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La nuit de dimanche à lundi 3 novembre, un drone a survolé la centrale de Dampierre-en-Burly dans le Loiret. Cet incident est le quatorzième recensé depuis le 5 octobre dernier. Pour l’instant les autorités, et notamment la gendarmerie, n’ont absolument aucune idée de l’identité des auteurs de ces survols et leurs raisons. Les ONG environnementales, et notamment Greenpeace, ont nié toute implication.
Le même lundi 3 novembre, deux drones ont également survolé la centrale de Creys-Malville en Isère, ce qui implique un groupe d’individus capable d’opérer des drones de manière coordonnée sur l’ensemble du territoire. Il faut également noter que le matériel utilisé n’entre pas dans la catégorie des drones « amateurs » puisque les survols ont lieu de nuit, à l’aide de caméras thermiques infra-rouges.
L’envergure des drones suggère également qu’il s’agit de modèles sophistiqués. L’engin ayant survolé la centrale de Creys-Malville mesurait ainsi environ 2 mètres de diamètre selon le quotidien le Dauphiné Libéré, et a échappé aux investigations de l’hélicoptère de la gendarmerie envoyé sur place, ce qui suppose un large rayon d’action…
Selon le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, interrogé par France Info, « Il y a des dispositions prises à ce sujet. Il y a des enquêtes. Il y a des dispositifs de neutralisation qui existent. »
Mais pour l’instant ces dispositifs se sont montrés inefficaces. Ségolène Royal a ainsi fait état de la mise en place de mesures exceptionnelles : « Nous avons eu dès hier des réunions de concertation avec le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Défense (…) Nous avons mis en place des moyens d’alerte pour identifier la source de ces survols ».
Autant le dire dés maintenant, les trois suspects arrêtés mercredi en possession d’un drone à proximité de la centrale de Belleville-Sur-Loire, dans le Cher, et actuellement en garde à vue, ne correspondent absolument pas au profil du groupe à l’origine de ces survols. Les trois personnes interpellées opéraient en effet à proximité de la centrale mais ne l’ont pas survolé en elle même, bien qu’ils aient opéré dans le périmètre d’exclusion de 5 km aux alentours du site, de plus ce vol s’effectuait en plein jour…
Selon le ministère de la défense, ces survols ne présenteraient pas de danger, notamment au niveau des réacteurs, conçus pour résister au crash d’un avion de ligne. Cependant, selon Bruno Comby, un spécialiste de la sûreté nucléaire interrogé par RMC, le danger est bien réel et préoccupant.
Selon lui, un groupe très bien organisé et entraîné serait en train de cartographier les installations nucléaires françaises. Cela peut préfigurer une attaque d’envergure. Pour lui, l’utilisation de caméras thermiques, conçues pour repérer les sources de chaleur, indique en effet que les transformateurs électriques seraient la cible de ces reconnaissances. Or, ces derniers ne disposent pas de protections équivalentes à celles du réacteur, et sont particulièrement vulnérables à une attaque aérienne.
La mise hors service de ces transformateurs aboutirait au black out de la majeure partie du pays, les centrales assurant près de 75% de la production d’électricité. La conséquence serait une mise hors service de toutes les infrastructures vitales, comme les hôpitaux, et une paralysie de l’économie. On peut également s’interroger sur les capacités de refroidissement des réacteurs nucléaires misent en place par EDF en cas de crash du réseau électrique national, surtout si la remise en état des installations nécessite des travaux importants…



http://lesmoutonsenrages.fr/2014/11/06/danger-un-groupe-non-identifie-est-actuellement-en-train-de-cartographier-les-installations-nucleaires-francaises/

Tag(s) : #ACTUALITES

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