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Québec dit non à l'étiquetage des OGM

 

(Québec) Non à l'étiquetage des OGM! Trop compliqué et pas vraiment nécessaire, tranche le gouvernement de Jean Charest dans un document déposé mercredi à l'Assemblée nationale.

«Rendre obligatoire l'étiquetage des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés est une opération fort complexe qui va bien au-delà de la simple apposition d'une étiquette sur un produit», plaide le ministre de l'Agriculture, Pierre Corbeil.

Pour illustrer la hauteur de l'obstacle, il mentionne la nécessité qu'il y aurait, si le Québec prenait ce chemin, d'implanter un système de traçabilité «de la ferme à la table», celle d'entreposer «les grains dans des silos différents», ou encore celle de laver jour après jour la machinerie agricole qui pourrait avoir été en contact avec des OGM.

Ce document constitue la réponse du gouvernement à deux pétitions réclamant l'étiquetage des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés. Parrainées par le député caquiste Éric Caire, ces pétitions ont recueilli quelque 14 500 signatures. Elles ont été présentées à la mi-février.

Effets sur la santé

Les instigateurs de la démarche exhortaient le gouvernement Charest à prendre le leadership sur cette question, ainsi qu'à donner suite à un engagement politique qu'il avait pris en 2003.

Encore trop d'incertitudes entourent l'effet des OGM sur la santé humaine et sur l'environnement pour dissimuler une information aussi essentielle que celle-là, ont fait valoir Charles Tanguay, de l'Union des consommateurs, et Christine Gingras, de Nature Québec.

Dans la réponse qu'il leur offre, le ministère québécois de l'Agriculture plaide aussi que le Québec ne vit pas dans une bulle, qu'il peut difficilement s'autodiscipliner si ses concurrents ne se soumettent à aucune règle du genre.

«Si le Québec imposait l'étiquetage obligatoire des aliments avec OGM, il serait le premier et le seul en Amérique du Nord à adopter et à appliquer une telle réglementation.» La compétitivité d'entreprises québécoises pourrait en souffrir si elles étaient les seules visées, dit-il.

Le gouvernement de Jean Charest avance un dernier argument pour justifier sa fin de non-recevoir: le peu d'aliments concernés. Des études commandées par le Ministère évaluent à une soixantaine le nombre de produits alimentaires consommés au Québec contenant des OGM.

Pour le ministre Corbeil, ces résultats démontrent qu'il y a peu d'aliments consommés par les Québécois qui contiennent des dérivés d'OGM. Ils équivalent à «environ 3% du panier d'épicerie».

 

 

 

 

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Auteur : Jean-Marc Salvet

Source : www.cyberpresse.ca via "Terre Sacrée"

Tag(s) : #SANTE

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