Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

FRANCE, Rosny-sous-Bois : Photo prise le 04 juillet 2002 à Rosny-sous-Bois dans le département Environnement-Incendies-Explosifs de l'IRCGN (Institut de Recherche criminelle de la Gendarmerie nationale) d'une vue d'ensemble des appareils d'extraction de composés organiques, tels que les pesticides. (FILM) AFP PHOTO


17/03/2013 5:08 pm

 

Les résidus de pesticides dans l’alimentation ne présenteraient pas de risque sanitaire à long terme selon le dernier rapport annuel sur les pesticides publié le 12 février par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
Cette étude révèle que 97,2 % des aliments analysés en 2010 se situent dans les limites européennes légales, dites limites maximales de résidus (LMR). Les plus forts taux de dépassement des LMR ont été retrouvés dans l’avoine, les laitues, les fraises, les pêches, les pommes et les poires, détaille Actu-Environnement. Le rapport met en évidence des dépassements des LMR cinq fois plus importants pour les produits d’importation que pour les aliments produits dans l’Union européenne ou encore en Norvège et en Islande.

Selon l'étude, les dépassements constatés ne constituent pas de risque à long terme et seulement 0,4% des aliments présenteraient un risque à court terme. Pour la première fois, les risques cumulés ont été évalués afin de prendre en compte les effets d’une exposition simultanée à plusieurs pesticides.
Toutefois, l'association Générations futures considère que la « contamination des aliments reste à un haut niveau, avec 65 % des fruits et 39 % des légumes contenant des résidus en moyenne en Europe ». L’ONG précise également que les analyses françaises ont porté sur un faible nombre d’échantillons relativement aux programmes des autres pays de l’Union européenne. De même concernant le nombre de pesticides recherchés puisque 332 substances ont été étudiées en France contre 788 en Allemagne.

L’EFSA recommande aux autorités nationales d’accroître la collecte des données et reconnaît que la méthodologie, actuellement fondée sur le plus bas niveau d’incertitude (-50 %), devrait être modifiée. Cette méthode a été dénoncée par Générations futures dans la mesure où elle revient à réduire de 50 % les taux de pesticides pris en compte. L'Europe reconnaît un problème : « l’évaluation pilote des risques cumulés présentée dans le dernier rapport se concentre sur la méthodologie plutôt que sur les résultats, qui sont actuellement peu concluants car ils souffrent d’un haut degré d’incertitude », admet Herman Fontier, chef de l’unité Pesticides de l’EFSA.

source

Tag(s) : #SANTE

Partager cet article