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War?

 

Des proches du Président, parmi lesquels Stéphane Hessel, Edgar Morin, Michel Rocard et Pierre Larrouturou, ont signé l'"Appel Roosevelt 2012" qui propose 15 mesures d'urgence pour sortir de la crise. Mais la potion magique mitonnée par le président américain au début des années 30 n'a pu réellement être efficace qu'après l'entrée en guerre des États-Unis en 1941...

 

Quand il aperçoit au bas d’un Appel à la Nation le nom de Stéphane Hessel, que fait l’homme normal ?

Sans perdre une seconde, il file et s’en va boire un coup, pour se remettre. Mais quand s’y ajoute le patronyme de Larrouturou, il s’en enfile un second et même un troisième. Pour ceux qui l’auraient oublié, Pierre Larrouturou est cet économiste qui a fondé la Nouvelle Gauche, un parti discret, tout en nuances, dont les meetings se tiennent dans une cabine téléphonique. Souvenez-vous, quand Martine Aubry , sous le coup d’une de ces intuitions divines qui frappent la progéniture des chrétiens progressistes, sortit les 35 heures de son vanity case, notre ami Larrouturou protesta comme un beau diable. Il n’en voulait pas de ces 35 heures ! Une vraie connerie !

Le seul bon truc, c’était la semaine de 32 heures. Une décoiffante idée que, hélas, ces abrutis du PS laissèrent passer.

Aujourd’hui, avec Stéphane Hessel, Edgar Morin, Michel Rocard (1) et quelques arlequins de moindre calibre, notre ami Pierre a mitonné un “Appel Roosevelt 2012” dont on trouve tous les détails dans le Nouvel Observateur du 21 juin où Laurent Joffrin, enthousiaste, lui fait fête, appelant même à la rescousse Danton et son “De l’audace ! Toujours de l’audace ! Encore de l’audace ! “, omettant toutefois de signaler que cela ne s’était pas trop bien terminé pour le patriote arsouille.

Donc, l’idée de ces messieurs est de ressortir la potion magique mitonnée par Roosevelt au début des années 30.

Pétant de santé grâce à son entrée en guerre en 1917 qui a fait marcher à fond l’industrie, l’Amérique qui vit à crédit est K.O (chômage à 25% , économie en chute libre) quand le président démocrate ramasse les morceaux en 1933. De fait, avec les mesures choc de son premier New Deal, le pays retrouve peu à peu confiance en lui. C’est l’Etat Providence qui paie à coups d’emplois assistés.

En 1935, deuxième New Deal. Je passe sur le contenu.

Mais, conclusion, en 1938, il y a 11 millions de chômeurs contre 12 en 1933 et un déficit public plus flambant que jamais… Pas de quoi pavoiser. Heureusement, grâce à Hitler, une seconde bonne petite guerre va leur arranger cela. En 1943, les usines travaillant pour la défense nationale croulent sous les commandes de l’Etat et la planche à billets marchant gaiement, le chômage est tombé sous son niveau de 1929. La vie est belle. Sauf que l’Amérique, comme une poule de luxe, va se remettre à vivre aux frais de ses créanciers et que la belle mécanique va se gripper une fois de plus.   

Elle est pas bonne la recette de Larrou-chose, d’ Hessel et de leur fine équipe ? A moins que François Hollande n'ait dans ses tiroirs une autre bonne petite guerre. Oui mais contre qui ? La Chine, c’est un peu loin. Peut-être qu’on pourrait envoyer des blindés à Bruxelles et une escadre de pédalos sur le Rhin ?

(1) Certes la présence de Michel Rocard, ce n’est pas rien. Une garantie de prudence et de sagesse. Mais il ne faut pas oublier les côtés pittoresques de cet excellent homme, comme par exemple son emballement pour le modèle d’autogestion de la Yougoslavie de Tito, ”unique au monde “ et tout récemment sa suggestion d’abandonner la défense nucléaire de la France qui, en effet coûte cher mais permet quand même de nous faire prendre au sérieux . Il y met toutefois une condition : que les  puissances nucléaires en fassent de même … Autant dire que Michel Rocard aurait pu s’épargner cet effet de manche, plutôt bouffon.source

Tag(s) : #ECONOMIE - FINANCE

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