Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Politique étudiante

 

L'ancienne garde des Sceaux lance son association en faveur des jeunes filles boursières résidant en zone d'éducation prioritaire. Elle présentait ce lundi les actions phares en compagnie des dix femmes qui composent l'association "Encore Elles".

Pourquoi lancer cette association ?
"J'ai eu beaucoup de chance, j'ai fait les bonnes rencontres alors je veux en faire profiter les autres. Je veux permettre à des étudiantes méritantes issues de milieux défavorisés d'accéder aux études supérieures et à des stages intéressants. Pour s'engager dans la politique par exemple, si on n'a pas de réseau, c'est très compliqué. Je leur dis : "envoyez-moi vos conventions de stage, je les fais passer !". Comme l'aide vient plus facilement par le haut que par le bas, avec mes amies de l'association, femmes brillantes issues de milieux populaires ayant réussi professionnellement, nous transmettrons des candidatures choisies à nos contacts : nous avons déjà deux stages à proposer à New York, cinq places en classes préparatoires de l'Institut Intégrale à Paris, dix places pour suivre un stage intensif d'anglais dans notre "English camp in Paris" cet été. Nous mettons aussi à disposition sur notre site Internet des fiches gratuites sur les droits de la famille ou de la défense. Car quand on n'est pas entouré par des gens qui connaissent ces droits, on pense toujours que ce n'est pas pour soi."

Vous proposez ces services uniquement aux filles, pourquoi ?
"Les femmes sont les premières à pâtir de la crise ! Les familles les plus paupérisées sont les familles monoparentales et ce sont les femmes qui sont les premières victimes de violences conjugales. Mais vous savez, même quand on a réussi, ce n'est pas fini : souvent, quand les femmes prennent la parole dans des réunions politiques ou des conseils d'administration, on entend : "Encore elle ! Elle va encore réclamer un truc", alors que quand un homme s'exprime, c'est tout de suite plus légitime, plus pertinent..."

N'est-ce pas la mission de l'Education Nationale de garantir l'égalité des chances ?

"Il existe des inégalités dès le départ. Mes parents ne savaient ni lire ni écrire : quand vous passez votre bac dans cet environnement, vous avez moins de chance de réussir que quand vous avez une bibliothèque à la maison. Certaines mesures sont bonnes comme l'école le mercredi ou la prolongation du temps scolaire : cela permet à de nombreuses femmes de ne pas payer le centre de loisirs et d'être plus tranquilles. Je sais très bien de quoi je parle, j'ai fait toutes mes études sans bourse car je travaillais à côté, et ne pouvais accéder aux prêts étudiants car mes parents avaient une carte de séjour. Mais je suis convaincue que l'excellence est accessible à tous, je crois au travail. Il faut aussi avoir un certain courage et surtout savoir profiter des possibilités qui s'offrent à soi. Alors je dis à ces jeunes filles qui veulent réussir : puisque nous vous offrons ces possibilités, profitez-en à mort !"

 

Le site pour envoyer votre candidature à l'association

EncoreElles.

 

encoreelles

Rachida Dati entourée des femmes de l'association Encore Elles et de ses partenaires de l'école préparatoire Institut Intégrale. © Encore Elles

 

source

 

Que pensez-vous de l'association EncoreElles de Rachida Dati ?

Le Laboratoire des Inégalités révèle qu'en 2013, deux tiers des enfants d'enseignants ou de cadres ont un bac + 3 contre 12% des enfants d'ouvriers. Rachida Dati lance une association pour permettre aux "jeunes filles méritantes" issues de zones d'éducation prioritaire de profiter de son réseau.

Qu'en pensez-vous ?

Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

Partager cet article