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Intervenant au Forum des pays exportateurs de gaz, Vladimir Poutine a suggéré aux participants de s'unir pour contrer les exigences du Troisième paquet énergie européen, qui limite le cumul de la vente et du transport du gaz, écrit mardi le quotidien Vedomosti.

Le président russe a critiqué les Européens, qui veulent renoncer aux contrats à long terme et à l’indexation des tarifs du gaz sur les quotas pétroliers. Les pays membres du FPEG ont fait part de leur "détermination générale pour renforcer la coordination des actions afin de protéger les intérêts des pays exportateurs de gaz dans tous les domaines, y compris la coopération avec les organismes régulateurs des pays consommateurs de gaz". Les membres du FPEG représentent 65% des ressources de gaz prouvées et près de 50% des exportations au niveau mondial.


Vedomosti

"Nous avons investi dans l'infrastructure, développé les gazoducs, injecté des milliards de dollars dans ces projets en s'appuyant sur les règles en vigueur à l'époque. Puis le Troisième paquet énergie est adopté et s'applique à tout ce qui a été fait jusque là", s'indigne le président russe, soulignant que la Russie n'est pas seule à être confrontée à cette menace. Dans ces conditions "il est primordial pour les pays exportateurs de gaz de s'unir", a préconisé Poutine, cité par l’agence Interfax.

Les représentants de l'UE et des pays consommateurs de gaz européens ont refusé de commenter sa déclaration.

Gazprom cherche depuis plusieurs années à lever les restrictions du Troisième paquet énergie pour ses pipelines OPAL et NEL, du projet Nord Stream.

Pour sa part, dans ses contrats pour la livraison de gaz naturel liquéfié (GNL) Rosneft s'appuie sur l’indexation des tarifs du gaz sur les cours pétroliers, a rappelé le président de la société Igor Setchine.

Gazprom est en cours de négociations pour diminuer les tarifs et offrir des remises à ses clients. Près de 1,5 milliard d'euros serviront notamment à indemniser l'allemand RWE, déclare une source proche de Gazprom. La semaine dernière, la cour d'arbitrage a ordonné de modifier les conditions du contrat avec RWE pour la fourniture de gaz en République tchèque depuis 2010 et de rendre l'argent à l'acheteur. Gazprom est satisfait par cette décision, affirmait vendredi son PDG Alexeï Miller.

L'affaire RWE crée pour d'autres pays européens un précédent capable de mettre fin à la pratique d'indexation des tarifs du gaz sur les cours pétroliers, appliquée depuis 40 ans, estime l'analyste d'UBS Alberto Gandolfi. "Pour l'instant, il n'y a pas de liquidités sur le marché gazier, il est trop tôt pour parler d'une association avec le marché spot et cela pourrait même être dangereux, avant tout pour l'Europe elle-même", fait remarquer Denis Borissov d'Ernst & Young.

Cette année, les paiements rétroactifs aux clients européens augmenteront à nouveau, soulignait plus tôt le vice-président de Gazprom Alexandre Medvedev : les tarifs diminueront ainsi de 7 à 10% pour les principaux clients. source

Tag(s) : #ACTUALITES

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