agence avait prévu … ». Actuellement l’analyse globale du tremblement de terre et du tsunami commence à faire émerger une cruelle vérité qui est scandaleuse et qui en dit long sur « la déliquescence » des autorités sanitaires et autres : il aurait été tout à fait possible que le Tsunami ne fasse aucun mort et non pas des dizaines des milliers de morts et disparus, mais seulement de gros dégâts matériels, si seulement l’alerte générale avait été donnée à temps, cela était tout à fait possible, il y avait même une marge confortable. Il faut savoir que dans certaines zones il n’y a même pas eu d’alerte, voire au dernier moment, donc trop tard.

Il n’en reste pas moins que le « pouvoir naturel » et le « pouvoir artificiel » ont bénéficié des autorités Japonaises d’une conjonction d’erreurs humaines, d’une mauvaise gestion et d’appréciations qui ont engendré la double catastrophe que nous connaissons, le prix de ces erreurs a été « payé au comptant » pour le tsunami, mais le plus important qui est la catastrophe nucléaire en cours va . . . se « payer à crédit ».

cartoradiations.fr

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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