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Québec n'a pas l'intention de poursuivre dans le domaine du nucléaire

 

Le ministre québécois de l'Environnement, Pierre Arcand, s'est avancé un peu plus, mardi, sur la question de l'avenir de l'industrie nucléaire dans la province et celle du sort réservé à la seule centrale au Québec, Gentilly-2, à Bécancour.

Devant les chambres de commerce de la Mauricie réunies à Trois-Rivières, il a déclaré que la décision de Québec quant à l'avenir de Gentilly-2 reposera, entre autres, sur le rapport financier que lui fournira Hydro-Québec.

Devant la presse, le ministre Arcand a ensuite affirmé que le gouvernement québécois n'avait pas l'intention d'aller plus loin sur la voie du nucléaire.

« Il y a une chose qui est claire pour nous au Québec, c'est qu'on n'a pas l'intention de poursuivre dans le domaine du nucléaire. On pense, nous, que l'hydroélectricité, les éoliennes, c'est la solution de l'avenir. » — Pierre Arcand, ministre de l'Environnement

Pierre Arcand a précisé que si les installations de Gentilly-2 étaient démantelées, elles devraient l'être de façon convenable. « Ça ne se démantèle pas, une centrale comme ça, de la même façon qu'on démantèle une usine normale », a dit le ministre.

Ce dernier a tenu à rappeler que la décision définitive au sujet de l'avenir de la centrale nucléaire de Gentilly-2 sera prise au Conseil des ministres.

Gaz de schiste

Par ailleurs, le ministre de l'Environnement a été accueilli mardi par des opposants au gaz de schiste lors de son passage à Trois-Rivières. Des manifestants de différents comités vigilance sur le gaz de schiste ont tenu à exprimer leurs inquiétudes quant à cette industrie au Québec.

« Je comprends qu'on veuille le faire, mais il faut encore savoir dans quel but on veut le faire. Est-ce que c'est toujours dans le but d'aller de l'avant ou c'est dans le but de rassurer les gens ou c'est dans le but de connaître notre eau, notre ressource? Est-ce que c'est dans le but éventuellement de protéger notre eau ou de la vendre ? », s'interroge Marc Brullemans, du Comité vigilance gaz de schiste de Trois-Rivières.

À cet égard, le ministre de l'Environnement s'est fait rassurant. Il a affirmé que des autorisations ne seraient pas données tant et aussi longtemps que tout cela ne serait pas fait dans les règles de l'art.

 

Auteur : Radio Canada

Source : www.radio-canada.ca via "Terre Sacrée"

Tag(s) : #POLITIQUE

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